Profil d'espèce

Naseux d'Umatilla

Nom scientifique : Rhinichthys umatilla
Taxonomie : Poissons
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Naseux d'Umatilla

Naseux d'Umatilla Photo 1

Haut de la page

Description

Ce membre de la famille des carpes présente une partie dorsale sombre, et des flancs couleur crème avec quelques taches noires diffuses. Lors de la période de reproduction, les nageoires pelviennes des mâles sont de couleur orange à rouge. Le corps trapu peut atteindre une longueur de 12 cm. La bouche est surplombée par le museau, et la lèvre supérieure est séparée du museau par un sillon. L’espèce se distingue par la présence d’un barbillon arrondi à chaque coin de la bouche.

Haut de la page

Répartition et population

Les populations de Naseux d’Umatilla des bassins hydrographiques des rivières Similkameen, Kettle, Columbia, Slocan et Kootenay sont les seules connues au Canada. Aux États-Unis, l’espèce est présente dans tout le bassin de drainage de la rivière Columbia, au nord du Bonneville Dam, et probablement dans les rivières du nord de l'Oregon, et dans la rivière Snake en Idaho. Les populations en amont du nord des États-Unis et du Canada, sont isolées des populations en aval des rivières Similkameen, Okanagan, et Columbia, soit par des chutes infranchissables ou des habitats inadéquats. La dispersion en amont sur la rivière Similkameen et son tributaire, le Tulameen, serait limitée par des chutes et/ou la température froide de l’eau en altitude. À l’exception des 20 grands spécimens de Naseux d’Umatilla (>40 mm) capturés dans le ruisseau Otter, seulement 13 adultes ont été capturés en Colombie Britannique. Toujours dans cette province, des juvéniles ont été capturés dans les cours inférieurs des rivières Similkameen, Kettle, Kootenay et Columbia. Aucun juvénile ne fut trouvé avec les adultes du ruisseau Otter, laissant supposer l’absence de reproduction dans ce cours d’eau. Les tendances démographiques des populations ne sont pas connues, mais des mentions rapportent l’espèce dans le bassin de la rivière Similkameen depuis au moins 1963 et depuis 1956 dans le ruisseau Otter.

Haut de la page

Habitat

Le Naseux d’Umatilla préfère les habitats riverains avec un fond de galets et de roches, où le courant est assez rapide pour empêcher l'envasement. Il se retrouve le long des berges à une profondeur de moins d’un mètre. Les rivières Kootenay et Columbia possèdent de longues sections qui ont de grosses roches arrondies et polies et où les sédiments sont emportés par le courant lors des crues de printemps. Les espaces entre ces roches procurent des abris pour les poissons de grande taille, et les algues vertes qui recouvrent ces roches en été et à l'automne fournissent de la nourriture. Cette espèce semble préférer les eaux productives de basse altitude plutôt que les eaux froides et moins riches des hauteurs./"!$%??????? La partie de la rivière Columbia située en aval du barrage Keenleyside à Castlegar, en Colombie Britannique, semble avoir une abondance d'habitats propices à l'espèce. Cependant, les fluctuations du régime des eaux dues au barrage semblent empêcher l’espèce d’occuper cette section de la rivière. En général, les barrages hydro-électriques actuels ou prévus transforment les secteurs d’eaux vives en réservoirs. Les impacts de ces changements sur le Naseux d’Umatilla devraient être évalués.

Haut de la page

Biologie

La reproduction a probablement lieu à la fin du printemps et en été, comme chez les espèces apparentées. Les jeunes de l’année mesurent en général moins de 40 mm de longueur. L’espérance de vie et le taux de croissance des adultes ne sont pas connus.

