Profil d'espèce

Hémileucin de Nuttall

Nom scientifique : Hemileuca nuttalli
Autres noms/noms précédents : Hemileuca nuttallii
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2015
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Hémileucin de Nuttall

Description

L’hémileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli) est une grande espèce de papillon nocturne qui appartient à la famille des Saturniidés. Chez les adultes des deux sexes, les ailes antérieures mesurent 32 à 39 mm de longueur et sont blanches à jaune pâle, tandis que les ailes postérieures sont jaune vif; les deux paires d’ailes sont ornées d’un motif d’épaisses marques noires. Les chenilles sont noires et hérissées d’épines et atteignent une longueur d’environ 50 mm au dernier stade. (Mise à jour 2016/12/20)

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Répartition et population

L’aire de répartition mondiale de l’hémileucin de Nuttall s’étend du nord au sud depuis l’extrême sud de la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, jusqu’au nord de l’Arizona et au Nouveau-Mexique. Au Canada, l’espèce a été observée dans trois régions du sud de la vallée de l’Okanagan : 1) Osoyoos; 2) Oliver (emplacement précis du site inconnu); 3) lac Vaseux. Les mentions les plus récentes de l’espèce ont été enregistrées en 2002, près du lac Vaseux, et en 1986, dans la réserve écologique Hayne’s Lease (à environ 8 km au nord d’Osoyoos). On ignore si l’occurrence de la réserve écologique de Hayne’s Lease correspond exactement au site où ont été enregistrées les mentions historiques étiquetées « Osoyoos », et l’emplacement exact de l’observation d’Oliver est inconnu. Les recherches ciblées effectuées à six sites en 2009 (adultes) et à 16 sites en 2014 (chenilles) se sont révélées infructueuses. Le site où l’espèce avait été observée en 2002 a été revisité lors des recherches ciblées effectuées en 2014. (Mise à jour 2016/12/20)

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Habitat

Au Canada, l’hémileucin de Nuttall se rencontre à faible altitude sur les pentes sèches et dégagées de steppes arbustives à graminées cespiteuses où sa seule plante hôte larvaire connue au Canada, la purshie tridentée (Purshia tridentata), atteint son abondance maximale. Son principal habitat est la communauté végétale à purshie tridentée et à stipe chevelue qui, sous l’effet de la perte d’habitat, est aujourd’hui fragmentée et couvre moins de 33 % de sa superficie historique dans la vallée de l’Okanagan, soit environ 3 200 ha. (Mise à jour 2016/12/20)

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Biologie

L’hémileucin de Nuttall est univoltin, et son cycle vital est probablement étalé sur 1 ou 2 ans. Les œufs, déposés sur les plantes hôtes à la fin de l’été, passent l’hiver et éclosent habituellement au printemps suivant, à la fin d’avril ou en mai. Les jeunes chenilles sont grégaires, mais les chenilles plus âgées adoptent un mode de vie solitaire. À la fin du cinquième stade, les chenilles se tissent un cocon dans la litière de feuilles ou dans un terrier peu profond, et les adultes émergent plus tard durant la saison ou possiblement au cours de l’année suivante. Au Canada, la période de vol connue s’étend d’août au début de septembre, mais la durée de vie individuelle des adultes est beaucoup plus courte (les adultes ne s’alimentent pas). Les adultes sont diurnes et affichent un pic d’activité en après-midi. Les deux sexes volent rapidement. Depuis un perchoir approprié, les femelles émettent des phéromones pour attirer des partenaires en vue de l’accouplement. (Mise à jour 2016/12/20)

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Menaces

Les effets cumulés de la perte cumulée d’habitat et de la dégradation et de la fragmentation des parcelles d’habitat restantes causées par l’agriculture (principalement l’aménagement de vignobles et de vergers) et le développement résidentiel et commercial représentent les plus importantes menaces pour les populations d’hémileucins de Nuttall au Canada. (Mise à jour 2016/12/20)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hémileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli) au Canada (2016)

    L’hémileucin de Nuttall (Hemileuca nuttalli) est une grande espèce de papillon nocturne qui appartient à la famille des Saturniidés. Chez les adultes des deux sexes, les ailes antérieures mesurent 32 à 39 mm de longueur et sont blanches à jaune pâle, tandis que les ailes postérieures sont jaune vif; les deux paires d’ailes sont ornées d’un motif d’épaisses marques noires. Les chenilles sont noires et hérissées d’épines et atteignent une longueur d’environ 50 mm au dernier stade.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hémileucin de Nuttall (2017)

    Ce grand papillon nocturne, voyant et remarquable est restreint à l’habitat de la purshie tridentée dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. Ce type d’habitat a connu un déclin considérable en qualité et en étendue au cours du dernier siècle et demeure menacé par la conversion continue en viticulture, le développement résidentiel et commercial ainsi que par l’impact des incendies. Ce papillon nocturne est rare au Canada, peu d’individus ont été observés depuis la première mention en 1920. Des fluctuations potentiellement importantes dans la taille de la population pourraient affecter sa viabilité à long terme.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1