Profil d'espèce

Couleuvre fauve de l'Est Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent

Nom scientifique : Pantherophis gloydi
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2008
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Couleuvre fauve de l'Est

Description

La couleuvre fauve de l’Est atteint couramment une longueur de 91 à 137 cm. Chez les adultes, la tête est brune ou rougeâtre et généralement dépourvue de motifs ou de marques distinctes. Le dos est jaunâtre, avec des taches bien visibles en forme d’éclaboussures brun foncé ou noires qui alternent avec de plus petites taches sur les côtés. Les écailles ventrales sont généralement jaunes, fortement carrelées de noir. Les écailles sont faiblement carénées, et l’écaille anale est divisée. Chez les juvéniles, la couleur de fond est plus pâle (habituellement grise), les taches sont plus claires et bordées de noir, une ligne transversale s’étend du museau jusqu’aux yeux et une ligne foncée relie les yeux à l’angle des mâchoires. Les lignes foncées qui ornent le dessus de la tête des individus juvéniles s’estompent avec l’âge et deviennent habituellement indistinctes chez les adultes. (Mise à jour 2017/05/29)

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Répartition et population

L’aire de répartition mondiale de la couleuvre fauve de l’Est se limite à la région des Grands Lacs en Amérique du Nord. Environ 70 p. 100 de cette aire se trouve en Ontario, au Canada, et le reste forme de petits îlots au Michigan et en Ohio, aux États-Unis. En Ontario, l’espèce occupe une aire très discontinue et se rencontre dans trois régions distinctes le long du littoral de la voie navigable des lacs Érié et Huron. Du sud vers le nord, trois populations régionales sont ainsi distinguées : 1) Essex-Kent; 2) Haldimand-Norfolk; 3) littoral de la baie Georgienne. (Mise à jour 2017/05/29)

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Habitat

Dans les régions d’Essex-Kent et de Haldimand-Norfolk, la couleuvre fauve de l’Est fréquente principalement les milieux non boisés de début de succession (p. ex. les friches, les prairies, les marais, les bords de dunes) durant la saison active. Elle utilise régulièrement les haies bordant les champs agricoles et les zones riveraines des canaux de drainage. Dans certaines régions soumises à une exploitation agricole intensive, ces bandes d’habitat linéaires forment vraisemblablement la majeure partie de l’habitat de l’espèce. Le long du littoral de la baie Georgienne, la couleuvre fauve de l’Est fréquente principalement les zones riveraines dégagées (p. ex. les rives rocheuses dénudées et les prés marécageux) durant la saison active. La couleuvre qui se trouve sur ces rives demeure généralement à proximité de l’eau et s’aventure rarement à plus de 150 m du rivage. (Mise à jour 2017/05/29)

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Biologie

La couleuvre fauve de l’Est émerge habituellement de son gîte d’hivernage de la mi?avril à la mi-mai, s’accouple de la fin de mai à la mi-juin et pond ses œufs de la fin de juin à la mi-juillet. Elle réintègre son gîte d’hivernage en septembre ou en octobre. La couleuvre fauve de l’Est présente sur littoral de la baie Georgienne utilise un plus grand territoire que ce qu’utilise celle de la région d’Essex-Kent. En moyenne, la femelle s’éloigne de son gîte d’hivernage sur des distances 3,5 fois plus grandes que celles parcourues par la femelle de la région d’Essex-Kent. Les prédateurs de la couleuvre fauve de l’Est comprennent les grands oiseaux de proie et des mammifères carnivores comme le raton laveur et le pékan. La couleuvre fauve de l’Est se nourrit principalement de mammifères et d’oiseaux de petite taille. Elle utilise deux stratégies de chasse : la chasse active et la chasse à l’affût. La couleuvre fauve de l’Est peut s’adapter à un certain niveau de perturbations anthropiques. En été, par exemple, elle utilise des structures artificielles pour s’abriter, même dans les régions qui sont soumises à des niveaux d’activités humaines intenses. (Mise à jour 2017/05/29)

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Menaces

Les menaces qui pèsent sur la couleuvre fauve de l’Est en Ontario sont relativement les mêmes que celles mentionnées dans le dernier rapport de situation visant l’espèce, notamment la perte et la dégradation de l’habitat, la circulation routière, d’autres effets fortuits par suite d’activités humaines et la persécution intentionnelle par les humains. (Mise à jour 2017/05/29)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Couleuvre fauve de l'Est, Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Ontario, la couleuvre fauve de l’Est bénéficie d’une protection légale en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune, qui interdit de harceler, de posséder (sans autorisation) ou de tuer l’espèce. Elle est en outre protégée à l’échelle du territoire ontarien par la Loi sur les espèces en voie de disparition de la province.   La couleuvre fauve de l’Est est également protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada, lorsqu’elle se trouve dans le parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la couleuvre fauve de l’Est (Pantherophis gloydi), population carolinienne et population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre fauve de l'Est (Elaphe gloydi) population carolinienne et population des Grands Lacs et du Saint-Laurent au Canada (2008)

