Profil d'espèce

Salamandre pourpre Population des Adirondacks et des Appalaches

Nom scientifique : Gyrinophilus porphyriticus
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Salamandre pourpre

Description

La salamandre pourpre (Gyrinophilus porphyriticus) compte parmi les plus grandes espèces de la famille des Pléthodontidés (salamandres sans poumons), sa longueur totale atteignant 23 cm. Les adultes sont habituellement de couleur rose ou orange et leur peau est couverte de réticulations, de taches ou de stries foncées et diffuses. Les larves, qui sont aquatiques, ont des branchies rougeâtres, n’ont pas de réticulations et prennent une couleur vive à la métamorphose. Les adultes et les larves sont caractérisés par une mince ligne pâle, qui va de l’œil au museau, un ventre pâle et une queue comprimée latéralement qui forme une nageoire. Au Canada, l’espèce est représentée seulement par la sous-espèce la plus largement répandue, la salamandre pourpre du nord (G. p. porphyriticus). (Mise à jour 2017/08/30)

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Répartition et population

La salamandre pourpre a une répartition éparse dans les ruisseaux de haute altitude du soulèvement des Appalaches de l’est de l’Amérique du Nord. L’aire de répartition canadienne de l’espèce va de la frontière américaine à Kinnear’s Mills, au Québec. Elle représente entre 0,7 % et 8,6 % de l’aire de répartition mondiale et est limitée aux altitudes de plus de 100 m à la périphérie des Appalaches. Les populations du Québec se trouvent dans deux régions – le piémont des Adirondacks et les Appalaches. L’espèce a aussi été observée dans la municipalité régionale de Niagara dans le sud de l’Ontario, mais cette population est considérée comme disparue. La superficie de la zone d’occurrence de l’espèce au Canada est de 17 237 km², ce qui inclut les 50 km² du piémont des Adirondacks. (Mise à jour 2017/08/30)

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Habitat

L’espèce est principalement associée aux ruisseaux d’amont de montagne à eau fraîche et bien oxygénée, à substrats rocheux ou graveleux abondants et dans lesquels les poissons prédateurs sont rares. Les adultes et les jeunes trouvent refuge dans les interstices entre les roches du lit des ruisseaux. Les adultes peuvent s’aventurer sur la berge pour se nourrir, alors que les larves, qui sont strictement aquatiques, demeurent dans le ruisseau. La femelle pond ses œufs sous de grosses roches ou d’autres abris, submergés ou partiellement enfoncés dans la berge. Les salamandres passent l’hiver au fond des ruisseaux ou cachées sous la berge, à l’abri du gel. Un couvert forestier abondant est nécessaire au maintien des caractéristiques de l’habitat essentiel. (Mise à jour 2017/08/30)

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Biologie

Le cycle vital de la salamandre pourpre comporte deux stades et se caractérise par une longue période larvaire de trois à six ans. L’espèce atteint la maturité sexuelle durant l’année qui suit la métamorphose, mais la maturité sexuelle peut être retardée en haute altitude. L’accouplement a lieu en été ou à l’automne, et les femelles pondent chaque année. La fécondité augmente avec la taille corporelle, et le nombre d’œufs varie de 9 à 132 dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. L’éclosion se produit à la fin de l’été ou au début de l’automne. La longévité est d’environ 10 ans. La petite taille de la salamandre pourpre, sa peau perméable et son stade vital en milieu aquatique rendent l’espèce sensible à la déshydratation et à l’acidification de l’eau. L’espèce est territoriale et nocturne. Elle se nourrit surtout d’invertébrés terrestres et aquatiques, mais il arrive qu’elle consomme de petites salamandres, y compris des congénères. La dispersion se fait principalement vers l’amont de corridors de ruisseaux. Les déplacements vers l’aval sont peu fréquents et relativement courts rarement de plus de 10 m). Les déplacements terrestres des adultes se limitent généralement à une distance de 2 m depuis le bord du ruisseau. (Mise à jour 2017/08/30)

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Menaces

Au cours des vingt dernières années, le développement résidentiel et la construction d’infrastructures récréatives (stations de ski, terrains de golf) se sont intensifiés dans les Appalaches, ce qui a entraîné la perte d’habitat dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. Des développements résidentiels et des parcs éoliens menacent et dégradent aussi l’habitat de la salamandre pourpre. L’altération ou la réduction de la qualité de l’eau et la baisse de débit demeurent les principales menaces pour la salamandre pourpre. En raison de leur long stade strictement aquatique, les larves sont vulnérables à l’acidification et à d’autres changements des conditions hydriques. La salamandre pourpre est vulnérable aussi à la contamination de l’eau par les pesticides et les herbicides. La récolte de bois a des répercussions négatives sur l’espèce, car elle altère les propriétés chimiques, la température et la qualité de l’eau ou l’approvisionnement en eau. Une autre importante répercussion négative de cette activité sur les salamandres pourpres est l’augmentation de l’envasement qui a pour conséquence de remplir les interstices qu’utilisent les salamandres pour se nourrir ou se mettre à l’abri. Une répercussion indirecte de la récolte de bois est la réduction des concentrations d’oxygène. (Mise à jour 2017/08/30)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Salamandre pourpre, Population des Adirondacks et des Appalaches, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le salamandre pourpre, population des Adirondacks et des Appalaches et population carolinienne (Gyrinophilus porphyriticus) au Canada (2011)

    La salamandre pourpre (Gyrinophilus porphyriticus) compte parmi les plus grandes espèces de la famille des Pléthodontidés (salamandres sans poumons), sa longueur totale atteignant 23 cm. Les adultes sont habituellement de couleur rose ou orange et leur peau est couverte de réticulations, de taches ou de stries foncées et diffuses. Les larves, qui sont aquatiques, ont des branchies rougeâtres, n’ont pas de réticulations et prennent une couleur vive à la métamorphose. Les adultes et les larves sont caractérisés par une mince ligne pâle, qui va de l’œil au museau, un ventre pâle et une queue comprimée latéralement qui forme une nageoire. Au Canada, l’espèce est représentée seulement par la sous?espèce la plus largement répandue, la salamandre pourpre du nord (G. p. porphyriticus).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Salamandre pourpre, Population des Adirondacks et des Appalaches (2011)

    Cette espèce se trouve dans les cours d’eau d’amont clairs et frais des Appalaches et des Adirondacks, dans le sud-est du Québec. Son habitat est menacé par plusieurs types de projets d’exploitation, y compris des centres de ski, des parcs éoliens et des terrains de golf, qui peuvent perturber la disponibilité de l’eau dans les cours d’eau. De façon similaire, les activités forestières ont une incidence sur l’habitat de la salamandre en réduisant l’ombrage, en altérant la température du cours d’eau et en augmentant le limon. L’introduction de poissons prédateurs pour la pêche sportive représente également une grave menace pour les larves de l’espèce ainsi que sur les adultes.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées. Décret concernant la Liste des espèces en péril (renvoi au COSEPAC)

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.