Profil d'espèce

Gomphe olive

Nom scientifique : Stylurus olivaceus
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Gomphe olive

Description

Le gomphe olive est une libellule de la famille des Gomphidés. Les adultes mesurent de 56 à 60 mm de longueur. Les yeux sont largement séparés, et l’extrémité de l’abdomen est dilatée, en particulier chez les mâles. Les ailes sont transparentes. Le thorax est vert-gris avec de larges bandes mésothoraciques antérieures brunes, tandis que l’abdomen est noir avec une tache dorsale jaune sur chaque segment et du jaune sur les côtés. La larve est allongée et se reconnaît à ses crochets fouisseurs vestigiaux sur les tibias (partie médiane des pattes) antérieurs. Toutes les mentions de larves de gomphe olive au Canada sont fondées sur la découverte d’exuvies (dépouilles larvaires abandonnées par les adultes au moment de leur émergence) sur les rives. Le gomphe olive est le seul représentant du genre Stylurus en Colombie-Britannique. Dans cette province, seulement quelques espèces d’odonates (demoiselles et libellules) se développent dans des cours d’eau. Cette espèce pourrait être un bon indicateur de l’état des écosystèmes riverains pour les rivières mésotrophes chaudes de plaine alluviale – un type d’habitat rare dans la province. (Mise à jour 2017/08/11)

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Répartition et population

Le gomphe olive se rencontre en populations isolées dans l’ouest de l’Amérique du Nord depuis le centre-sud de la Colombie-Britannique jusqu’en Idaho, en Utah, au Nevada et en Californie, en passant par l’intérieur de l’État de Washington et l’Oregon. En Colombie-Britannique (Canada), il est présent dans cinq localités réparties dans trois régions distinctes, soit la rivière South Thompson, le ruisseau Christina et la vallée de l’Okanagan (trois localités). Les recherches intensives sur l’espèce effectuées récemment indiquent que le gomphe olive est rare à l’échelle de son aire de répartition au Canada. (Mise à jour 2017/08/11)

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Habitat

Les larves vivent enfouies dans le fond vaseux ou sableux de rivières ou de ruisseaux, rarement le long des rives de lacs. Les rivières dans lesquelles l’espèce se développe peuvent être aussi larges que le cours inférieur du Columbia en aval de Portland, en Oregon, tandis que les ruisseaux peuvent être aussi étroits que le ruisseau Christina (10 m). Comme les exigences larvaires de l’espèce en matière d’habitat demeurent méconnues, il est difficile de déterminer s’il y a eu un déclin de la qualité ou de la quantité de l’habitat. La canalisation d’une grande partie de la portion canadienne de la rivière Okanagan au cours des années 1950 a probablement entraîné une réduction de la quantité et de la qualité de l’habitat de l’espèce. À part certains tronçons dont les rives ont subi les effets de l’exploitation agricole, du transport et de l’expansion résidentielle, la rivière South Thompson a conservé un aspect relativement naturel. Le ruisseau Christina a de façon générale conservé son aspect naturel. (Mise à jour 2017/08/11)

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Biologie

Les larves sont prédatrices et vivent pendant environ deux ans enfouies dans les sédiments du cours d’eau ou du lac où elles ont vu le jour, se nourrissant de divers invertébrés benthiques. Les adultes, comme les autres libellules, consomment une grande variété de petits insectes volants. En Colombie-Britannique, ils sont présents du milieu de juillet au milieu d’octobre. Les mâles volent au-dessus des zones d’eau libre, et non le long des rives. Les femelles déposent leurs œufs à la surface de l’eau. Les adultes se reposent parmi la végétation riveraine (herbacées vivaces, arbustes ou arbres), parfois directement sur le sol. (Mise à jour 2017/08/11)

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Menaces

La canalisation des cours d’eau a entraîné l’altération d’une grande partie de l’habitat du gomphe olive dans le sud de la vallée de l’Okanagan. L’expansion urbaine et résidentielle et l’aménagement de marinas et d’infrastructures de transport, la pollution générée par les bateaux à moteur et les perturbations occasionnées par les baigneurs aux plages les plus achalandées ont tous des répercussions éventuelles pour la survie des larves. L’introduction de poissons exotiques a altéré l’écologie des bassins de la rivière Okanagan et du ruisseau Christina. Ces poissons sont également d’importants prédateurs de larves d’odonates. Les deux bassins versants ont également été envahis par le myriophylle à épi, une plante aquatique agressive qui modifie les milieux aquatiques. L’exploitation du territoire, les pratiques agricoles, le ruissellement d’eaux pluviales, les réseaux d’égout, l’exploitation forestière et les activités touchant les parcours naturels et divers autres activités sont autant de sources de pollution. Les pesticides constituent une menace potentielle dans le sud de la vallée de l’Okanagan, car la rivière Okanagan traverse de nombreux vergers et vignobles. Même si la mise en place au cours des années 1980 de pratiques de traitement tertiaire des eaux usées dans toutes les principales agglomérations urbaines a permis de réduire considérablement les concentrations des principaux éléments nutritifs dans les eaux usées, l’eutrophisation causée par le lessivage des terres cultivées et les eaux usées demeure une importante source de préoccupation dans la vallée de l’Okanagan et le long de la rivière Thompson. (Mise à jour 2017/08/11)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Gomphe olive est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le gomphe olive (Stylurus olivaceus) au Canada (2011)

    Le gomphe olive est une libellule de la famille des Gomphidés. Les adultes mesurent de 56 à 60 mm de longueur. Les yeux sont largement séparés, et l’extrémité de l’abdomen est dilatée, en particulier chez les mâles. Les ailes sont transparentes. Le thorax est vert-gris avec de larges bandes mésothoraciques antérieures brunes, tandis que l’abdomen est noir avec une tache dorsale jaune sur chaque segment et du jaune sur les côtés. La larve est allongée et se reconnaît à ses crochets fouisseurs vestigiaux sur les tibias (partie médiane des pattes) antérieurs. Toutes les mentions de larves de gomphe olive au Canada sont fondées sur la découverte d’exuvies (dépouilles larvaires abandonnées par les adultes au moment de leur émergence) sur les rives.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Gomphe olive (2011)

    Cette libellule riveraine est extrêmement rare et a des yeux bleus remarquables. Elle n’est connue que dans cinq localités situées dans trois régions séparées de la Colombie-Britannique. Elle est restreinte à de petites zones le long de rivières chaudes des basses terres et peu souvent à des lacs où la qualité de l’habitat continue à connaître un déclin. Les menaces incluent la perte et la perturbation de l’habitat en raison des activités humaines, telles que les loisirs de plage, les répercussions de la présence d’espèces envahissantes de poissons et de plantes aquatiques ainsi que la pollution causée par les pesticides et les engrais nutritifs.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.