Profil d'espèce

Limace de Haida Gwaii

Nom scientifique : Staala gwaii
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Limace de Haida Gwaii

Description

La limace de Haida Gwaii (Staala gwaii) a été découverte en 2003 dans l’archipel Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte) et a par la suite aussi été trouvée sur la péninsule Brooks de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Les deux régions présentent des écosystèmes uniques et abritent de nombreuses espèces et sous-espèces rares du fait de l’histoire glaciaire de ces îles. La limace de Haida Gwaii est le seul gastéropode terrestre connu de l’ouest de l’Amérique du Nord qui est une relique de l’époque préglaciaire, et sa répartition est demeurée limitée à des secteurs restreints. Cette limace de petite taille, dont l’adulte ne mesure que de 1 à 2 cm, a une apparence distinctive. Le manteau est soulevé en une bosse prononcée, et l’ensemble du corps (queue, cou et manteau) est couvert de petites projections, ou papilles, dont l’extrémité est souvent noire. La coloration du corps va du noir de jais au gris ou au brun clair; une marbrure foncée est souvent présente sur le manteau. (Mise à jour 2017/07/28)

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Répartition et population

La limace de Haida Gwaii a été trouvée dans les îles Moresby et Graham, les deux îles principales de l’archipel Haida Gwaii, et sur la péninsule Brooks, dans le nord-ouest de l’île de Vancouver. À Haida Gwaii, l’espèce a été signalée à 11 sites, qui pourraient représenter au total six populations, trois sur chacune des deux îles susmentionnées. Comme aucun relevé ciblant les gastéropodes n’a été réalisé dans une grande partie de l’habitat potentiellement propice à l’espèce dans les îles, habitat qui se trouve particulièrement dans les secteurs alpins et subalpins et les forêts montagnardes, on pense qu’il y a probablement d’autres sites abritant l’espèce et populations. (Mise à jour 2017/07/28)

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Habitat

On trouve le plus souvent les limaces de Haida Gwaii dans des milieux ouverts de type subalpin à végétation de krummholz. L’habitat de l’espèce se caractérise par la présence d’arbres rabougris épars, de baissières où poussent des graminées et des arbustes bas, et d’un sol presque saturé souvent couvert de mousse. En forêt, l’espèce est présente en altitude et n’a été trouvée que sporadiquement dans les forêts de faible altitude à Haida Gwaii, dans lesquelles le gros des activités de recherche a été réalisé. On pense qu’il est important que l’habitat de l’espèce présente des micromilieux humides, ainsi que des débris ligneux grossiers, des roches ou un épais tapis de mousse permettant aux limaces de s’abriter contre les prédateurs et les conditions rigoureuses. (Mise à jour 2017/07/28)

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Biologie

Le cycle vital et les mœurs de la limace de Haida Gwaii sont mal connus. Des jeunes de très petite taille récemment éclos ont été trouvés de juillet à septembre, et des adultes apparaissent dans les échantillons en automne. La durée d’une génération est probablement de un an. Les limaces se dispersent très peu, comme en témoigne leur répartition extrêmement éparse dans les forêts de faible altitude de Haida Gwaii. Cette répartition éparse pourrait aussi indiquer que l’espèce ne peut se maintenir dans les zones renfermant une densité relativement élevée de prédateurs d’invertébrés et d’espèces concurrentes, y compris d’autres gastéropodes. (Mise à jour 2017/07/28)

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Menaces

La limace de Haida Gwaii a besoin de micromilieux frais et humides et pourrait donc être particulièrement vulnérable à l’altération des régimes de température et d’humidité. On pense que les principales menaces pesant sur l’espèce proviendraient des changements climatiques et, à Haida Gwaii, de l’altération de l’habitat lié au broutage exercé par les cerfs de Sitka, espèce qui a été introduite dans l’archipel. L’exploitation forestière constitue une menace à certains sites de l’île Graham. On prévoit que les changements climatiques entraîneront une destruction et une altération des milieux alpins et subalpins propices à l’espèce, où se trouvent les deux tiers des sites connus pour l’abriter, du fait de la progression en altitude de la limite des arbres. Les zones alpine et subalpine à Haida Gwaii et sur la péninsule Brooks se trouvent à des altitudes relativement faibles et connaîtraient donc un rétrécissement rapide. Les cerfs introduits sont présents un peu partout à Haida Gwaii, notamment dans les secteurs alpins et subalpins, et ont profondément altéré la végétation du sous-étage forestier, mais leurs effets spécifiques sur la limace de Haida Gwaii n’ont pas encore été mesurés. Le broutage des cerfs peut réduire l’accumulation de litière et accroître l’exposition du sol au soleil et au vent, d’où une réduction de l’humidité dans les microsites utilisés par les limaces. On a signalé des baisses des effectifs de gastéropodes terrestres dues au broutage d’ongulés sur de petites îles de Haida Gwaii et dans le nord de l’Europe. (Mise à jour 2017/07/28)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Limace de Haida Gwaii (Staala gwaii) au Canada (2014)

    La limace de Haida Gwaii (Staala gwaii) a été découverte en 2003 dans l’archipel Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte) et a par la suite aussi été trouvée sur la péninsule Brooks de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Les deux régions présentent des écosystèmes uniques et abritent de nombreuses espèces et sous-espèces rares du fait de l’histoire glaciaire de ces îles. La limace de Haida Gwaii est le seul gastéropode terrestre connu de l’ouest de l’Amérique du Nord qui est une relique de l’époque préglaciaire, et sa répartition est demeurée limitée à des secteurs restreints. Cette limace de petite taille, dont l’adulte ne mesure que de 1 à 2 cm, a une apparence distinctive. Le manteau est soulevé en une bosse prononcée, et l’ensemble du corps (queue, cou et manteau) est couvert de petites projections, ou papilles, dont l’extrémité est souvent noire. La coloration du corps va du noir de jais au gris ou au brun clair; une marbrure foncée est souvent présente sur le manteau.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace de Haida Gwaii (2013)

    Cette petite limace est une relique des refuges non glaciés dans l’archipel Haida Gwaii et sur la péninsule Brooks du nord-ouest de l’île de Vancouver. Elle représente une espèce et un genre récemment décrits et elle ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde. Elle vit principalement dans des microhabitats frais et humides dans la zone subalpine, mais elle a également été trouvée dans quelques sites boisés. Le broutage par les cerfs introduits dans l’archipel Haida Gwaii a grandement modifié l’habitat de l’espèce et a probablement réduit sa population; ce broutage est apparemment en augmentation à des altitudes plus élevées. Les changements climatiques menacent également de réduire l’étendue de l’habitat subalpin privilégié par la limace.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.