Profil d'espèce

Chien de prairie

Nom scientifique : Cynomys ludovicianus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Description

Le chien de prairie est un rongeur fouisseur diurne qui vit en colonies. Son corps mesure entre 35 et 42 cm, ses pattes sont courtes, sa queue est noire à l’extrémité, ses oreilles sont petites et brunes à brun rougeâtre, et sa fourrure ventrale est blanc cassé. Le chien de prairie, importante composante des écosystèmes indigènes des prairies à graminées courtes et mixtes, fournit un habitat de reproduction à deux espèces en voie de disparition, soit le Pluvier montagnard et la Chevêche des terriers. Il constitue aussi une proie importante de plusieurs espèces rares et en voie de disparition, notamment le putois d’Amérique (récemment réintroduit). La population canadienne de chiens de prairie est considérée comme une population locale distincte parce qu’elle est située dans la portion la plus septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce en plus d’être isolée des populations aux États-Unis. (Mise à jour 2017/07/21)

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Répartition et population

Le chien de prairie se rencontre dans les prairies à graminées courtes et mixtes d’Amérique du Nord, depuis le nord du Mexique jusqu’en Saskatchewan, au Canada. L’espèce a disparu de la partie qui va de l’est du Texas vers l’est du Dakota du Nord. Dans les endroits où elle persiste, la zone d’occupation réelle est limitée, et les colonies sont essentiellement petites et isolées. Au Canada, la population se trouve dans la vallée du cours inférieur de la rivière Frenchman et les zones adjacentes du sud-ouest de la Saskatchewan. La population canadienne se répartit en 18 colonies, toutes proches les unes des autres (12 km2); les échanges entre colonies sont probables, et l’on considère que la population forme une seule unité désignable. Une seconde population, près d’Edmonton, en Alberta, est issue d’individus élevés en captivité qui se sont échappés; elle n’est donc pas traitée, conformément aux lignes directrices du COSEPAC. (Mise à jour 2017/07/21)

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Habitat

Le chien de prairie vit dans des prairies aux sols capables de soutenir des réseaux de terrier étendus. L’étendue spatiale des colonies de chiens de prairie tend à être stable en l’absence d’éclosions de peste sylvatique, et l’espèce peut occuper la même zone pendant de nombreuses années. Les colonies sont caractérisées par une végétation courte et de nombreux monticules de terre (souvent de 30 à 60 cm de haut) édifiés à l’entrée de chaque terrier. (Mise à jour 2017/07/21)

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Biologie

Le chien de prairie est herbivore, se nourrissant principalement d’herbes. Les individus vivent en groupes familiaux (coteries) composés de 1 mâle et de 2 à 4 femelles; 1 ou 2 petits âgés de 12 mois à 2 ans peuvent également être présents. Les coteries sont regroupées en colonies. Les individus âgés de plus de 2 ans s’accouplent en mars-avril, puis 2 à 6 petits naissent en mai. L’âge maximal consigné est de 5 ans pour les mâles et de 8 ans pour les femelles. Ce sont surtout les mâles de 12 mois à 2 ans qui se dispersent. Le chien de prairie hiberne 4 mois en hiver. (Mise à jour 2017/07/21)

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Menaces

La population canadienne représente une seule localité parce que deux menaces, soit la peste sylvatique épizootique et les sécheresses, peuvent perturber l’ensemble de la population sur une courte période. En 2010, on a trouvé au Canada un seul chien de prairie mort de la peste sylvatique. La peste est soupçonnée d’avoir causé la perte d’une petite colonie de 4 ha située à plus de 10 km de l’endroit où l’individu mort a été trouvé. En 2011, des petits ont été aperçus à l’endroit où le cas de peste avait été répertorié, ce qui donne à penser qu’il ne s’agissait pas d’une éclosion épizootique puisque de nombreuses colonies voisines n’ont pas disparu. Les sécheresses limitent la production de nourriture et expliquent probablement les fluctuations des niveaux de population. Les sécheresses sont un phénomène naturel, mais on prévoit que leur fréquence augmentera. La récente (2009) réintroduction du putois d’Amérique a exposé les chiens de prairie à un prédateur qu’il n’avait pas rencontré depuis 70 ans, et la résilience de la population canadienne à la peste sylvatique et à la prédation par le putois n’est pas claire. L’impact du putois d’Amérique sur le chien de prairie est surveillé, mais aucun résultat n’était disponible au moment de la rédaction du présent rapport. La plupart des autres menaces sont mineures, principalement parce que les activités menées au sein de la zone réglementée protégée qui abrite les colonies sont restreintes. L’expansion de la population au-delà de la zone actuelle serait nécessaire pour que l’espèce se rétablisse et que le COSEPAC retire sa désignation, mais les menaces nombreuses à l’extérieur de la zone réglementée rendent peu probable l’expansion. (Mise à jour 2017/07/21)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Chien de prairie est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Putois d'Amérique / Chien de prairie

