Profil d'espèce

Uropappe de Lindley

Nom scientifique : Uropappus lindleyi
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2008
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Uropappe de Lindley

Description

L’uropappe de Lindley est une plante annuelle qui mesure de 10 à 70 cm de hauteur et possède habituellement une seule tige. Les feuilles à la base du plant mesurent de 15 à 30 cm de longueur. Elles sont étroites et longuement effilées. Les feuilles de la tige sont généralement longues et étroites, et disposées dans la moitié inférieure de la tige. Les fleurs poussent au bout de tiges dites « florifères ». Il s’agit en fait d’un capitule comportant de nombreuses petites fleurs jaunes serrées sur un réceptacle commun. Le capitule est entouré à sa base de petites écailles, les bractées, imbriquées les unes dans les autres. Ces bractées pointues mesurent de 15 à 30 mm de longueur. Les graines sont enfermées dans des fruits secs appelés « akènes ». Ces fruits, mesurant de 7 à 17 mm de longueur, sont minces, noirâtres et finement côtelés. Ils sont surmontés d’une aigrette de poils fins.

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Répartition et population

L’uropappe de Lindley se rencontre, de façon éparse, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique et depuis l’Idaho et le centre de l’état de Washington jusqu’à l’Oregon, l’Utah, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie. On l’a déjà observé en 1956 dans les îles San Juan, dans le nord-ouest de l’état de Washington. Au Canada, on trouve l’uropappe de Lindley uniquement dans les îles Gulf du sud-ouest de la Colombie-Britannique, soit les îles Ruxton, North Pender, Galiano et Saturna. L’uropappe a été découverte, en 1974, dans cinq localités situées dans les îles Gulf, où l’espèce existait toujours lors des derniers relevés de 2003 et 2004. En 1998, on a enregistré une population supplémentaire, dans le sud de l’île de Vancouver, laquelle a probablement été détruite par la construction domiciliaire depuis. La taille des populations existantes varie entre 20 et 1 200 plantes. La population canadienne est estimée à près de 2 000 individus au total. Les tendances des populations ne sont pas connues et sont difficiles à évaluer étant donné la nature annuelle de l’espèce. Les probabilités d’immigration en provenance des populations américaines les plus proches, à 300 km de distance, sont très faibles. Même à l’échelle locale, les échanges de graines ou de pollen se produisent rarement, les populations existantes étant séparées par 10 à 15 km.

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Habitat

En Colombie-Britannique, les populations d’uropappe de Lindley sont situées dans des peuplements de chêne de Garry ou des milieux voisins de la côte sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf adjacentes. Cette zone est abritée des précipitations venant de l’ouest par les monts Olympic, au sud-ouest, et les montagnes de l’île de Vancouver, à l’ouest, et profite d’un climat méditerranéen relativement chaud et sec. On rencontre l’espèce dans plusieurs habitats différents, allant des falaises de grès et des pentes escarpées herbeuses aux forêts sèches et dégagées de forêts ou de conifères. Sur les falaises de grès, les plantes poussent dans les fissures et sur les saillies, auprès de rares plantes comme le brome de Sitka et le camassie de Suksdorf. Les pentes escarpées et herbeuses sont principalement couvertes d’espèces exotiques, comme la canche précoce et le brome raide. Il ne connaît pas les tendances en matière d’habitat de l’uropappe de Lindley au pays, mais l’espèce doit certainement faire face aux mêmes menaces que les écosystèmes du chêne de Garry où on la retrouve, notamment en ce qui concerne le développement agricole, l’urbanisation et les plantes exotiques envahissantes.

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Biologie

En Colombie-Britannique, l’uropappe de Lindley fleurit de la fin avril à la mi-mai, et produit des graines de la mi-mai à juin. Cette plante annuelle est aussi autogame, ses fleurs étant capables d’être fécondées par leur propre pollen. Il est possible de retrouver sur un même plant des fleurs matures et d’autres au stade de boutons. Les écailles terminées par un long poil fin et fixées au sommet des fruits peuvent se prendre aux plumes des oiseaux et permettre la dispersion des graines sur de grandes distances. La plupart des graines, par contre, sont plus susceptibles d’être dispersées localement, par le vent et la gravité.

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Menaces

En Colombie-Britannique, la menace la plus imminente qui pèse sur l’uropappe de Lindley est la destruction de l’habitat causée par la construction domiciliaire. Presque toutes les populations se trouvent sur des propriétés privées très convoitées, avec vue sur la mer. À l’île Salt Spring, l’augmentation marquée de la construction domiciliaire est liée à l’augmentation de la population, qui a fait un bond de 78 % entre 1986 et 2001. Les projections de croissance prévoient une augmentation de 43 % d’ici 2026. La destruction de l’habitat menace aussi l’espèce, indirectement, en augmentant l’isolement géographique des populations. Il en résulte également une importante fragmentation de l’habitat, qui limite la capacité de l’espèce à s’établir à de nouveaux endroits ou à rétablir les populations disparues. De plus, une importante part de ce qui reste d’habitat adéquat pour l’uropappe de Lindley a été grandement modifiée par l’envahissement d’espèces exotiques.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Uropappe de Lindley est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, l’uropappe de Lindley n’est protégée par aucune loi provinciale.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi) au Canada (2008)

    Appartenant à la famille des Astéracées, l’uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi, anciennement Microseris lindleyi) mesure environ 10 à 70 cm de haut et n’a habituellement qu’une seule tige, issue d’une racine pivotante mince. Les longues feuilles basilaires sont linéaires et acuminées; celles de la tige, habituellement linéaires, se trouvent dans la moitié inférieure de la tige. Les tiges florifères peuvent être basilaires ou axillaires, et leur capitule, solitaire et terminal, produit des fleurs jaunes ligulées.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Uropappe de Lindley (2008)

    Cette plante florifère annuelle de la Colombie-Britannique n’est présente qu’à cinq endroits dans les îles Gulf. L’espèce ne semble plus être présente sur l’île de Vancouver. Le nombre d’individus présents au Canada est extrêmement faible. L’espèce est également constamment menacée par la perte et la dégradation de l’habitat causées par des facteurs tels que la construction domiciliaire et la prolifération de plantes envahissantes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi) au Canada (2013)

    En 2008, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population canadienne de l’uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi) comme étant en voie de disparition et en février 2010, l’espèce a été inscrite sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada. L’uropappe de Lindley est une plante à fleurs de quelque 10 à 70 cm de hauteur, habituellement composée d’une seule tige, issue d’une racine pivotante mince et se terminant par une seule inflorescence. Les inflorescences sont constituées de fleurs jaunes ligulées et les graines sont portées par cinq écailles brillantes argentées entourant le capitule. L’aire de répartition de l’espèce s’étend du sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’en Californie et de là vers l’est, jusqu’au Texas et en Utah; l’espèce est présente en tant que populations isolées en Idaho et dans le centre de l’État de Washington. Au Canada, on trouve six populations isolées de l’uropappe de Lindley, une au sud-est de l’île de Vancouver et cinq dans les îles Gulf. La population canadienne de l’uropappe de Lindley occupe moins de 1 % de l’aire de répartition mondiale de l’espèce.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 - 2008 (2008)

    Le rapport annuel de 2008 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 20 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 19 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Exceptions