Profil d'espèce

Éléocharide géniculée Population des montagnes du Sud

Nom scientifique : Eleocharis geniculata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Éléocharide géniculée

Description

L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie–Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée. (Mise à jour 2017/05/25)

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Répartition et population

L’éléocharide géniculée est une espèce pantropicale assez répandue dans le sud de l’Amérique du Nord. Au Canada, elle a été signalée dans une seule localité de Colombie–Britannique (terrain de la bande indienne d’Osoyoos, sur la rive est du lac Osoyoos) et dans 3 localités du sud–ouest de l’Ontario situées sur la rive nord du lac Érié : la Réserve nationale de faune de Long Point, la municipalité de Cedar Springs et le parc provincial Rondeau (population historique). Deux unités désignables (UD) sont distinguées aux fins du présent rapport : l’UD des Montagnes du Sud, en Colombie–Britannique, et l’UD des plaines des Grands Lacs, en Ontario. La superficie totale d’habitat occupé par les populations est d’environ 1 200 m2 en Colombie–Britannique et 2 000 m2 en Ontario. Selon un maillage de 2 × 2 km, l’indice de zone d’occupation est de 16 km2 pour le Canada, dont 4 km2 en Colombie–Britannique et 12 km2 en Ontario. (Mise à jour 2017/05/25)

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Habitat

En Colombie–Britannique, l’éléocharide géniculée a été trouvée sur le sol bordant des complexes d’étangs temporaires dégagés, dans la zone biogéographique à graminées cespiteuses. Ces étangs sont inondés pendant une bonne partie de l’année et s’assèchent généralement au cours du printemps et de l’été, mais ils sont parfois à nouveau inondés vers la fin de l’été. En Ontario, l’espèce se rencontre sur sol mouillé sableux à bourbeux, dans des plaines dégagées ou au bord d’étangs temporaires et de prés humides, dans la Région forestière des feuillus (zone carolinienne). Le site de Cedar Springs semble être une ancienne sablière. En Colombie–Britannique, l’habitat de l’espèce semble stable, tandis qu’en Ontario il est menacé par le fait que la souche exotique du roseau commun (Phragmites australis) en envahit des superficies importantes. (Mise à jour 2017/05/25)

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Biologie

L’éléocharide géniculée pousse chaque année à partir d’akènes ayant survécu à l’hiver. La plante pousse jusqu’au début de l’automne, produit des fleurs et des akènes, puis flétrit et meurt au début de l’hiver. Ce ne sont pas tous les akènes produits qui germent l’année suivante. Certains restent à l’état dormant, parfois pendant plusieurs années, et forment un réservoir de semences dans le sol. L’éléocharide géniculée a besoin d’un tel réservoir pour sa persistance à long terme. Les plantes annuelles présentent souvent de grandes fluctuations annuelles dans la taille et le nombre des individus ainsi que dans le nombre de fleurs et d’akènes produits. Chez l’éléocharide géniculée, la dispersion est entièrement assurée par les akènes, car l’espèce ne possède aucun mécanisme de reproduction asexuée. (Mise à jour 2017/05/25)

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Menaces

Dans toute l’aire de répartition naturelle de l’Eleocharis geniculata au Canada, le principal facteur limitatif est le caractère particulier et peu répandu de l’habitat de l’espèce. En Colombie–Britannique, le piétinement et la perturbation du sol dus aux bovins et aux chevaux, les perturbations causées par les activités humaines, les graminées et autres plantes envahissantes ainsi que la régularisation artificielle du niveau du lac Osoyoos constituent des menaces pour l’espèce. En Ontario, la principale menace pour les populations est l’envahissement rapide des superficies connues ou possibles d’habitat par le roseau commun. (Mise à jour 2017/05/25)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Éléocharide géniculée, Population des montagnes du Sud, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, la population des montagnes du Sud de l’éléocharide géniculée n’est protégée par aucune loi provinciale. Elle est toutefois protégée par une clôture qui a été installée par la bande indienne d’Osoyoos.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’éléocharide géniculée Eleocharis geniculata au Canada (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Éléocharide géniculée (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Éléocharide géniculée, Population des montagnes du Sud (2009)

    Une seule population de cette espèce annuelle de la famille des carex est présente dans un complexe de terres humides inondées de façon saisonnière, qui se trouve sur une flèche de sable au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique. Ses quelque 10 000 petits plants sont restreints à une zone d’environ 1 200 m2, où ils sont exposés à des événements stochastiques et aux impacts potentiels de la propagation d’herbes exotiques.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril: Espèces terrestres, décembre 2009 (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 1 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 1 mars 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017