Profil d'espèce

Éléocharide géniculée Population des montagnes du Sud

Nom scientifique : Eleocharis geniculata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Éléocharide géniculée

Description

L’éléocharide géniculée est une petite annuelle mesurant généralement de 2 à 15 cm de hauteur, mais atteignant parfois 20 cm. Cette plante pousse en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par de petites fleurs réunies en un seul épillet de 3 à 7 mm de long environ. Ce petit épi se compose de fleurs bisexuées, renfermant à la fois des organes mâles et des organes femelles, et d’écailles longues de 1,5 à 2 mm. La plante produit de petits fruits secs lisses d’un noir brillant, qu’on appelle des « akènes ». Chaque akène est surmonté d’une excroissance, ou tubercule, assez large et aplatie.   La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres éléocharides poussant en touffes au Canada. En Colombie-Britannique, l’éléocharide géniculée peut être confondue avec l’éléocharide pourpre-noir qui est également une petite plante poussant en touffes et produisant des akènes qui sont noirs à maturité. Cependant, les akènes de l’éléocharide géniculée sont normalement deux fois plus longs, leur tubercule est toujours plus gros et plus aplati, et les épillets sont moins pointus que chez l’éléocharide pourpre-noir. (Mise à jour 2010/10/04)

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Répartition et population

Cette espèce, qui est présente dans toutes les zones tropicales du globe, est assez répandue dans le sud de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’éléocharide géniculée a été signalée dans une seule localité de Colombie-Britannique, un terrain de la bande indienne d’Osoyoos, sur la rive est du lac Osoyoos, et dans trois localités du sud-ouest de l’Ontario, le long de la rive nord du lac Érié. Ces localités sont réparties en deux populations distinctes, soit la population des montagnes du Sud, en Colombie-Britannique, et la population des plaines des Grands Lacs, en Ontario.   En 2007, la population des montagnes du Sud a été estimée à plus de 10 000 individus adultes. On ne dispose pas de données suffisantes pour évaluer les tendances de cette population. L’aire de répartition de l’espèce dans la province ne semble pas avoir changé récemment, mais elle a probablement déjà diminué dans le passé. Au cours des dernières années, de nombreux milieux convenant à l’espèce ont été fouillés, sans succès. (Mise à jour 2010/10/04)

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Habitat

L’éléocharide géniculée est une espèce des terres humides qui se rencontre sur la terre ou le sable au bord de lacs et d’étangs, sur la berge de canaux, de rivières et de ruisseaux, dans les dépressions des dunes et d’autres milieux ainsi que dans les lagunes, les vasières, les fossés d’irrigation et les rizières. Au Canada, cette espèce ne pousse que dans des sols sableux ou bourbeux dégagés, où elle n’est pas soumise à la compétition de plantes plus grandes et plus agressives. En Colombie-Britannique, la population des montagnes du Sud de l’éléocharide géniculée a été trouvée sur le sol bordant des étangs temporaires. Ces milieux humides sont inondés pendant une bonne partie de l’année et s’assèchent généralement au cours du printemps et de l’été, mais ils sont parfois à nouveau inondés vers la fin de l’été ou au début de l’automne, à cause de changements du niveau du lac ou d’un flux tardif d’eaux souterraines provenant des montagnes se trouvant à l’est.   De nombreuses espèces végétales, principalement basses, sont associées à l’habitat de la population des montagnes du Sud de l’éléocharide géniculée. En Colombie-Britannique, ces plantes comprennent un nombre appréciable d’espèces désignées en voie de disparition, dont l’ammannie robuste, l’aster des terrains alcalins et, occasionnellement, le rotala rameux et le lipocarphe à petites fleurs.   En Colombie-Britannique, l’habitat de la population des montagnes du Sud semble stable. (Mise à jour 2010/10/04)

