Profil d'espèce

Saumon atlantique Population de la Gaspésie-sud du golfe Saint-Laurent

Nom scientifique : Salmo salar
Taxonomie : Poissons
Distribution : Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Saumon atlantique

Saumon atlantique Photo 1

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Description

Le saumon de l’Atlantique a un corps fusiforme quelque peu comprimé latéralement, d’une longueur moyenne d’environ 457 mm. Le dos est bleu-vert, les flancs sont argentés avec plusieurs taches rondes ou en forme de « x » et le ventre est blanc. En période de reproduction, le saumon atlantique perd sa couleur argentée et devient plutôt d’une teinte verdâtre ou rougeâtre; quelques grandes taches bordées de blanc sont alors présentes sur ses flancs. (Mise à jour 2017/03/07)

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Répartition et population

En raison de la grande fidélité du saumon atlantique à sa rivière natale ainsi qu’une adaptation au cours d’eau fréquenté (p. ex. différence dans la morphologie, le cycle vital et le comportement), le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a divisé le saumon atlantique en 16 populations, dont 11 ont obtenu un statut d’espèce en péril. Le saumon atlantique de la population de la Gaspésie-sud du golfe Saint-Laurent (UD12) se reproduit dans les affluents de la rive sud du fleuve et du golfe Saint-Laurent, plus précisément entre la rivière Sud-Ouest au Québec jusqu’aux rivières à l’extrémité nord du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Cette population compte 78 rivières à saumon connues.

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Habitat

Les saumons de l’Atlantique se reproduisent en eau douce, généralement dans la rivière qui les a vus naître. Les jeunes saumons passent d’une à huit années en eau douce avant de migrer vers l’eau salée de l’Atlantique Nord. Après avoir séjourné entre une à quatre années en mer, les saumons, devenus adultes, reviendront en eau douce pour frayer. Les cours d’eau fréquentés sont généralement clairs, frais et bien oxygénés avec un fond de gravier, de galets et de blocs rocheux. En raison de la grande fidélité du saumon atlantique à sa rivière natale ainsi qu’une adaptation au cours d’eau fréquenté (p. ex. différence dans la morphologie, le cycle vital et le comportement), le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a divisé le saumon atlantique en 16 unités désignables (UD), dont 11 ont obtenu un statut d’espèce en péril. Le saumon de l’Atlantique de la population de la Gaspésie-sud du golfe Saint-Laurent se reproduit dans les affluents de la rive sud du fleuve et du golfe Saint-Laurent, plus précisément entre la rivière Sud-Ouest au Québec jusqu’aux rivières à l’extrémité nord du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Cette population compte 78 rivières à saumon connues. (Mise à jour 2017/03/07)

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Biologie

Les saumons atlantiques se reproduisent en eau douce, généralement dans la rivière qui les a vus naître. Les jeunes saumons passent d’une à huit années en eau douce avant de migrer vers l’eau salée de l’Atlantique Nord. Après avoir séjourné entre une à quatre années en mer, les saumons, devenus adultes, reviendront en eau douce pour frayer.

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Menaces

Les causes du déclin généralisé du saumon de l’Atlantique ne sont pas bien comprises. Plusieurs examens importants ont été réalisés pour tenter de cerner et de prioriser les causes de cette situation. Le faible taux de survie en mer a été cité comme la première cause de déclin. Les populations sont aussi menacées par les changements climatiques et les changements environnementaux dans les océans, les pêches autochtones, récréatives, et illégales, les obstacles en eau douce comme les barrages, l’agriculture, l’urbanisation, l’aquaculture et les espèces envahissantes. Dans certains cas, l’habitat utilisé pour la reproduction en eau douce est dégradé. Pour la population de la Gaspésie-sud du golfe du Saint-Laurent, l’abondance des individus de petite taille (qui n’ont passé qu’un hiver en mer) et des individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) a diminué au cours de trois dernières générations. Ceci représente un déclin du nombre total d'individus matures d'environ 28 %. Ce déclin récent au cours de trois générations représente la continuité d’un déclin datant d’au moins des années 1980. Le nombre d’individus matures demeure supérieur à 100 000, mais la plupart d’entre eux frayent dans la rivière Miramichi au Nouveau-Brunswick. La qualité de l’habitat d’eau douce est préoccupante dans certaines régions, en particulier à l’Île-du-Prince-Édouard, où certaines populations restantes sont maintenues par alevinage. Les espèces envahissantes et les espèces introduites illégalement constituent également une menace peu comprise. (Mise à jour 2017/03/08)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Dans certains cas, l’habitat utilisé pour la reproduction en eau douce est dégradé. Pour la population de la Gaspésie-sud du golfe du Saint-Laurent, l’abondance des individus de petite taille (qui n’ont passé qu’un hiver en mer) et des individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) a diminué au cours de trois dernières générations. Ceci représente un déclin du nombre total d'individus matures d'environ 28 %. Ce déclin récent au cours de trois générations représente la continuité d’un déclin datant d’au moins des années 1980. Le nombre d’individus matures demeure supérieur à 100 000, mais la plupart d’entre eux frayent dans la rivière Miramichi au Nouveau-Brunswick. La qualité de l’habitat d’eau douce est préoccupante dans certaines régions, en particulier à l’Île-du-Prince-Édouard, où certaines populations restantes sont maintenues par alevinage. Les espèces envahissantes et les espèces introduites illégalement constituent également une menace peu comprise. La pêche commerciale au saumon atlantique a été fermée progressivement dans les eaux canadiennes du milieu des années 1980 jusqu’à la fermeture complète en 2000. Pour leur part, les peuples autochtones pratiquent toujours la pêche dans plusieurs rivières à saumon à des fins alimentaires, sociales et rituelles. De tout temps, cette activité représente une tradition culturelle importante à laquelle les Autochtones accordent une très grande valeur. Enfin, la pêche sportive est toujours autorisée. Des mesures de gestion restrictives sont imposées par rivière en fonction des estimations d’abondance; ces mesures peuvent comprendre, par exemple, des limites de prise, une obligation de remettre à l’eau les grands saumons et une fermeture de certains cours d’eau. L’habitat du saumon est protégé en vertu des dispositions portant sur la protection de l’habitat du poisson de la Loi sur les pêches. (Mise à jour 2017/03/08)