Haut de la page

Menaces

L'apparente prédilection du Naseux d’Umatilla pour les habitats riverains avec un fond de galets et de roches, et où le courant est suffisant pour empêcher l'envasement, rend certainement l’espèce vulnérable aux modifications de l’habitat entraînant une augmentation de cet envasement. Celle-ci peut provenir de la construction de barrages ou des eaux de ruissellement, de la transformation de cours d’eau en réservoirs, et de la pollution industrielle, agricole ou provenant des activités domestiques. Les impacts de la compétition avec les autres poissons benthiques et de la prédation sur la taille des populations canadiennes de Naseux d’Umatilla ne sont pas connus.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

Les espèces qui ont été désignées en péril par le COSEPAC depuis la rédaction de la Loi sur les espèces en péril (LEP) doivent être ajoutées à l'annexe 1 au moyen d'une modification réglementaire. Des renseignements sur cette procédure sont disponibles dans la section évaluation. Si l'espèce Naseux d'Umatilla est ajoutée à l'annexe 1, elle bénéficiera des mesures de protection prévues dans la LEP. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protége les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La Loi sur les pêcheries du Canada interdit la destruction des habitats de poissons. En Colombie Britannique, une réglementation provinciale encadre la collecte et le transport des poissons dans la province, et une réglementation sur le contrôle de la qualité des eaux permet de la maintenir à un niveau acceptable.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le naseux d'Umatilla (Rhinichthys umatilla) au Canada (2010)

    Le naseux d’Umatilla est un poisson d’eau douce qui appartient à la famille des Cyprinidés (« ménés »). Malgré les incertitudes entourant son origine et ses liens évolutionnaires, ce naseux est réputé constituer une espèce véritable dont on croit qu’elle tire son origine de l’hybridation passée entre le naseux moucheté et le naseux léopard. Cette conclusion s’appuie sur la morphologie du naseux d’Umatilla le situant entre les deux espèces parentes, sur l’écologie de cette espèce, ainsi que sur des résultats préliminaires d’examens génétiques moléculaires. C’est un méné de petite taille (longueur à la fourche < 100 mm) dont le corps est le plus haut à la nageoire dorsale et qui prend une forme effilée aux extrémités. Ordinairement, les adultes portent sur les flancs et sur le dos de nombreuses taches foncées et irrégulières. Du fait que l’hybridation est évoquée pour expliquer son origine, l’espèce présente un grand intérêt scientifique.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Naseux d'Umatilla Rhinichthys umatilla (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Naseux d'Umatilla Nom scientifique Rhinichthys umatilla Statut Menacée Justification de la désignation Ce petit poisson d’eau douce a une distribution limitée au Canada comprenant des habitats qui ont été profondément modifiés par les nombreux aménagements hydroélectriques (transformation des habitats riverains en habitats de réservoir, régimes d’écoulement altérés). Il est probable que l’habitat continuera à diminuer et à se détériorer en raison des activités hydroélectriques, des changements climatiques et de l’intensification des activités d’extraction de l’eau. L’espèce est également vulnérable aux espèces aquatiques envahissantes qui sont largement réparties dans la portion des rivières Columbia-Kootenay comprise dans son aire. Les nouveaux aménagements hydroélectriques et de stockage des eaux proposés dans le bassin de la rivière Similkameen représentent une menace potentielle importante pour la qualité de l’habitat. Répartition British Columbia Historique du statut Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2010.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Naseux d'Umatilla (2010)

    Ce petit poisson d’eau douce a une distribution limitée au Canada comprenant des habitats qui ont été profondément modifiés par les nombreux aménagements hydroélectriques (transformation des habitats riverains en habitats de réservoir, régimes d’écoulement altérés). Il est probable que l’habitat continuera à diminuer et à se détériorer en raison des activités hydroélectriques, des changements climatiques et de l’intensification des activités d’extraction de l’eau. L’espèce est également vulnérable aux espèces aquatiques envahissantes qui sont largement réparties dans la portion des rivières Columbia-Kootenay comprise dans son aire. Les nouveaux aménagements hydroélectriques et de stockage des eaux proposés dans le bassin de la rivière Similkameen représentent une menace potentielle importante pour la qualité de l’habitat.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.