Profil d'espèce

Taupe à queue glabre

Nom scientifique : Scalopus aquaticus
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Taupe à queue glabre

Taupe à queue glabre Photo 1

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Description

La Taupe à queue glabre est de la taille d’une souris; elle a une queue courte et mince sans poils et de grands et larges pieds de devant qui sont adaptés pour creuser. Le pelage long et dense est d’un brun tirant sur le gris chez les taupes qui vivent dans le nord, et d’un doré pâle chez celles qui vivent dans le sud et l’ouest. Son museau long et pointu est sans poils. Les mâles mesurent entre 88 et 210 mm de long, incluant la queue qui mesure de 30 à 40 mm. D’un poids de 80 à 118 g, ils sont un peu plus gros que les femelles. Il y a deux mues par année, une au printemps et l’autre à l’automne.

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Répartition et population

La Taupe à queue glabre se trouve depuis la partie nord de l’état de Tamaulipus au Mexique, jusqu’aux États-Unis: au sud-est du Dakota du sud, à l’est jusqu’au Massachusetts, au sud jusqu’à la pointe extrême sud de la Floride et au nord jusqu’aux Grands Lacs. De toutes les espèces de taupes en Amérique du Nord, la Taupe à queue glabre a la plus grande aire de répartition. Au Canada, des données récentes indiquent que l’espèce n’est présente que dans les municipalités du sud et de l’est du comté d’Essex, dans le sud-ouest de l’Ontario. Selon les estimations de la densité des populations publiées pour les États-Unis et l’ensemble des habitats disponibles au Canada (1 060 hectares, dont 810 se trouvent dans le parc national de la Pointe-Pelée), la population totale au Canada est estimée entre 2 000 et 13 000 individus. Les données de surveillance du parc national de la Pointe-Pelée indiquent que la population de l’espèce varie selon les années, mais aucune tendance de croissance ou de déclin n’a été relevée. L’aire de répartition de l’espèce semble s’être étendue en dehors du parc national, mais cette expansion sera limitée par les types de sols inappropriés au-delà de l’aire actuelle.

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Habitat

Des études publiées à propos de la Taupe à queue glabre indiquent que l’espèce se retrouve dans divers types d’habitats, y compris des forêts, des boisés peu denses, des prés, des pâturages et des champs. Elle est aussi trouvée dans des milieux urbains comme les parcs, les cimetières et les cours résidentielles. Bref, l’habitat préféré de la Taupe à queue glabre est du sable sans pierre et du sable limoneux ayant un couvert de plantes ligneuses.

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Biologie

Les taupes à queue glabre vivent dans des réseaux de tunnels, ne sortant à la surface qu’à l’occasion. Sous la terre, l’espèce trouve de l’abri et de la nourriture, telle que des lombrics et des larves d’invertébrés. Pendant la plus grande partie de l’année, la Taupe à queue glabre est un animal solitaire qui défend ses tunnels contre les autres animaux, mais vers la fin de mars et au début d’avril, les mâles entrent dans les tunnels voisins à la recherche de compagnes. L’espèce ne produit qu’une portée de quatre petits en moyenne par année et la période de gestation est de 28 à 42 jours. Il n’y a pas de consensus sur l’âge où les jeunes quittent pour la première fois le tunnel où ils sont nés, mais il semblerait que les petits creusent déjà leur propre terrier à l’automne. Cette étape de la vie de la taupe est essentielle étant donné que ses déplacements en surface l’exposent à la prédation.

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Menaces

Le facteur limitant principal pour la Taupe à queue glabre est la disponibilité de sols convenables. La plupart des habitats potentiels au Canada en dehors du parc national de la Pointe-Pelée ont été modifiés à des fins agricoles ou autres. Il est estimé que moins de 4 p. 100 du territoire est encore un habitat naturel convenable pour la Taupe à queue glabre. De plus, les taupes sont affectées par les variations du niveau de la nappe phréatique. Enfin, une étude récente menée dans le parc national de la Pointe-Pelée a révélé que les taupes à queue glabre ont été très contaminées par le DDT. Il a été avancé que les sols contaminés représentent une menace pour les organismes qui vivent dans le sol et leurs prédateurs, mais cela n’a pas encore été confirmé.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La taupe à queue glabre est présente dans le parc national de la Pointe-Pelée où elle est protégée en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Les inventaires démographiques annuels enregistrés depuis 1994 laissent penser que même si les populations individuelles de taupes à queue glabre ne sont pas stables d’une année à l’autre, l’ensemble de l’espèce au Canada ne connaît ni augmentation ni diminution de son nombre au fil du temps. Résumé des activités de recherche et de surveillance La taupe à queue glabre est surveillée au parc national de la Pointe-Pelée depuis 1985. Cette surveillance est une exigence de gestion annuelle depuis 1989. La population du parc national de la Pointe-Pelée est considérée comme la plus grande au Canada. Les relevés sur le terrain menés en 1997 laissent croire que la taupe à queue glabre élargit son aire de répartition dans le comté d’Essex, reprenant possession de l’habitat qui faisait autrefois partie de son aire de répartition. Les gestionnaires de Parcs Ontario déterminent à l’aide d’un système d’information géographique les routes sur lesquelles sont tuées le plus de taupes à queue glabre. Résumé des activités de rétablissement Les chercheurs déterminent les sites de mortalité sur les routes et placent des panneaux de signalisation afin de la prévenir.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) au Canada (2011)

    La taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) est deux fois plus grosse qu’une souris, son corps est robuste, sa queue courte et pratiquement glabre, ses pieds antérieurs gros et larges, et son museau long, pointu et glabre. Son pelage, dense, présente une coloration qui varie du nord au sud de son aire de répartition. Elle se distingue facilement de la taupe à nez étoilé par l’absence d’appendices charnus sur le nez, et de la taupe à queue velue par l’absence de palmure entre les doigts et de poils sur la queue.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Taupe à queue glabre (2011)

    L'aire de répartition canadienne de ce petit mammifère se limite à environ 1000 hectares près du parc national de la Pointe-Pelée, dans le sud de l'Ontario. L’espèce a une répartition restreinte et fragmentée, mais un manque d’efforts de suivi adéquat et de quantification des menaces met en évidence l’incertitude de son statut de conservation. Bien qu’il y ait certaines preuves d’un déclin, un tiers de l’habitat de l’espèce est relativement peu menacé de disparaître dans le parc. Les menaces n’ont pas été évaluées ailleurs.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la taupe à queue glabre (Scalopus aquaticus) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents en vertu de la LEP pour la taupe à queue glabre et ont élaboré ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, ce plan de gestion a été préparé en coopération avec la province de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017