Profil d'espèce

Eulakane Population des rivières Nass et Skeena

Nom scientifique : Thaleichthys pacificus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Eulakane

Eulakane Photo 1
Eulakane Photo 2

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Description

L'eulakane est un poisson anadrome endémique du nord-est du Pacifique, une des dix espèces d'éperlans de la famille des Osmeridae. Il est également appelé poisson-chandelle, oolichan et ooligan, entre autres. L'eulakane est bien connu pour sa teneur élevée en huile et sa grande importance pour les Premières Nations en tant que source de nourriture et comme bien historiquement associé au troc avec d'autres tribus côtières ou continentales.

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Répartition et population

On trouve l'eulakane le long de la côte du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l'est de la mer de Béring. À l'intérieur de la Colombie-Britannique, on retrouve l'eulakane dans au moins 38 rivières. Toutefois, cette espèce passe plus de 95 % de sa vie dans le milieu marin. L'eulakane se reproduit presque exclusivement dans les rivières ayant une crue printanière et étant alimentées par des glaciers. Depuis le milieu des années 1990, les populations d'eulakanes au sud de la frontière de l'Alaska ont diminué de façon abrupte dans tous les cours d'eau de la région.

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Habitat

L'eulakane passe plus de 95 % de sa vie dans le milieu marin; il n'a besoin d'eau douce que pendant le frai, le stade de l'œuf et au début du stade larvaire. Après l'éclosion, les larves d'eulakanes atteignent rapidement l'estuaire, où elles passent quelques mois avant de migrer vers la haute mer en automne. Les eulakanes adultes sont démersaux et sont surtout présents à des profondeurs de 70 à plus de 200 mètres.

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Biologie

L'eulakane est un poisson de petite taille, généralement d'une longueur inférieure à 20 cm. Il ressemble à un petit saumon : il est doté d'une nageoire adipeuse et d'une longue nageoire anale, mais avec une plus petite tête et un corps plus fin et sans aileron charnu à la base de la nageoire pelvienne. L'eulakane présente des lignes caractéristiques sur l'opercule des branchies. Dans l'océan, l'eulakane habite près du fond où sa présence est souvent associée à celle des crevettes, se nourrissant de petits planctons et d'euphausiacés. L'eulakane constitue une riche source de nourriture pour divers poissons et mammifères marins prédateurs.

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Menaces

Les facteurs provoquant le déclin des populations d'eulakanes sur toute la côte sont inconnus. Les individus et leur habitat sont menacés, en eau douce comme en milieu marin. À l'heure actuelle, la pêche commerciale de l'eulakane est fermée. La pêche commerciale de l'espèce était pratiquée auparavant dans le fleuve Fraser et les rivières Nass, Skeena, Klinaklini et Kingcome. En ce moment, la pêche récréative est fermée dans toutes les eaux de marées, et la pêche récréative en eau douce au moyen de filets est interdite. Les Premières Nations pêchaient autrefois l'eulakane dans de nombreuses rivières, dont plusieurs sont désormais fermées à la pêche en raison du déclin des montaisons. L'eulakane fait l'objet de captures accidentelles dans certaines pêches commerciales, principalement la pêche au chalut de la crevette et du poisson benthique. La dégradation de l'habitat est locale et varie d'une rivière de frai à l'autre. Les activités suivantes sont susceptibles d'agir sur la mortalité de l'eulakane : dragage, pollution industrielle et agricole, aménagement du littoral et foresterie. Toutefois, il est peu probable que ces menaces puissent expliquer le déclin quasi synchrone de l'eulakane qui s'est produit sur l'ensemble de la côte. Le changement climatique peut avoir des répercussions sur les habitats marins et d'eau douce.

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Protection

Protection fédérale

En mai 2011, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population d'eulakane des rivières Nass et Skeena comme étant menacée et les populations de la côte centrale du Pacifique et du fleuve Fraser, comme étant en voie de disparition. La population des rivières Nass et Skeena a été réévaluée par le COSEPAC comme étant préoccupante en mai 2013. En raison de préoccupations liées à la conservation, Pêches et Océans Canada a mené sept activités depuis 1995 visant à protéger l'eulakane, notamment : la fermeture de la pêche commerciale de l'eulakane dans le fleuve Fraser, l'interruption des activités de dragage dans le fleuve Fraser durant la saison du frai de l'eulakane; la fermeture de la pêche à la crevette dans le détroit de la Reine-Charlotte; la mise en place de mesures de réduction des prises accessoires dans le cadre de la pêche commerciale de la crevette au chalut, entre autres au moyen de dispositifs de réduction des prises accessoires et de la possibilité de fermeture lorsque le nombre cumulé de prises accessoires d'eulakane est atteint; la fermeture de la pêche récréative à l'eulakane dans toutes les eaux de marées et tous les systèmes d'eau douce; et un relevé annuel des œufs et des larves afin de contrôler le stock du fleuve Fraser, en collaboration avec les Premières Nations.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Eulakane, population des rivières Nass et Skeena (2011)

    Cette espèce sémelpare à courte durée de vie est extrêmement riche en lipides et passe plus de 95 % de sa vie en milieu marin. La biomasse du stock reproducteur de cette population a atteint un creux historique de seulement 10 tonnes en 2008. La biomasse moyenne à long terme du stock reproducteur dans le fleuve Fraser pourrait avoir été d’environ 1 000 tonnes. Selon les séries chronologiques disponibles sur la biomasse du stock reproducteur, le taux de déclin sur une décennie a été estimé à 98 %. L’unique petite zone de frai constitue une seule localité.
  • Énoncé de réaction - Eulakane, Population des rivières Nass et Skeena (2013)

    Cette espèce à courte durée de vie passe plus de 95 % de son existence en milieu marin. Elle se reproduit dans le cours inférieur de deux rivières du nord de la Colombie-Britannique où ses aires de reproduction sont petites (

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la loi (2012)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2013)

    Le présent décret ajoute sept espèces et reclasse deux espèces à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Il modifie également l’annexe 1 en radiant une espèce figurant auparavant sur la liste comme une seule unité désignable, et en la remplaçant par deux unités désignables de la même espèce. Une unité désignable d’espèce terrestre, qui figure aussi sur la liste en tant qu’unité désignable plus importante, est retirée pour éviter les doublons. Ces modifications ont été appliquées à la suite d’une recommandation par le ministre de l’Environnement, agissant sur les conseils de l’autre ministre compétent, à savoir le ministre des Pêches et des Océans Canada. Un décret connexe, pris en vertu de l’article 76 de la LEP, exemptera les activités autorisées en vertu de la Loi sur les pêches des interdictions imposées par la LEP pour une période d’un an, concernant une espèce ajoutée à l’annexe 1 (truite fardée versant de l’Ouest).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.
  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.