Profil d'espèce

Limace gainée

Nom scientifique : Zacoleus idahoensis
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Limace gainée

Description

La limace gainée est une petite (20 à 24 mm de longueur) limace au corps effilé; la queue est carénée, et les côtés et la queue portent des sillons longitudinaux et obliques. La limace gainée est de couleur gris uni ou gris brunâtre. De petites mouchetures pâles sur le manteau et la queue donnent à la limace une teinte bleuâtre. L’espèce est endémique à la région des forêts humides du bassin nord du fleuve Columbia, qui présente de nombreuses espèces végétales et animales uniques.

Haut de la page

Répartition et population

L’aire de répartition mondiale de la limace gainée comprend le nord de l’Idaho, le nord ouest du Montana et le sud est de la Colombie Britannique. Dans cette province, la limace gainée est présente dans des localités isolées de la région des Kootenay, au sud du 49°22’N, à moins de 25 km environ de la frontière canado américaine. Depuis le début des années 1990, des relevés de Gastéropodes terrestres ont été réalisés à plus de 700 sites dans la région des Kootenay; les relevés récents visaient spécifiquement l’espèce et d’autres limaces indigènes. Il existe des mentions de l’espèce à neuf sites. L’aire de répartition (zone d’occurrence) de la limace gainée au Canada est estimée à 1 892 km2 si l’on tient compte de ces occurrences.

Haut de la page

Habitat

En Colombie Britannique, la limace gainée a été trouvée surtout dans des peuplements de conifères d’âges divers, allant de 40 à 50 ans jusqu’à la forêt ancienne (plus de 200 ans); la plupart des mentions proviennent de vieilles forêts ombragées. L’espèce occupe souvent les zones riveraines et les ravines associées aux petits affluents à débit rapide, aux zones de suintement ou à d’autres microsites très humides. Les microhabitats humides et les refuges que constituent les troncs d’arbres en décomposition semblent importants pour la limace gainée.

Haut de la page

Biologie

L’histoire naturelle de la limace gainée est peu connue. Il s’agit d’une espèce hermaphrodite (qui possède à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles) et qui pond des œufs. Il est présumé que les juvéniles survivent à l’hiver, mais la proportion d’adultes qui survivent aussi n’est pas connue. La durée d’une génération est probablement de un an ou légèrement plus, selon la petite taille corporelle des adultes et l’espérance de vie relativement courte des limaces de la famille des Arionidés en général. Les limaces gainées se nourrissent de champignons et d’hépatique, et probablement aussi d’autres végétaux vivants ou en état de décomposition. Il est présumé que la capacité de déplacement de l’espèce est faible. En général, les limaces ont une faible capacité de dispersion si les humains, le vent ou l’eau ne les aident pas à se déplacer; aucun de ces modes de transport passifs n’est connu pour la limace gainée, ce qui aggrave les effets de la fragmentation de l’habitat sur sa répartition dans le paysage.

Haut de la page

Menaces

La taille et les tendances des populations de limaces gainées ne sont pas connues. Les relevés effectués visaient principalement à clarifier la répartition de l’espèce et non pas à estimer son abondance. Les mentions de l’espèce en Colombie Britannique ont été faites de 2009 à 2014, ce qui ne permet pas de dégager les tendances des populations. Des déclins soutenus sont présumés, parce que l’exploitation forestière et d’autres causes continuent à dégrader l’habitat. Aux États Unis, la limace gainée serait en déclin en raison de la perte d’habitat.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la limace gainée (Zacoleus idahoensis) au Canada (2017)

    La limace gainée est une petite (20 à 24 mm de longueur) limace au corps effilé; la queue est carénée, et les côtés et la queue portent des sillons longitudinaux et obliques. La limace gainée est de couleur gris uni ou gris brunâtre. De petites mouchetures pâles sur le manteau et la queue donnent à la limace une teinte bleuâtre. L'espèce est endémique à la région des forêts humides du bassin nord du fleuve Columbia, qui présente de nombreuses espèces végétales et animales uniques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace gainée (2017)

    Au Canada, cette limace est confinée à une petite aire dans la région de Kootenay du sud-est de la Colombie-Britannique, généralement à une distance de 25 km de la frontière canado-américaine. La plupart des mentions de l’espèce sont dans des peuplements forestiers de conifères ombragés plus âgés allant d’approximativement 50 ans à plus de 200 ans. L’espèce occupe souvent des zones riveraines et autres microsites très humides. Les menaces comprennent l’exploitation forestière et la récolte du bois, ainsi que les conséquences prévues des changements climatiques incluant une augmentation des conditions de sécheresse et des incendies de forêt. Un déclin de l’aire, de l’étendue et de la qualité de l’habitat est prévu. Le faible nombre de sous-populations dispersées rend l’espèce vulnérable aux perturbations naturelles et humaines.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1