Profil d'espèce

Bécasseau roussâtre

Nom scientifique : Tryngites subruficollis
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Nunavut, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Bécasseau roussâtre

Bécasseau roussâtre Photo 1

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Description

Le Bécasseau roussâtre (Tryngites subruficollis) est un oiseau de rivage de taille moyenne à face et à dessous de couleur chamois, et à taches brunes ou noires sur les ailes et le dos. Il est le seul oiseau de rivage d’Amérique du Nord à avoir un mode d’accouplement de type lek, selon lequel les mâles se rassemblent et affichent un comportement de pariade pour la recherche de femelles. (Mise à jour 2017/08/10)

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Bécasseau roussâtre Photo 4

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Répartition et population

Le Bécasseau roussâtre niche dans les régions arctiques de l’est de la Russie, de l’Alaska, du Yukon et du centre-nord du Canada. Il passe l’hiver en Amérique du Sud, principalement en Argentine, au Brésil et en Uruguay. Environ 87 % de l’aire de répartition de l’espèce en Amérique du Nord se trouve au Canada, et l’oiseau niche sur le versant nord du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, ainsi que dans l’archipel arctique canadien. Les adultes migrent vers le sud et l’aire d’hivernage en survolant l’intérieur de l’Amérique du Nord, alors que les jeunes ont tendance à se disperser jusqu’aux côtes de l’Atlantique et du Pacifique avant de se diriger vers le sud. La migration vers le nord et l’aire de reproduction est concentrée dans le centre des États-Unis et du Canada, une grande proportion de la population survolant l’Alberta et la Saskatchewan. (Mise à jour 2017/08/10)

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Habitat

L’aire de reproduction se trouve exclusivement dans des habitats de toundra. Durant la migration et durant l’hiver, le Bécasseau roussâtre occupe surtout les habitats de prairies. Avant l’établissement des Européens en Amérique du Nord, l’habitat de halte pour les individus migrateurs était principalement constitué de prairies à herbacées courtes indigènes qui étaient broutées par le bison. Or, la majeure partie de cet habitat est cultivé depuis ce temps. De nos jours, les oiseaux font halte principalement dans divers sites transformés par les humains, comme les champs cultivés, les terrains de golf, les pistes d’aéroports, les gazonnières et les pâturages broutés par les animaux d’élevage. Le Bécasseau roussâtre passe l’hiver principalement dans les pampas d’Amérique du Sud, où le broutement des animaux d’élevage contribue au maintien de la structure d’herbacées courtes que préfère l’oiseau. Les populations hivernantes occupent aussi souvent les environs des lagunes côtières. (Mise à jour 2017/08/10)

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Biologie

Les mâles et les femelles arrivent ensemble dans l’aire de reproduction de l’Arctique, de la fin de mai à la mi-juin. Les mâles affichent un comportement de pariade dans les territoires pour attirer les femelles. Les femelles n’ont qu’une nichée de quatre œufs, et le nid est aménagé sur le sol. Au début de septembre, la plupart des individus s’envolent vers leur aire d’hivernage. Le régime alimentaire du Bécasseau roussâtre comprend des insectes terrestres et des araignées, des invertébrés aquatiques et des graines de végétaux. (Mise à jour 2017/08/10)

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Menaces

La perte d’habitat, la fragmentation et la dégradation de l’habitat constituent probablement les principales menaces pour les populations de Bécasseaux roussâtres. En Arctique, l’habitat de reproduction chevauche des zones d’exploitation minière, pétrolière ou gazière. Dans une grande partie du reste de l’habitat de migration et de l’habitat d’hivernage, les prairies indigènes ont pour la plupart disparu, et l’espèce occupe de nos jours des habitats transformés par les humains. L’utilisation régulière des terres cultivées par le Bécasseau roussâtre l’expose peut-être aux produits agrochimiques, alors que les changements dans les pratiques agricoles (p. ex. la modification des régimes de pâturages et les semis directs) peuvent faire diminuer la disponibilité de la nourriture et limiter l’habitat adéquat. De plus, l’élaboration de projets d’énergie éolienne le long de la voie migratoire d’Amérique du Nord pourrait avoir des répercussions négatives sur l’espèce. Les changements climatiques peuvent avoir des impacts sur le Bécasseau roussâtre de plusieurs manières. L’avancée vers le nord de la végétation arbustive modifiera profondément son habitat de nidification dans la toundra. La hausse du niveau de la mer et l’augmentation des précipitations pourraient entraîner l’inondation de l’habitat côtier de l’espèce dans l’aire de reproduction et dans l’aire d’hivernage. Des tempêtes plus fréquentes et plus intenses pourraient faire augmenter le taux de mortalité des jeunes durant la migration le long de la côte atlantique. Il est prévu aussi que les changements climatiques causeront des sécheresses plus fréquentes et plus graves dans les prairies canadiennes et les grandes plaines des États-Unis, ce qui pourrait entraîner des répercussions négatives sur l’habitat de milieux humides et d’étangs saisonniers et mener à une réduction de la disponibilité de la nourriture durant la migration. (Mise à jour 2017/08/10)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bécasseau roussâtre (2013)

    L’Arctique canadien comporte environ 87 % de l’aire de nidification nord-américaine de cet oiseau de rivage et environ 75 % de la population mondiale. L’espèce était autrefois commune et peut-être même abondante historiquement, mais elle a connu un grave déclin découlant de la chasse intensive pratiquée à des fins commerciales à la fin des années 1800 et au début des années 1900. Dès les années 1920, elle aurait été sur le point de disparaître. La population s’est accrue depuis qu’il est interdit de chasser cet oiseau en Amérique du Nord, mais ses effectifs demeurent de loin inférieurs au nombre d’individus présents avant le début de la pratique de la chasse. Il y a des indications que la population a subi un déclin dans les dernières décennies, et de nombreuses organisations de conservation considèrent l’espèce préoccupante dans toute son aire de répartition. Toutefois, il est difficile de faire un suivi efficace de cette espèce, et les données nécessaires à l’estimation des tendances démographiques sont actuellement manquantes. Hors de la période de reproduction, la perte et la dégradation de son habitat de prairie spécialisé, tant dans ses aires d’hivernage en Amérique du Sud que le long de ses couloirs de migration, sont considérées comme présentant les menaces les plus graves.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.