Profil d'espèce

Méné des plaines

Nom scientifique : Hybognathus placitus
Autres noms/noms précédents : Hybognathus placitis
Taxonomie : Poissons
Distribution : Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Méné des plaines Photo 1

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Description

Le méné des plaines (Hybognathus placitus) appartient à la famille des cyprinidés. Le méné des plaines est une des quatre espèces de Hybognathus que l’on retrouve au Canada. Il présente les caractéristiques suivantes : Ce petit poisson mesure de 50 à 90 millimètres de longueur, mais peut atteindre 125 millimètres; Corps allongé et légèrement comprimé; Tête courte et triangulaire; Museau arrondi; Yeux relativement petits; Nageoires pointues plutôt qu’arrondies; Dos allant de l’ocre au vert olive, les flancs argentés et le ventre blanc; Poids maximum de 15 grammes; Les mâles qui fraient développent des petites bosses (tubercules) sur la tête et le dos ainsi que sur la nageoire pectorale. Le méné des plaines peut vivre jusqu’à trois ans.

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Habitat

Le méné des plaines est très répandu au centre des États- Unis, dans une zone au centre du continent allant de l’est du Nouveau-Mexique, du centre du Texas et de l’ouest de l’Arkansas vers le nord jusqu’au Dakota du Nord et au Montana. Au Canada, on a découvert la présence de méné des plaines en 2003 dans une aire restreinte au sud de la Saskatchewan comprenant un ruisseau (Rock Creek) et une partie d’un de ses affluents (Morgan Creek). Le méné des plaines forme des bancs dans des rivières et des cours d’eau au fond sablonneux ou vaseux des grandes plaines centrales. Présent aussi bien dans les petites rivières que dans les fleuves, le méné des plaines préfère les eaux calmes, peu ou moyennement profondes et d’un niveau de turbidité plus ou moins élevé. Le niveau de ces cours d’eau de petite ou moyenne importance connaît des fluctuations saisonnières – sécheresse, crues soudaines, fortes précipitations – qui exigent une capacité considérable d’adaptation aux variations naturelles de la qualité de l’eau. Le frai nécessite de courants modérés afin de maximiser la répartition à aval des oeufs fécondés et d’en favoriser l’incubation. Étant donné la date relativement récente de la découverte du méné des plaines au Canada, l’information au sujet de son évolution provient surtout des études sur les populations aux États-Unis. Beaucoup des poissons meurent après le frai. Le méné des plaines connaît une longue période de frai et se reproduit souvent après les périodes où le courant est le plus fort. L’activité reproductive a lieu surtout au printemps; cependant, elle a été aussi observée pendant l’été. Les femelles portent moins de 1 000 oeufs. Une fois les oeufs éclos, la croissance est rapide et les juvéniles atteignent pratiquement leur taille adulte avant la fin du premier été.

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Menaces

L’aire de répartition de l’espèce au Canada est très restreinte; on ne l’a retrouvée qu’à un emplacement dans le sud de la Saskatchewan. Au nord de leur aire de répartition, cette région méridionale de la Saskatchewan connaît des sécheresses, des températures extrêmes et une dégradation de la qualité de l’habitat en raison des eaux d’écoulements agricoles et de l’impact potentiel des espèces envahissantes (par exemple, la carpe commune).

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Méné des plaines (Hybognathus placitus) au Canada (2013)

    Des quatre espèces appartenant au genre Hybognathus présentes au Canada, le méné des plaines (Hybognathus placitus) est celle dont la répartition géographique est la plus limitée. Le méné des plaines est un poisson de petite taille, de couleur argentée, dont le corps est légèrement comprimé et la tête, triangulaire et arrondie. Il est difficile d’identifier le méné des plaines sur le terrain, et l’identification définitive nécessite souvent une dissection en laboratoire du processus postérieur de l’os basioccipital, qui constitue l’un des principales caractéristiques pour l’identification à l’espèce. Le méné des plaines atteint une longueur maximale et un poids maximal de 125 mm et de 15 g, respectivement, et certains individus peuvent vivre jusqu’à 3 ans.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Méné des plaines (2013)

    Au Canada, ce petit poisson a une aire de répartition très limitée, soit à seulement une ou deux localités étant des petits cours d’eau sujets à la sécheresse. L’espèce nécessite de longues étendues d’eau vive pour compléter son cycle de vie. D’autres menaces à l’approvisionnement en eau découlant de barrages d’irrigation additionnels et la sécheresse excessive augmenteraient les risques pour l’espèce.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies (2016)

    Le Plan d’action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national du Canada des Prairies. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées par la Loi sur les espèces en péril (LEP, art. 47) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans ce plan profiteront aussi à d’autres espèces régulièrement présentes dans le parc national des Prairies pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Le méné des plaines (2013)

    Le méné des plaines forme des bancs dans des rivières et des cours d’eau au fond sablonneux ou vaseux des grandes plaines centrales. Présent aussi bien dans les petites rivières que dans les fleuves, le méné des plaines préfère les eaux calmes, peu ou moyennement profondes et d’un niveau de turbidité plus ou moins élevé. Le niveau de ces cours d’eau de petite ou moyenne importance connaît des fluctuations saisonnières – sécheresse, crues soudaines, fortes précipitations – qui exigent une capacité considérable d’adaptation aux variations naturelles de la qualité de l’eau.