Profil d'espèce

Obovarie olivâtre

Nom scientifique : Obovaria olivaria
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Obovarie olivâtre

Obovarie olivâtre Photo 1

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Description

L'obovarie olivâtre est l'une des 54 moules d'eau douce au Canada et l'une des deux seules moules du genre Obovaria au pays. Il s'agit d'une moule de petite à moyenne taille facilement reconnaissable par les caractéristiques suivantes : coquille pratiquement ovale d'une longueur maximale de 7,5 centimètres; coquille verte tirant sur le brun jaunâtre et virant au brun foncé au fil du temps; minces rayons verdâtres souvent remarqués sur les coquilles des moules juvéniles; intérieur de la coquille (nacre) habituellement blanc brillant et souvent irisé à l'arrière; coquille plus épaisse à l'extrémité antérieure qu'à l'extrémité postérieure; extrémité postérieure de la coquille en pointe chez les mâles et arrondie chez les femelles; crochet s'élevant souvent au-dessus de la ligne cardinale vers l'extrémité antérieure de la coquille; et les dents de la charnière complètes, épaisses et bien définies.

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Répartition et population

Par le passé, l'obovarie olivâtre était largement répartie sur les fonds des grandes rivières du réseau hydrographique du fleuve Mississippi et du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Même si son aire de répartition est encore assez vaste dans le réseau hydrographique du fleuve Mississippi aux États-Unis, l'obovarie olivâtre est en péril, voire disparue, dans la plupart des États américains bordant les Grands Lacs. Au Canada, les populations sont maintenant présentes uniquement dans certaines rivières (et leurs affluents) du réseau hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent, du lac Huron au sud de l'Ontario jusqu'à Québec à l'est. Parmi ces rivières, on retrouve la rivière Mississagi, la rivière des Outaouais, le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-François.

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Habitat

L'obovarie vit surtout dans les fonds sablonneux (substrats) de grandes rivières profondes (au moins 2 à 3 mètres) dont le courant est de modéré à rapide.

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Biologie

Cette moule a une espérance de vie plutôt longue, soit de 7 à 14 ans. L'obovarie olivâtre a une longue période de reproduction; le frai se produit à l'automne et la larve (glochidie) est libérée l'été suivant. Comme c'est le cas pour la plupart des autres moules d'eau douce, la glochidie mène une vie parasitaire sur les poissons, elle s'accroche aux branchies de l'hôte et y demeure pour se nourrir jusqu'à ce qu'elle devienne une moule juvénile autonome, après quoi elle se détache pour s'enfouir dans le substrat. L'obovarie olivâtre adulte est essentiellement sessile et peut se déplacer de quelques mètres seulement dans le substrat tout au long de sa vie. Comme toutes les espèces de moules d'eau douce, l'obovarie olivâtre filtre la nourriture présente dans l'eau. Les bactéries et les algues sont ses principales sources d'alimentation.

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Menaces

L'introduction des moules zébrées et quaggas dans les années 1980 et 1990 a exterminé l'obovarie olivâtre dans la rivière Detroit et le haut Saint-Laurent. Les moules envahissantes s'attachent aux coquilles des obovaries olivâtres par centaines, les empêchant ainsi de se nourrir, de respirer, de se déplacer et de se reproduire. Elles menacent encore à ce jour les populations restantes d'obovaries olivâtres. Les barrages le long des rivières où se trouvent les habitats de l'obovarie olivâtre constituent une autre menace importante, puisque le poisson hôte présumé de cette espèce, l'esturgeon jaune, est incapable de les franchir. Étant donné le déclin du nombre d'hôtes, les chances qu'un nombre suffisant de larves atteignent le stade autonome pour assurer le maintien de la population sont considérablement réduites. La pollution causée par l'industrie et l'agriculture menace aussi l'obovarie olivâtre et son hôte en compromettant la qualité de l'eau de l'habitat.

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Protection

Protection fédérale

Pêches et Océans Canada étudie actuellement la possibilité d’inscrire l’obovarie olivâtre en vertu de la Loi sur les espèces en péril comme étant en voie de disparition. Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez www.especesaquatiquesenperil.gc.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

À l'échelle provinciale, l'obovarie olivâtre est classée comme une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. On s'attend à ce qu'elle soit également reconnue d'après la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Si l'espèce est inscrite en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), un programme de rétablissement ainsi que des plans d'action seront élaborés pour prévenir la disparition de l'obovarie olivâtre au Canada, au moyen notamment de la recherche, de l'intendance des ressources terrestres et hydriques, du suivi et des activités de sensibilisation. L'habitat essentiel de l'obovarie olivâtre sera également désigné en vertu de la LEP, permettant ainsi une meilleure protection et un meilleur rétablissement de l'habitat de cette espèce.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’obovarie olivâtre (Obovaria olivaria) au Canada (2011)

    L'obovarie olivâtre (Obovaria olivaria) est une moule d'eau douce de la famille des unionidés. La coquille de cette moule de taille moyenne est généralement d'une longueur inférieure à 75 mm. Cette espèce se distingue facilement des autres moules du Canada et peut être reconnue essentiellement par sa coquille relativement petite et presque ovale, les caractéristiques uniques de la charnière de sa coquille et la pointe de sa coquille qui s'étire loin sur sa face antérieure.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Obovarie olivâtre (2011)

    Cette moule d’eau douce vit dans les moyennes et les grandes rivières du sud de l’Ontario et du Québec. Il y a eu un déclin historique de la répartition de l’espèce incluant la perte des populations dans les rivières Detroit et Niagara. D’autres localités sont menacées par l’invasion continue des dresseinidés. De plus, l’hôte connu de cette moule, l’esturgeon jaune, est en péril et pourrait être en déclin dans certaines localités que l’on sait encore fréquentées par la moule. L’espèce est également touchée par la dégradation de la qualité de l’eau dans bon nombre de réseaux dulcicoles du sud de l’Ontario et du Québec.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • L’obovarie olivâtre - Consultations pour l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2014)

    La Loi sur les espèces en péril reconnaît le fait que tous les Canadiens et les Canadiennes ont un rôle à jouer pour prévenir la disparition des espèces sauvages. Avant de décider si ces populations d'Obovarie olivâtre seront ajoutées ou non à la Liste des espèces en péril, nous souhaitons donc obtenir votre opinion, vos commentaires et suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques possibles de l’inscription ou de la non-inscription de ces populations en vertu de la Loi sur les espèces en péril.