Profil d'espèce

Eulakane Population centrale de la côte du Pacifique

Nom scientifique : Thaleichthys pacificus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique, Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Eulakane

Eulakane Photo 1
Eulakane Photo 2

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Description

L'eulakane est un poisson anadrome endémique du nord-est du Pacifique, une des dix espèces d'éperlans de la famille des Osmeridae. Il est également appelé poisson-chandelle, oolichan et ooligan, parmi d'autres.  L'eulakane est bien connu pour sa teneur élevée en huile et sa grande signification pour les Premières nations en tant que source de nourriture et comme bien pour le troc avec d'autres tribus côtières ou continentales.

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Répartition et population

On trouve l'eulakane le long de la côte du Pacifique, du nord de la Californie jusqu'à l'est de la mer de Béring. À l'intérieur de la Colombie-Britannique, on retrouve l'eulakane dans au moins 38 rivières; toutefois, cette espèce passe plus de 95 % de sa vie dans le milieu marin. L'eulakane se reproduit presque exclusivement dans les rivières ayant une crue printanière et étant alimentées par des glaciers. Depuis le milieu des années 1990, les populations de l'eulakane au sud de la frontière de l'Alaska ont diminué de façon inquiétante dans tous les cours d'eau de la région.

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Habitat

L'eulakane passe plus de 95 % de sa vie dans le milieu marin et n'entre dans les systèmes d'eau douce que pendant le frai et au stade d'œuf et de larve. Après l'éclosion, les larves d'eulakanes nagent rapidement jusque dans l'estuaire, à partir duquel elles effectuent une migration de quelques mois au large des côtes en automne. Les eulakanes adultes sont démersaux et se trouvent fréquemment à des profondeurs de 70 à plus de 200 mètres.

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Biologie

L'eulakane est un poisson de petite taille, généralement d'une longueur inférieure à 20 cm. Il ressemble à un petit saumon, doté d'une nageoire adipeuse et d'une longue nageoire anale, mais avec une plus petite tête, et un corps fin et sans aileron charnu à la base de la nageoire pelvienne. L'eulakane présente des lignes caractéristiques sur l'opercule des branchies.Dans l'océan, l'eulakane habite près du fond et est souvent associé aux crevettes, se nourrissant de petits planctons et d'euphausiacés. L'eulakane est lui-même une riche source de nourriture pour une variété de poissons et de mammifères marins prédateurs.

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Menaces

Les facteurs responsables du déclin des populations d'eulakane à la grandeur de la côte sont inconnus. Les individus et leur habitat sont menacés en eau douce comme en milieu marin. À l'heure actuelle, la pêche commerciale de l'eulakane est fermée. La pêche commerciale de l'espèce était pratiquée auparavant dans le fleuve Fraser et les rivières Nass, Skeena, Klinaklini et Kingcome. La pêche récréative en eau douce au moyen de filets est interdite et la pêche récréative en eaux de marée est ouverte dans les zones ne suscitant aucune préoccupation en matière de conservation. Les Premières Nations pêchaient autrefois l'eulakane dans de nombreuses rivières, mais bon nombre des pêches autochtones de cette espèce sont désormais fermées en raison du déclin des montaisons. L'eulakane fait l'objet de captures accidentelles dans certaines pêches commerciales, principalement la pêche au chalut de la crevette et du poisson benthique. La dégradation de l'habitat est locale et varie d'une rivière de frai à l'autre. Les activités suivantes sont susceptibles d'agir sur la mortalité de l'eulakane : dragage, pollution industrielle et agricole, aménagement du littoral et foresterie. Toutefois, il est peu probable que ces menaces puissent expliquer le déclin quasi synchrone de l'eulakane, qui s'est produit sur l'ensemble de la côte. Les effets du changement climatique peuvent avoir des répercussions sur l'habitat marin et d'eau douce.

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Protection

Protection fédérale

En mai 2011, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population d'eulakane des rivières Nass et Skeena comme étant menacée et les populations de la côte centrale du Pacifique et du fleuve Fraser, comme étant en voie de disparition. La population des rivières Nass et Skeena a été réévaluée par le COSEPAC comme étant préoccupante en mai 2013. En raison de préoccupations liées à la conservation, Pêches et Océans Canada a mené sept activités depuis 1995 visant à protéger l'eulakane, notamment : la fermeture de la pêche commerciale de l'eulakane dans le fleuve Fraser, l'interruption des activités de dragage dans le fleuve Fraser durant la saison du frai de l'eulakane; la fermeture de la pêche à la crevette dans le détroit de la Reine-Charlotte; la mise en place de mesures de réduction des prises accessoires dans le cadre de la pêche commerciale de la crevette au chalut, entre autres au moyen de dispositifs de réduction des prises accessoires et de la possibilité de fermeture lorsque le nombre cumulé de prises accessoires d'eulakane est atteint; la fermeture de la pêche récréative à l'eulakane dans toutes les eaux de marées et tous les systèmes d'eau douce; et un relevé annuel des œufs et des larves afin de contrôler le stock du fleuve Fraser, en collaboration avec les Premières Nations.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Eulakane, Population centrale de la côte du Pacifique (2011)

    Cette espèce sémelpare à courte durée de vie est extrêmement riche en lipides et passe plus de 95 % de sa vie en milieu marin. Toutes les populations dans la zone centrale de la côte du Pacifique sont considérablement plus réduites que celles qui soutenaient les importantes pêches qui étaient pratiquées par les Premières nations au cours des années 1800 et avant. Chaque rivière où le poisson a été observé a connu de graves déclins dans l’effectif de la remonte jusqu’au point d’une quasi disparition de l’espèce dans certaines rivières incluant Kitimat, Kemano et Bella Coola ainsi que celles à Rivers Inlet. Des déclins importants ont également été documentés pour les rivières Kingcome et Klinaklini, cependant il y a encore des remontes modestes dans ces secteurs.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation