Profil d'espèce

Méné à grandes écailles Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent

Nom scientifique : Macrhybopsis storeriana
Taxonomie : Poissons
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Méné à grandes écailles Non active Préoccupante

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Image de Méné à grandes écailles

Méné à grandes écailles Photo 1

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Description

Le méné à grandes écailles (Macrhybopsis storeriana), qui fait partie de la famille des ménés (Cyprinidae), est la seule espèce du genre Macrhybopsis au Canada. Elle possède les caractéristiques suivantes : Le corps est gros et épais; la taille moyenne varie entre 100 et 150 millimètres de long; la longueur maximale est de 231 millimètres; la couleur est gris-vert pâle sur le dos, argent sur les côtés et blanc argenté dessous; une légère bande latérale est habituellement observée; la bouche subinfère est de taille modérée et le museau est plus long que la bouche; un barbillon fin est habituellement présent au bout du maxillaire (le coin de la mâchoire supérieur); le diamètre des yeux est relativement large; la nageoire caudale est nettement fourchue et légèrement pigmentée à l’exception des trois ou quatre rayons de nageoire inférieurs qui sont blancs.

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Répartition et population

L’aire de répartition du méné à grandes écailles s’étend à l’est du lac Winnipeg jusqu’au bassin des Grands Lacs, puis au sud dans le réseau hydrographique du fleuve Mississippi du Minnesota au golfe du Mexique. Au Canada, la population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent est présente dans le bassin des Grands Lacs, en se limitant aux lacs Érié et Sainte-Claire et à la partie extrême sud du lac Huron. La population de la Saskatchewan-Nelson (réévaluée comme espèce « non en péril » en 2012) se trouve dans le sud du lac Winnipeg et dans les bassins versants des rivières Assiniboine et Red dans le Manitoba, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud et le Minnesota.

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Habitat

En Ontario, le méné à grandes écailles se trouve dans les grands lacs et leurs affluents à une profondeur de 7,6 à 12 mètres, bien qu’il ait déjà été pris jusqu’à une profondeur de 20 mètres. Habituellement, le substrat du méné est composé de vase et de sable, mais l’espèce est parfois associée à des substrats durs comme le gravier, les moellons, les blocs de roche ou les substrats rocheux. L’espèce n’est généralement pas associée à la végétation aquatique.

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Biologie

La reproduction du méné à grandes écailles est peu connue. Le méné à grandes écailles devient mature à 1 an et vit jusqu’à 3 ou 4 ans. Une femelle peut produire jusqu’à 12 000 œufs. Le méné à grandes écailles fraie au printemps ou au début de l’été (de mai à juillet) dans une eau entre 19 et 23 degrés Celsius; toutefois, les lieux de frai et les exigences relatives à l’habitat de frai restent méconnus. Dans le lac Érié, on a observé l’espèce quitter les eaux libres pour se rendre dans des zones littorales au début du printemps, peut-être pour frayer.

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Menaces

Le méné à grandes écailles était considéré comme une espèce commune du lac Érié jusque dans les années 1950. Son déclin rapide dans les années 1960 a coïncidé avec la dégradation de son habitat et l’eutrophisation causée par le ruissellement urbain et agricole. Cela a entraîné une mauvaise qualité de l’eau, une prolifération d’algues et l’épuisement des niveaux d’oxygène dans l’eau. Les conséquences sur les populations d’invertébrés ont réduit le nombre de proies. Bien que certaines menaces aient diminué ces dernières années, notamment la décharge d’éléments nutritifs dans le lac Érié, de nombreuses autres demeurent. Au nombre des menaces récentes, mentionnons les espèces aquatiques envahissantes, la récolte de poissons-appâts et le changement climatique.

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Protection

Protection fédérale

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a réévalué le méné à grandes écailles (population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) comme une espèce en voie de disparition. En 2012, le COSEPAC a divisé cette espèce en deux groupes distincts : 1) la population des rivières Saskatchewan et Nelson; et 2) la population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent. La population des rivières Saskatchewan et Nelson n’est pas jugée en péril par COSEPAC. Le méné à grandes écailles est actuellement désigné comme une espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez www.especesaquatiquesenperil.gc.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Un plan de gestion était écrit pour le méné à grandes écailles (2012). Le plan est un document de planification axé sur l’action qui désigne les activités de conservation et les mesures relatives à l’utilisation des terres qu’il faut prendre pour éviter, à tout le moins, que l’espèce préoccupante ne devienne menacée ou en voie de disparition. Le présent plan de gestion prend appui sur le programme de rétablissement élaboré pour la région Essex-Érié (une zone qui inclut l’ouest du lac Érié, la rivière Detroit et les rives sud du lac Sainte Claire), fréquentée par le méné à grandes écailles. Certaines mesures ont déjà été prises et profitent directement ou indirectement à l’espèce, notamment le Plan d’action du lac Winnipeg, lequel vise à réduire les concentrations d’azote et de phosphore dans le lac, ainsi que des programmes de surveillance mis en œuvre pour recueillir des données démographiques sur les populations de ménés à grandes écailles.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Méné à grandes écailles (Macrhybopsis storeriana) au Canada (2013)

    Le méné à grandes écailles (Macrhybopsis storeriana) affiche les caractéristiques suivantes : barbillon mince à chaque extrémité de la bouche; museau arrondi qui fait saillie au-dessus de la bouche; grands yeux sur la moitié supérieure de la tête; moins de 50 écailles dans la bande latérale; flancs argentés sans marques; nageoire dorsale plutôt antérieure. Le méné à grandes écailles atteint une longueur maximale de 231 mm (longueur totale).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Méné à grandes écailles, Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent (2013)

    Ce poisson de petite taille est indigène des Grands Lacs centraux et a une petite aire de répartition au Canada. Son abondance a connu un important déclin au cours des dix dernières années. De plus, la plus longue série de périodes consécutives comportant les plus faibles taux d’abondance a été observée au cours des cinq dernières années. L’espèce est évaluée comme faisant face à un risque élevé de disparition du pays à cause de plusieurs menaces, incluant la dégradation de l’habitat, la compétition avec des espèces exotiques envahissantes et les changements climatiques. L’espèce est considérée en péril dans plusieurs états limitrophes, incluant le Michigan et l’État de New York.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Le méné à grandes écailles (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) (2014)

    Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a réévalué le méné à grandes écailles (populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) comme une espèce en voie de disparition. En 2012, le COSEPAC a divisé cette espèce en deux groupes distincts : i) la population des rivières Saskatchewan et Nelson; et ii) la population des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent. La population des rivières Saskatchewan et Nelson n’est pas jugée en péril. Le méné à grandes écailles est actuellement désigné comme une espèce préoccupante en vertu de la Loi fédérale sur les espèces en péril en fonction de la dernière évaluation, et il a obtenu une protection juridique en juin 2003. Une réévaluation en vertu de la Loi sur les espèces en péril suivra. En tant qu’espèce préoccupante, elle fait l’objet d’un plan de gestion. Si les populations venaient à être jugées en voie de disparition, un programme de rétablissement serait mis au point.