Profil d'espèce

Cordulie de Hine

Nom scientifique : Somatochlora hineana
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Cordulie de Hine

Description

La cordulie de Hine, Somatochlora hineana, est une libellule (ordre des odonates) de la famille des Corduliidés. Les adultes ont les yeux verts brillants, un thorax vert métallique muni de deux rayures jaunes latérales et un abdomen brun noirâtre. La cordulie de Hine est une espèce rare à l'échelle mondiale. (Mise à jour 2017/08/30)

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Répartition et population

L'aire de répartition mondiale actuelle de la cordulie de Hine comprend l'Ontario et quatre États des États-Unis : le Wisconsin, le Michigan, l’Illinois et le Missouri. Dans le passé, on l'observait aussi en Ohio, en Indiana et en Alabama, où elle est désormais considérée comme une espèce disparue. En Ontario, la présence de la cordulie de Hine n’est confirmée qu’à un seul site – les terres humides de Minesing dans le comté de Simcoe, à l'ouest de Barrie. (Mise à jour 2017/08/30)

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Habitat

L'habitat de la cordulie de Hine se limite aux terres humides calcaires (les marais, les cariçaies et les tourbières) composées surtout de graminoïdes et alimentées en grande partie par les eaux souterraines en provenance de suintements intermittents. La plupart des sites ont une couche sous-jacente de substrat rocheux dolomitique près de la surface. Certains biologistes pensent que l'habitat dans les terres humides de Minesing est devenu de plus en plus sec au cours des 35 dernières années et que le développement urbain anticipé dans la région avoisinante est considéré comme une menace sérieuse en raison des pertes de l'alimentation en eau souterraine. En revanche, le développement urbain semble être restreint. On s’entend généralement pour dire que les plantes envahissantes telles que le roseau commun européen et le nerprun bourdaine constituent des menaces considérables. La présence de trous d'écrevisses représente probablement un élément essentiel de l'habitat de la cordulie de Hine et peut être un facteur limitant sa répartition. (Mise à jour 2017/08/30)

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Biologie

La cordulie de Hine subit une métamorphose incomplète de trois stades : œufs, larves (nymphe) et adultes. Les femelles accouplées pondent dans les terres tourbeuses ou les eaux peu profondes, puis les œufs donnent des larves aquatiques qui vivent dans les terres humides de 3 à 5 ans avant que les adultes émergent. Les larves sont des prédateurs généralistes et se nourrissent d'une variété d'autres invertébrés. Lorsqu'elles sont matures, les larves rampent de leur milieu aquatique jusqu'à une plante émergente où les adultes émergent de l'épiderme larvaire. Le moment de l'émergence des adultes dans la partie canadienne de l'aire de répartition commence probablement quelque part entre le début et la mi-juin. À la suite de la période d'une semaine antérieure à la reproduction, les adultes choisissent des sites de reproduction et les utilisent pour s'accoupler et pondre des œufs. Les libellules adultes sont des prédateurs aériens et se nourrissent d'une variété d'insectes. (Mise à jour 2017/08/30)

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Menaces

Des changements dans l'hydrologie de surface et de subsurface pourraient nuire aux populations de la cordulie de Hine si les modifications des régimes hydrologiques nuisent à l'eau et réduisent ou éliminent l'habitat potentiel des larves. L'aquifère qui est censé être la source principale d'eau souterraine approvisionnant la partie est des terres humides de Minesing (où se trouve la seule population canadienne connue de la cordulie de Hine) est situé dans les zones sèches à l'est. Les projets d'aménagement de logements dans ces zones sèches réduiront probablement le débit de base de l'eau jusqu'aux terres humides, nuisant ainsi à l'habitat des larves. La contamination des eaux souterraines constitue également une menace potentielle pour l'habitat de la cordulie de Hine. Les zones sèches contenant l'aquifère qui alimente les terres humides de Minesing sont composées principalement de formations de sable et de gravier perméables. Par conséquent, la source d'eau approvisionnant la partie est des terres humides des Minesing pourrait être contaminée par la gestion des éléments nutritifs et des pesticides agricoles, des champs d'épuration défectueux ou dégradés et des pressions potentielles et futures liées au développement. Une autre menace est la propagation probable du roseau commun européen, qui forme des peuplements denses dans les tourbières, ce qui entraînerait une quasi-élimination de la biodiversité indigène. (Mise à jour 2017/08/30)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Cordulie de Hine est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Cordulie de Hine (2011)

    Cette libellule, qui est rare dans toute son aire de répartition, n’a été observée que dans une seule localité canadienne où le déclin de l’habitat est considéré comme étant probable en raison de l’expansion urbaine et des espèces envahissantes.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées. Décret concernant la Liste des espèces en péril (renvoi au COSEPAC)

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.