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Biologie

Lorsque les conditions sont favorables, l’éléocharide géniculée pousse chaque année à partir d’akènes ayant survécu à l’hiver. La plante se développe jusqu’au début de l’automne, produit des fleurs et des akènes, puis flétrit et meurt au début de l’hiver. Cependant, ce ne sont pas tous les akènes produits qui germent l’année suivante. Certains restent dans le sol à l’état dormant, parfois pendant plusieurs années. L’éléocharide géniculée a besoin de ce réservoir de semences pour que sa population se maintienne à long terme et puisse même traverser les années de conditions défavorables où pratiquement aucun individu n’est produit. Les plantes annuelles présentent souvent de grandes fluctuations, dans la taille et le nombre des individus ainsi que dans le nombre de fleurs et d’akènes produits chaque année. Chez l’éléocharide géniculée, la reproduction est entièrement assurée par les graines, car l’espèce ne possède aucun mécanisme lui permettant de se multiplier de façon asexuée. Les akènes tombent probablement à proximité de la plante, mais peuvent être transportés par l’eau ou par les animaux. (Mise à jour 2010/10/04)

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Menaces

En plus d’être limitée par le caractère particulier et peu répandu de son habitat, l’éléocharide géniculée est menacée au pays par plusieurs facteurs, dont la dégradation de cet habitat.   En Colombie-Britannique, bien que la petite population des montagnes du Sud soit protégée par une clôture, le site subit à l’occasion un piétinement et une perturbation par les bovins et les chevaux. Notons toutefois qu’avant que cet endroit ne soit clôturé, le site a servi de pâturage pendant plusieurs décennies sans que cela fasse disparaître les populations de l’éléocharide géniculée et d’autres plantes rares se rencontrant uniquement sur le site.   Les perturbations dues aux activités humaines constituent une autre menace pour cette population. Le littoral situé au sud et à l’est du site est fréquemment utilisé par les plaisanciers et les nageurs.   Les espèces envahissantes, dont plusieurs graminées, pourraient représenter une menace, particulièrement dans le cas de l’alpiste roseau, mais des travaux de désherbage ont ciblé les secteurs où des espèces rares avaient été trouvées.   Enfin, la régularisation artificielle du niveau du lac Osoyoos par le barrage Zosel, situé à Oroville, aux États-Unis, constitue peut-être une menace potentielle pour la petite population d’éléocharide géniculée. Le niveau du lac est ainsi régularisé depuis au moins 20 ans, et l’espèce est toujours présente dans le site, mais on observe depuis quelques années une érosion accrue de plusieurs portions des berges du lac Osoyoos par l’action des vagues. (Mise à jour 2010/10/04)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Éléocharide géniculée, Population des montagnes du Sud, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, la population des montagnes du Sud de l’éléocharide géniculée n’est protégée par aucune loi provinciale. Elle est toutefois protégée par une clôture qui a été installée par la bande indienne d’Osoyoos. (Mise à jour 2010/10/04)

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’éléocharide géniculée Eleocharis geniculata au Canada (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Éléocharide géniculée (2009)

    L’éléocharide géniculée (Eleocharis geniculata) est une petite cypéracée annuelle poussant en touffes comprenant chacune de nombreuses tiges minces. Chaque tige se termine normalement par un seul épillet, composé de fleurs bisexuées qui finissent par donner des akènes (petits fruits secs) de couleur noire. Chaque akène est surmonté d’un tubercule aplati assez large. La couleur noire des akènes permet de distinguer l’espèce de la plupart des autres espèces canadiennes d’Eleocharis poussant en touffes. Jusqu’à récemment, les spécimens d’E. geniculata récoltés au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique, étaient considérés comme appartenant à l’E. atropurpurea, mais des recherches ont montré que cette identification était erronée.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Éléocharide géniculée, Population des montagnes du Sud (2009)

    Une seule population de cette espèce annuelle de la famille des carex est présente dans un complexe de terres humides inondées de façon saisonnière, qui se trouve sur une flèche de sable au lac Osoyoos, en Colombie-Britannique. Ses quelque 10 000 petits plants sont restreints à une zone d’environ 1 200 m2, où ils sont exposés à des événements stochastiques et aux impacts potentiels de la propagation d’herbes exotiques.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril: Espèces terrestres, décembre 2009 (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 1 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 1 mars 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017