Profil d'espèce

Ambystoma unisexué Population dépendante de la salamandre à petite bouche

Nom scientifique : Ambystoma laterale - texanum
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Ambystoma unisexué

Description

Les populations d’Ambystoma formées uniquement de femelles (individus unisexués) sont membres de la famille des salamandres fouisseuses, soit les Ambystomatidés. Leur morphologie, variable, est déterminée par leurs génomes nucléaires. Les individus unisexués qui possèdent deux garnitures chromosomiques ou plus de la salamandre à points bleus (A. laterale) sont noirs et présentent des mouchetures bleues plus ou moins nombreuses, des membres relativement courts et une tête étroite. Les individus unisexués qui possèdent deux garnitures chromosomiques ou plus de la salamandre de Jefferson (A. jeffersonianum) sont quant à eux plus gros, leur peau est de couleur grise ou brune avec quelques mouchetures bleues, leurs membres sont relativement plus longs et leur tête est plus large. Enfin, les individus unisexués qui possèdent au moins deux garnitures chromosomiques de la salamandre à petite bouche (A. texanum) sont gris, leur corps est plus mince et leur tête est étroite. Les Ambystoma unisexués partagent tous un ADN mitochondrial très similaire, différent de celui des espèces bisexuées. Ces individus ont un système génétique unique et représentent une lignée monophylétique distincte qui est apparue il y a de 3 à 5 millions d’années, ce qui en fait la plus ancienne lignée connue de vertébrés unisexués. Les œufs se forment normalement par gynogenèse. Ce processus exige du sperme, qui provient d’espèces sympatriques bisexuées. Le sperme ne sert qu’à déclencher la formation des œufs et n’est habituellement pas incorporé au développement de l’embryon. Dans de rares cas, le sperme est incorporé et, lorsque l’ADN du sperme est incorporé, la ploïdie des embryons augmente (de triploïde à tétraploïde). (Mise à jour 2017/01/24)

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Répartition et population

Les salamandres unisexuées se trouvent en association avec les espèces bisexuées appropriées, dont les mâles servent de donneurs de sperme. L’aire de répartition géographique des salamandres unisexuées du genre Ambystoma coïncide à peu près avec les forêts décidues et mixtes du nord est de l’Amérique du Nord, soit de la Nouvelle-Écosse et des États de la Nouvelle-Angleterre à l’Indiana. La limite nord de l’aire de répartition se trouve au Minnesota, dans le centre-nord de l’Ontario et dans le sud du Québec, et la limite sud se trouve au Kentucky. Trois unités désignables sont prises en compte dans le présent rapport, selon les espèces dont les mâles servent de donneurs de sperme. Au Canada, les salamandres unisexuées se trouvent en association avec la salamandre à points bleus en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Ontario, avec la salamandre de Jefferson en Ontario et avec la salamandre à petite bouche sur l’île Pelée, dans le lac Érié, en Ontario. Au Canada, des populations unisexuées de salamandres sont présentes au sein de toutes les populations connues de salamandres de Jefferson et de salamandres à petite bouche, ainsi que dans la majorité des populations de salamandres à points bleus qui ont été examinées. Les salamandres unisexuées peuvent être beaucoup plus nombreuses que les individus des espèces sympatriques bisexuées qui servent de donneurs de sperme. (Mise à jour 2017/01/24)

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Habitat

Les salamandres unisexuées ont les mêmes besoins en matière d’habitat que leurs espèces donneuses de sperme respectives. Elles se trouvent normalement dans des forêts décidues ou mixtes qui contiennent des étangs de reproduction convenables ou qui y sont adjacentes. Ces étangs sont habituellement des mares éphémères ou printanières qui s’assèchent à la fin de l’été. L’habitat terrestre se situe dans des boisés humides où les salamandres s’abritent des prédateurs et du dessèchement sous des arbres tombés ou des pierres, ainsi que dans des terriers de mammifères. Les adultes s’alimentent lorsque les conditions sont humides la nuit, sur le tapis forestier, à moins de 1 km de l’étang de reproduction. Ces salamandres ont aussi besoin de sites d’hivernage sous la ligne de gel. (Mise à jour 2017/01/24)

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Biologie

En conjonction avec les individus de leurs espèces donneuses de sperme respectives, les adultes unisexués migrent en direction et en provenance des étangs de reproduction la nuit, très tôt au printemps. La plupart de ces épisodes de migration coïncident avec la pluie ou des conditions très humides. Des mâles sympatriques bisexués prennent part à la parade nuptiale et, un jour ou deux après l’accouplement, les salamandres unisexuées pondent plusieurs masses d’œufs sur des brindilles ou de la végétation émergente à diverses profondeurs dans l’étang de reproduction. La ponte peut aussi avoir lieu sous la glace. La durée du développement des œufs et des larves est variable et dépend de la température. Les larves sont carnivores et se nourrissent d’une variété d’invertébrés; elles sont aussi cannibales. Au Canada, les larves se métamorphosent normalement en juillet ou au début août, et quittent l’étang. Les jeunes et les adultes sont entièrement terrestres, sauf durant la période de reproduction annuelle. (Mise à jour 2017/01/24)

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Menaces

La perte de donneurs de sperme sexués constitue un facteur limitatif unique aux salamandres unisexuées du genre Ambystoma, car celles-ci ont besoin de mâles diploïdes sexués pour se reproduire. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont : i) l’élimination partielle ou absolue de l’habitat convenable causée par l’aménagement des terres, y compris la perte d’étangs de reproduction, d’arbres et de couverture végétale; ii) les obstacles (routes, clôtures anti-érosion) qui bloquent les voies migratoires reliées aux étangs de migration; iii) l’assèchement prématuré des étangs durant l’été. (Mise à jour 2017/01/24)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Ambystoma unisexué , Population dépendante de la salamandre à petite bouche (2017)

    Ces salamandres unisexuées inhabituelles ne sont présentes que sur une seule île isolée au Canada (île Pelée dans le lac Érié) et dépendent pour le recrutement d’une espèce donneuse de sperme en voie de disparition, la salamandre à nez court (Ambystoma texanum). De nombreuses menaces pèsent sur la salamandre, ce qui rend son existence précaire. Ces menaces comprennent la prédation et la modification de l’habitat par les dindons sauvages introduits, les activités de drainage qui peuvent causer l’assèchement précoce des étangs de reproduction, la mortalité attribuable à la circulation routière pendant les migrations saisonnières, le développement urbain et les activités récréatives.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1