    La couleuvre fauve de l’Est atteint couramment une longueur de 91 à 137 cm. Chez les adultes, la tête est brune ou rougeâtre et généralement dépourvue de motifs ou de marques distinctes. Le dos est jaunâtre, avec des taches bien visibles en forme d’éclaboussures brun foncé ou noires qui alternent avec de plus petites taches sur les côtés. Les écailles ventrales sont généralement jaunes, fortement carrelées de noir. Les écailles sont faiblement carénées, et l’écaille anale est divisée. Chez les juvéniles, la couleur de fond est plus pâle (habituellement grise), les taches sont plus claires et bordées de noir, une ligne transversale s’étend du museau jusqu’aux yeux et une ligne foncée relie les yeux à l’angle des mâchoires. Les lignes foncées qui ornent le dessus de la tête des individus juvéniles s’estompent avec l’âge et deviennent habituellement indistinctes chez les adultes.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Couleuvre fauve de l'Est, populations carolinienne et des Grands Lacs et du Saint-Laurent (2008)

    Couleuvre fauve de l'Est - population carolinienne L'espèce a été considérée comme une seule unité et a été désignée « menacée » en avril 1999 et en mai 2000. Division en deux populations en avril 2008. La population carolinienne a été désignée « en voie de disparition » en avril 2008. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation. Couleuvre fauve de l'Est - population des Grands Lacs et du Saint-Laurent L'espèce a été considérée comme une seule unité et a été désignée « menacée » en avril 1999 et en mai 2000. Division en deux populations en avril 2008. La population des Grands Lacs et du Saint–Laurent a été désignée « en voie de disparition » en avril 2008. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Couleuvre fauve de l'Est, Population des Grands Lacs et du Saint-Laurent (2008)

    Dans cette région, cette espèce nage de longues distances, souvent dans des eaux libres, froides et houleuses où elle est sujette à une mortalité attribuable à la circulation accrue de bateaux. L’espèce est également très vulnérable à la perte de l’habitat, car elle est confinée à une bande étroite du littoral où elle doit faire face à la construction de routes et à la modification de l’habitat découlant d’activités récréatives. L’habitat de l’espèce devient de plus en plus fragmenté au fur et à mesure que l’exploitation crée des zones inhabitables.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la couleuvre fauve de l’Est (Pantherophis gloydi), population carolinienne et population des Grands Lacs et du Saint-Laurent, au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique Canada et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la couleuvre fauve de l’Est (population carolinienne) et de la couleuvre fauve de l’Est (population des Grands Lacs et du Saint-Laurent) (ci-après populations carolinienne et des Grands Lacs et du Saint-Laurent) et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). Un seul document a été préparé pour les deux populations de l’espèce (populations carolinienne et des Grands Lacs et du Saint-Laurent) en vertu de la LEP. Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (maintenant nommé ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de la couleuvre fauve de l’Est (populations de la carolinienne et de la baie Georgienne) ci-joint (partie 2), en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada et l’Agence Parcs Canada. Dans la présente addition fédérale, le terme « population de la baie Georgienne » a été remplacé par « population des Grands Lacs et du Saint-Laurent », car c’est sous ce nom que l’espèce est inscrite dans la LEP; ces termes peuvent être utilisés de façon interchangeable. La Province de l’Ontario a également dirigé l’élaboration de la Déclaration du gouvernement jointe au présent document (partie 3). Cette déclaration est la réponse stratégique du gouvernement de l’Ontario au programme de rétablissement provincial; elle résume les mesures prioritaires que le gouvernement de l’Ontario entend prendre et soutenir.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (2016)

    Le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (PNIBG) est situé dans le sud-est de la baie Georgienne, au cœur de la région de villégiature de l'Ontario. La baie Georgienne abrite, avec ses 30 000 îles, le plus important archipel en eau douce au monde, le parc en constituant la porte d'entrée méridionale. Composé de 63 îles et récifs dispersés sur une superficie totale d'environ 14 km2, il s'étend sur 50 km, depuis l'archipel Centennial au sud jusqu'à l'île McQuade au nord. Situé à seulement 150 km de la région du Grand Toronto (RGT), le PNIBG est accessible en voiture, en moins d'une demi-journée, pour des millions de personnes au Canada. Créé en 1929, il s'agit du plus petit parc national canadien. Il chevauche deux régions naturelles et représente une aire protégée centrale de la réserve de la biosphère de la baie Georgienne. Le parc se trouve à la limite du Bouclier canadien et abrite une faune et une flore aussi bien méridionales que septentrionales. Les îles sont réputées pour la variété de reptiles et d'amphibiens qui les peuplent. Occupé de façon continue depuis plus de 5 500 ans, le parc est également doté d'une importante valeur culturelle. La préservation et le rétablissement de l'intégrité écologique constituent la première priorité des parcs nationaux, en vertu du paragraphe 8(2) de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Les espèces en péril, leurs résidences et leur habitat sont ainsi protégés par les règlements existants et les régimes de gestion des parcs nationaux. De plus, les interdictions de la Loi sur les espèces en péril (LEP) protégeant les individus et leurs résidences s'appliquent automatiquement lorsqu'une espèce est inscrite à la LEP, et toutes les parcelles d'habitat essentiel présentes dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux doivent recevoir une protection juridique dans les 180 jours suivant leur désignation.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 - 2008 (2008)

    Le rapport annuel de 2008 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 20 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 19 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017