Profil d'espèce

Limace à grand manteau

Nom scientifique : Magnipelta mycophaga
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Limace à grand manteau

Description

La limace à grand manteau est le seul membre du genre Magnipelta. Il s’agit d’une limace de grande taille, qui mesure jusqu’à 80 mm de longueur. Sa caractéristique la plus remarquable est son grand manteau, qui couvre presque complètement le dos. Le corps brun havane porte des taches noires irrégulières, et chaque bord du manteau présente une rayure noire irrégulière. L’espèce est endémique au nord du bassin du Columbia et aux montagnes adjacentes, région qui abrite de nombreux végétaux et animaux uniques. (Mise à jour 2017/08/11)

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Répartition et population

La limace à grand manteau est présente dans le sud-est de la Colombie-Britannique, le nord-ouest du Montana, le nord de l’Idaho et l’extrême nord-est de l’État de Washington. Environ la moitié de l’aire de répartition mondiale de l’espèce se trouve en Colombie-Britannique; le reste se trouve principalement dans le Montana. En Colombie-Britannique, l’aire de répartition de l’espèce s’étend depuis la frontière canado-américaine jusqu’au parc provincial de Wells Gray et depuis les environs de Trail jusqu’à Fernie. Elle englobe certaines portions des Rocheuses, des monts Columbia (chaînes de Purcell, Selkirk et Monashee) et des hautes terres de Shuswap. La répartition de l’espèce semble extrêmement éparse dans la vaste aire de répartition, et correspond peut-être à la disponibilité des milieux humides adéquats et à la faible capacité de dispersion des limaces. En date de novembre 2010, il n’existe que 13 mentions de l’espèce provenant de sites épars, qu’on attribue à 9 populations. On a fouillé des centaines de sites, principalement pendant la dernière décennie, en vue d’y trouver des limaces et des escargots terrestres. (Mise à jour 2017/08/11)

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Habitat

La limace à grand manteau occupe les forêts de conifères qui poussent à altitude moyenne à élevée et a besoin de conditions fraîches et humides. En Colombie-Britannique, l’espèce a été trouvée dans la zone biogéoclimatique intérieure à thuya et pruche et dans la zone biogéoclimatique à épinette d’Engelmann et à sapin subalpin, à des altitudes de 800 à 2 060 m. Les limaces vivent dans des microsites très humides, qui abritent souvent une végétation herbacée abondante telle que celle trouvée dans les couloirs d’avalanche et les zones d’éclaboussement des ruisseaux en cascade, mais on les rencontre aussi sur le parterre forestier, dans des zones ombragées sous le couvert forestier. Les limaces sont souvent associées à des troncs d’arbres en décomposition et à d’autres gros débris ligneux. Par temps humide, on les observe également sous des roches, dans des talus stables. Depuis 1960, l’aire de répartition de la limace à grand manteau se fragmente de plus en plus sous l’effet de l’exploitation forestière, de l’agriculture, de l’élevage du bétail, de l’exploitation minière, des aménagements hydroélectriques, de la création de corridors de transport et de la conversion des terres en zones résidentielles. Des superficies considérables de forêts à altitude moyenne à élevée sont encore intactes grâce à l’existence d’un réseau de zones protégées et de l’inaccessibilité des terrains, mais l’exploitation forestière et les autres activités d’extraction des ressources continuent à s’étendre dans les forêts à haute altitude.(Mise à jour 2017/08/11)

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Biologie

On en sait très peu sur le cycle vital de la limace à grand manteau. L’espèce est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’elle possède les organes reproducteurs femelles et mâles, mais l’échange de sperme entre individus, plutôt que l’autofécondation, est probablement la norme, comme chez la plupart des autres limaces. Les limaces pondent des œufs et peuvent vivre plus de 1 an; on ne sait pas si elles sont en mesure de se reproduire dans leur première année de vie, mais l’on croit que cela est possible. Elles sont actives en conditions humides, du printemps à l’automne, et semblent préférer des températures de substrat de 12 à 15 °C. Les besoins en micromilieux frais et humides confinent probablement l’aire de répartition de l’espèce dans le paysage et augmentent la vulnérabilité de cette dernière aux activités humaines qui altèrent les caractéristiques hydrologiques ou les microclimats du parterre forestier. À l’instar d’autres gastéropodes terrestres, l’espèce devrait avoir une faible capacité de dispersion. La limace à grand manteau manifeste un comportement inhabituel lorsqu’elle est perturbée. En effet, quand elle est provoquée, elle a tendance à déployer son grand manteau, telles des ailes. Ce comportement effraie peut-être le prédateur ou exagère la taille de la limace, dissuadant ainsi ce dernier à l’avaler. (Mise à jour 2017/08/11)

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Menaces

Il n’existe aucune estimation de la taille ou des tendances des populations. Il n’existe que 13 mentions de l’espèce en Colombie-Britannique, ce qui représente seulement 15 individus (1992 à 2010). De nouveaux sites continuent d’être trouvés grâce aux activités de recherche accrues. Toutefois, il est évident que la répartition de l’espèce est extrêmement irrégulière, et ce, même dans l’habitat apparemment adéquat. Certaines parcelles d’habitat sont petites, ce qui soulève des questions quant à la viabilité des populations. Les six sites qui abritaient autrefois l’espèce ont été visités en 2010; l’espèce n’a été vue que près de l’un d’entre eux, mais aussi dans deux nouveaux sites intercalaires. Étant donné la répartition éparse de l’espèce dans le paysage, sa faible capacité de dispersion et la distribution éparse des parcelles d’habitat humide adéquat, il est très probable que des populations ont disparu au cours du siècle dernier et continuent de disparaître à cause de la dégradation de l’habitat. (Mise à jour 2017/08/11)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la limace à grand manteau (Magnipelta mycophaga) au Canada (2013)

    La limace à grand manteau est le seul membre du genre Magnipelta. Il s’agit d’une limace de grande taille, qui mesure jusqu’à 80 millimètres de longueur. Sa caractéristique la plus remarquable est son grand manteau, qui couvre presque complètement le dos. Le corps brun havane porte des taches noires irrégulières, et chaque bord du manteau présente une rayure noire irrégulière. L’espèce est endémique au nord du bassin du Columbia et aux montagnes adjacentes, région qui abrite de nombreux végétaux et animaux uniques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace à grand manteau (2013)

    Cette limace de grande taille, qui mesure jusqu’à 80 mm de longueur, est endémique à la région correspondant au nord du bassin du Columbia, dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Environ la moitié de l’aire de répartition mondiale de l’espèce s’étend jusque dans le sud-est de la Colombie-Britannique. L’espèce se trouve dans un certain nombre de parcelles d’habitat largement séparées et elle est confinée aux endroits frais et humides dans les forêts de conifères qui poussent en moyenne ou haute altitude. Bien que des centaines de sites aient été fouillés pour trouver des limaces et des escargots terrestres dans l’aire de répartition de cette limace, principalement au cours de la dernière décennie, il n’existe, en date de novembre 2010, que 13 mentions de celle-ci au Canada. Depuis les années 1960, son habitat est devenu de plus en plus fragmenté. Le nombre et la variété des menaces incluant la coupe forestière, l’aménagement et les activités à des fins récréatives, les incendies de forêt et les changements dans les régimes d’humidité causés par les changements climatiques, augmentent le niveau de risque.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.