Profil d'espèce

Hirondelle de rivage

Nom scientifique : Riparia riparia
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Hirondelle de rivage

Description

L’Hirondelle de rivage est un petit oiseau chanteur insectivore dont le dessus est brun et le dessous, blanc, et qui se caractérise par une bande foncée sur la poitrine. Elle se distingue des autres hirondelles en vol par ses battements d’ailes rapides et irréguliers, ainsi que par son cri, un gazouillis bourdonnant presque constant. L’espèce est très sociale toute l’année et bien visible à ses colonies de nidification, où elle niche dans des terriers qu’elle creuse dans les talus verticaux en cours d’érosion. (Mise à jour 2017/08/04)

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Répartition et population

L’Hirondelle de rivage a une vaste répartition; on la trouve sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique et de l’Australie. En Amérique du Nord, elle se reproduit un peu partout dans les deux tiers des États-Unis les plus au nord, jusqu’à la limite des arbres. Elle se reproduit dans toutes les provinces et dans tous les territoires canadiens, sauf peut-être au Nunavut. Elle hiverne principalement en Amérique du Sud. (Mise à jour 2017/08/04)

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Habitat

L’Hirondelle de rivage se reproduit dans une grande variété de sites naturels et artificiels comportant des talus verticaux, notamment les berges des cours d’eau, les falaises le long des lacs et des océans, les carrières d’agrégats, les tranchées de route et les amoncellements de terre. Elle recherche les substrats composés d’un mélange de sable et de limon pour creuser ses terriers de nidification. Les sites de nidification ont tendance à être éphémères à cause de la nature dynamique de l’érosion des talus. Ils sont souvent situés près de milieux terrestres ouverts utilisés pour l’alimentation en vol (p. ex. prairies, prés, pâturages et terres agricoles). Les vastes milieux humides servent de sites de repos communautaire nocturne après la reproduction et durant la migration et l’hivernage. (Mise à jour 2017/08/04)

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Biologie

L’Hirondelle de rivage se reproduit en colonies allant de quelques couples à quelques milliers de couples. En Amérique du Nord, elle ne produit qu’une couvée par année, et son succès de nidification est souvent assez élevé. L’âge moyen des nicheurs varie vraisemblablement de 1,7 à 2 ans. (Mise à jour 2017/08/04)

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Menaces

Bien qu’aucune menace en particulier ne semble responsable du déclin de l’Hirondelle de rivage, les effets cumulatifs de plusieurs facteurs pourraient occasionner des déclins. La perte d’habitat de reproduction et d’alimentation est manifeste, surtout du fait des projets de lutte contre l’érosion et de maîtrise des crues (barrages), des activités de gestion des agrégats, de la conversion de pâturages en terres cultivées et du boisement. La destruction des nids durant l’excavation d’agrégats peut également représenter une menace significative dans certaines zones. Les changements climatiques peuvent réduire la survie en hiver ou le potentiel de reproduction, tandis que l’utilisation répandue de pesticides peut causer une diminution de l’abondance ou de la diversité des insectes volants. Les menaces durant la migration et dans les lieux d’hivernage sont en grande partie inconnues, mais leur connaissance pourrait être essentielle pour élucider le déclin de l’espèce. (Mise à jour 2017/08/04)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’Hirondelle de rivage (Riparia riparia) au Canada (2014)

    L’Hirondelle de rivage est un petit oiseau chanteur insectivore dont le dessus est brun et le dessous, blanc, et qui se caractérise par une bande foncée sur la poitrine. Elle se distingue des autres hirondelles en vol par ses battements d’ailes rapides et irréguliers, ainsi que par son cri, un gazouillis bourdonnant presque constant. L’espèce est très sociale toute l’année et bien visible à ses colonies de nidification, où elle niche dans des terriers qu’elle creuse dans les talus verticaux en cours d’érosion.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hirondelle de rivage (2013)

    Cette espèce largement répandue a subi un grave déclin à long terme, sa population canadienne ayant chuté de 98 % au cours des 40 dernières années. Comme pour beaucoup d’autres insectivores aériens, le déclin se poursuit, mais il est moins prononcé depuis les années 1980. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs de 2001 à 2011 indiquent une perte potentielle de 31% de la population pendant cette période de 10 ans. Les raisons de ces déclins ne sont pas bien comprises, mais les effets cumulatifs de plusieurs menaces seraient probablement en cause, notamment la perte d’habitat de reproduction et d’alimentation, la destruction des nids occasionnée par l’excavation d’agrégats, les collisions avec des véhicules, l’utilisation généralisée de pesticides, qui réduit l’abondance des proies, ainsi que les effets des changements climatiques, qui peuvent limiter la survie ou le potentiel de reproduction.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de l’Île-du-Prince-Édouard couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard (PNIPE) établies dans la Gazette du Canada, ainsi que les terres publiques adjacentes au parc détenues et administrées par Parcs Canada, y compris le secteur Greenwich. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action établies par la Loi sur les espèces en péril (LEP, art. 47) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un plan d’action et qui sont observées régulièrement à ces endroits. Les mesures décrites dans ce plan procureront aussi des avantages aux autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent régulièrement dans le PNIPE ou les terres publiques fédérales adjacentes.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kouchibouguac et les lieux historiques nationaux du Canada associés vise les terres et les eaux se trouvant dans les limites de quatre endroits: le parc national du Canada Kouchibouguac (PNK) et d’autres terres administrées par Parcs Canada relevant de l’unité de gestion du Nord du Nouveau-Brunswick qui fournissent un habitat adéquat aux espèces ciblées dans le présent plan d’action (le lieu historique national [LHN] du Canada du Fort-Beauséjour – Fort-Cumberland, le LHN de Beaubassin – Fort-Lawrence, le LHN de Grand-Pré). Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action établies dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) (article 47) en ce qui concerne les espèces pour lesquelles un tel plan est nécessaire et que l’on trouve régulièrement à ces endroits. Les mesures décrites dans le présent plan d’action apporteront aussi des bienfaits à d’autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui fréquentent régulièrement le PNK et les LHN associés.
  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Pukaskwa (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Pukaskwa couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national du Canada Pukaskwa. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le parc national Pukaskwa (PNP) pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement à la situation des espèces mentionnées à l'annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.