  • Joanne Tuckwell - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 204-984-2416  Téléc. : 204-983-0031  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chien de prairie (Cynomys ludovicianus) au Canada (2012)

    Le chien de prairie est un rongeur fouisseur diurne qui vit en colonies. Son corps mesure entre 35 et 42 cm, ses pattes sont courtes, sa queue est noire à l’extrémité, ses oreilles sont petites et brunes à brun rougeâtre, et sa fourrure ventrale est blanc cassé. Le chien de prairie, importante composante des écosystèmes indigènes des prairies à graminées courtes et mixtes, fournit un habitat de reproduction à deux espèces en voie de disparition, soit le Pluvier montagnard et la Chevêche des terriers. Il constitue aussi une proie importante de plusieurs espèces rares et en voie de disparition, notamment le putois d’Amérique (récemment réintroduit). La population canadienne de chiens de prairie est considérée comme une population locale distincte parce qu’elle est située dans la portion la plus septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce en plus d’être isolée des populations aux États-Unis.
  • Mise à jour Rapport de situation du COSEPAC sur le chien de prairie (Cynomys ludovicianus) au Canada (2000)

    Le chien de prairie ne se trouve que dans une très petite région du Canada, à la limite septentrionale de son aire de répartition, et il s’y trouve séparé géographiquement de ses congénères du Sud par une distance supérieure à la distance normale de dispersion de l’espèce. La population canadienne est donc particulièrement sensible aux activités humaines et à certains phénomènes naturels.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Chien de prairie (2013)

    Ce petit mammifère est limité à une population relativement petite dans le sud de la Saskatchewan. Le changement de statut d’espèce préoccupante à espèce menacée est fondé principalement sur la menace de l’augmentation des sécheresses et la peste sylvatique, lesquelles pourraient causer d’importants déclins de populations si elles se produisent fréquemment. Les prédictions pointent vers une augmentation de la fréquence des sécheresses en raison des changements climatiques. La peste sylvatique a été enregistrée pour la première fois en 2010. Bien que la population canadienne se trouve dans une aire protégée, elle existe dans une petite zone et elle est isolée des autres populations, lesquelles sont toutes situées aux États-Unis.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies (2016)

    Le Plan d’action visant diverses espèces du parc national du Canada des Prairies couvre les terres et les eaux se trouvant à l’intérieur des limites du parc national du Canada des Prairies. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées par la Loi sur les espèces en péril (LEP, art. 47) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans ce plan profiteront aussi à d’autres espèces régulièrement présentes dans le parc national des Prairies pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion pour le chien de prairie (Cynomys ludovicianus) au Canada (2009)

    Le but du présent plan de gestion est d’empêcher que la population de chiens de prairie au Canada ne devienne menacée ou en voie de disparition, en faisant en sorte d’assurer une probabilité d’au moins 90 % que cette population soit toujours présente dans 100 ans. Dans le parc national des Prairies (Agence Parcs Canada), on laissera les populations de chiens de prairie fluctuer en réponse aux phénomènes naturels comme les sécheresses ou la prédation. Grâce à une surveillance régulière, on sera en mesure de détecter les modifications de la population et de prendre les mesures qui s’imposent si l’on enregistre un déclin substantiel menaçant la viabilité de la population de chiens de prairie au Canada, ou si l’expansion des colonies de chiens de prairie a des effets néfastes sur d’autres espèces en péril.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.