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon atlantique (Salmo salar) au Canada (2015)

    Le saumon atlantique (Salmo salar) est un membre de la famille des Salmonidés. Cette espèce possède un corps fusiforme et parvient à maturité à une taille variant de dix centimètres à plus d’un mètre. Son cycle vital est variable, et une même population peut comprendre plusieurs phénotypes migrateurs et reproducteurs, dont des formes résidentes d’eau douce et des formes migratrices océaniques. Tous les phénotypes se reproduisent cependant en eau douce. La forme océanique migratrice (anadrome) est le phénotype le mieux connu et, à l’exception de la population du lac Ontario, aujourd’hui disparue, la seule forme visée par le présent rapport. Les juvéniles passent entre une et huit années en eau douce avant de migrer vers l’Atlantique Nord pour une à quatre années et ensuite revenir se reproduire en eau douce. D’un point de vue démographique, les unités fonctionnelles sont généralement distinguées à l’échelle du bassin versant, mais des subdivisions de population peuvent exister à l’échelle d’un même bassin versant. L’aire de répartition canadienne de l’espèce a été subdivisée en seize unités désignables (UD) sur la base de données génétiques, des variations générales du cycle vital, de variables environnementales et de la séparation géographique entre ces unités.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Saumon atlantique, Population de la Gaspésie-sud du golfe Saint-Laurent (2011)

    Cette espèce a besoin de rivières ou de cours d’eau clairs, tempérés et bien oxygénés pour la reproduction et les quelques premières années d’alevinage. Les saumons juvéniles plus âgés et les adultes entreprennent de longues migrations pour se nourrir dans l'Atlantique Nord. Cette population se reproduit dans les rivières situées depuis la rivière Ouelle (mais non dans celle-ci), à l'ouest de la Gaspésie vers le sud, et vers l’est jusqu'à l'extrémité nord de l'île du Cap-Breton. Au cours des trois dernières générations, les nombres d'individus de petite taille (qui n'ont passé qu'un hiver en mer) et d'individus de grande taille (qui ont passé plusieurs hivers en mer) ont connu un déclin d'environ 34 % et de 19 % respectivement, ce qui représente un déclin net du nombre total d'individus matures d'environ 28 %. Ce déclin récent au cours de trois générations représente la continuité d’un déclin datant d’au moins des années 1980. Le nombre d'individus matures demeure supérieur à 100 000, mais la plupart d'entre eux frayent dans un seul système fluvial important, la Miramichi, au Nouveau-Brunswick. La qualité de l'habitat dulcicole est préoccupante dans certaines régions, en particulier à l'Île-du-Prince-Édouard, où certaines populations restantes sont maintenues par alevinage. Les espèces envahissantes et les espèces introduites illégalement, comme l'achigan à petite bouche, constituent une menace peu comprise dans certains habitats dulcicoles. Le faible taux de survie en mer est lié à des changements substantiels mais encore peu compris dans les écosystèmes marins.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés vise les terres et les eaux se trouvant dans les limites de quatre endroits: le parc national du Canada Kouchibouguac (PNK) et d’autres terres administrées par Parcs Canada relevant de l’unité de gestion du Nord du Nouveau-Brunswick qui fournissent un habitat adéquat aux espèces ciblées dans le présent plan d’action (le lieu historique national [LHN] du Canada du Fort-Beauséjour – Fort-Cumberland, le LHN de Beaubassin – Fort-Lawrence, le LHN de Grand-Pré). Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action établies dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) (article 47) en ce qui concerne les espèces pour lesquelles un tel plan est nécessaire et que l’on trouve régulièrement à ces endroits. Les mesures décrites dans le présent plan d’action apporteront aussi des bienfaits à d’autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui fréquentent régulièrement le PNK et les LHN associés.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Sommaire d'information pour la consultation au sujet de l'ajout de cinq populations de saumon atlantique à la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    En raison de la grande fidélité du saumon atlantique à sa rivière natale ainsi qu’une adaptation au cours d’eau fréquenté (p. ex. différence dans la morphologie, le cycle vital et le comportement), le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a divisé le saumon atlantique en 16 populations. La présente consultation vise cinq de ces populations que l’on retrouve au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. D’autres consultations sont prévues pour les autres populations évaluées en péril par le COSEPAC à une date ultérieure. Nous souhaitons recueillir vos commentaires sur les avantages ou les répercussions possibles de l'inscription de cinq populations de saumon atlantique à la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril. Cette Loi vise à prévenir la disparition des espèces sauvages, prévoir leur rétablissement et assurer la conservation de la diversité biologique. Ce sommaire comprend de l’information sur le saumon atlantique ainsi que sur la Loi sur les espèces en péril. Vous y trouverez aussi un questionnaire détachable que vous pouvez remplir pour nous transmettre vos commentaires.