Profil d'espèce

Baleine à bec de Sowerby

Nom scientifique : Mesoplodon bidens
Autres noms/noms précédents : Dauphin du Havre
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2006
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Baleine à bec de Sowerby

Information sur cette espèce

Description La baleine à bec de Sowerby est un cétacé à dents de la famille des Ziphiidés. Elle est de taille moyenne, un adulte mesurant de 4,5 à 5,5 m de longueur, et gris foncé. La tête est petite et se termine par un rostre long et étroit. Une petite nageoire dorsale triangulaire est présente à environ deux tiers de la distance entre le bec et la nageoire caudale. La nageoire caudale n’a généralement pas de noeud médian, tandis que les nageoires pectorales sont relativement longues. Répartition et taille des populationsLes baleines à bec de Sowerby se rencontrent uniquement dans l’Atlantique Nord. Leur aire de répartition est méconnue, seuls quelques individus ayant été observés en mer. Selon ce nombre limité d’observations et les lieux d’échouage, on estime que la baleine à bec de Sowerby est l’espèce du genre Mesoplodon (baleines à bec) la plus septentrionale dans l’Atlantique Nord, son aire de répartition s’étendant du cap Cod au détroit de Davis, dans l’ouest de l’Atlantique, et de la Norvège à l’Espagne, dans l’est de l’Atlantique. Au centre de l’Atlantique, on observe l’espèce depuis l’Islande jusqu’aux Açores et à Madère. Il n’y a aucune estimation de la taille des populations. La rareté des observations porte à croire que l’espèce est peu commune. En revanche, elle peut paraître rare parce qu’elle est exceptionnellement difficile à observer et à identifier et que peu d’efforts de recherche ont été déployés dans les secteurs pertinents.HabitatL’espèce est le plus souvent observée en eaux profondes, le long de la bordure et du talus du plateau continental. Elle n’est que rarement observée dans les eaux côtières. BiologieOn en sait peu sur la biologie de la baleine à bec de Sowerby. Elle est réputée plonger en eaux profondes et elle semble se nourrir surtout de poissons et de calmars pélagiques. Les épaulards et les gros requins sont leurs seuls prédateurs possibles. Bien que les données ne soient pas concluantes, la longueur à maturité pour les deux sexes est d’environ 4,7 m. Les baleines à bec de Sowerby semblent être sociales : on a souvent observé des groupes de deux à dix individus, et des échouages massifs se sont déjà produits. Menaces Il a été établi que les baleines à bec sont vulnérables à la pollution acoustique d’origine anthropique, comme le bruit des hélices des navires, le forage et les explosions. Des échouages massifs de baleines à bec ont été attribués aux sonars militaires de fréquence moyenne et de forte puissance, tandis que des changements dans le comportement et la répartition ont été observés chez quelques espèces de cétacés après des levés sismiques (pour lesquels des canons à air comprimé sont utilisés pour établir des cartes du plancher océanique). Les levés sismiques menés dans le cadre de la prospection gazière et pétrolière au large du Canada atlantique peuvent donc avoir des effets nuisibles sur la baleine à bec de Sowerby, bien que la probabilité, la nature et la gravité de tels effets soient mal comprises. Les baleines à bec de Sowerby sont également vulnérables aux collisions avec les bateaux, aux enchevêtrements dans les engins de pêche et aux toxines présentes dans l’eau.Protection actuelle et autres désignations de statut Le Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches interdit de tuer ou de perturber un mammifère marin, à moins d’y être autorisé en vertu d’un permis de chasse délivré aux termes du règlement pour une espèce particulière. Aucun permis de chasse de la baleine à bec de Sowerby dans les eaux canadiennes n’a été délivré. En outre, la Loi sur les pêches interdit la détérioration, la destruction ou la perturbation de l’habitat du poisson, y compris l’habitat des mammifères marins, sauf lorsque le Ministre en donne l’autorisation. De plus, le gouvernement du Canada a désigné le Gully (un grand canyon sous-marin situé au large de la Nouvelle-Écosse, où des baleines à bec de Sowerby ont été observées) une zone de protection marine (ZPM) en vertu de la Loi sur les océans. Le règlement visant la ZPM du Gully interdit de perturber, d’endommager, de détruire et d’enlever des organismes marins vivants ou une partie de leur habitat qui se trouvent dans la ZPM. Certains exploitants de l’industrie pétrolière et gazière ont institué leurs propres codes de pratique afin de minimiser les répercussions de leur exploitation sur les cétacés.L’Union mondiale pour la nature considère que la baleine à bec de Sowerby fait l’objet de « données insuffisantes » (UICN, 2004). L’espèce figure à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES, 2004).

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Baleine à bec de Sowerby (2007)

    Cette petite baleine à bec est endémique à l’océan Atlantique Nord où elle se trouve principalement dans les eaux profondes tempérées à subarctiques au large des côtes. Sa biologie, sa répartition à petite échelle et son abondance sont peu connues. L’espèce appartient à une famille de baleines, les Ziphiidés, chez laquelle une exposition aiguë au bruit intense (en particulier aux sonars militaires, mais également aux activités sismiques) a été à l’origine de graves blessures et de mortalités. Les activités sismiques sont actuellement fréquentes et les activités militaires comportant l’utilisation de sonars à moyenne et à basse fréquence se produisent probablement, du moins occasionnellement, dans l’habitat de cette espèce au large de la côte est du Canada. Aucune conséquence de ces sources de bruit sur cette espèce n’a été démontrée directement. Toutefois, les effets létaux des sources de bruit ont été largement démontrés chez des individus d’espèces apparentées. Il est donc raisonnable de présumer l’existence d’effets potentiels similaires chez les individus de cette espèce. Les impacts potentiels au niveau de la population de ce type de mortalité ne sont pas connus.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la baleine à bec de Sowerby (Mesoplodon bidens) au Canada (2017)

    C'est en 2006 que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné la baleine à bec de Sowerby (Mesoplodon bidens) comme une espèce préoccupante. En 2011, la baleine à bec de Sowerby a été inscrite sur la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), une loi fédérale. La baleine à bec de Sowerby est une espèce endémique dans l'Atlantique Nord. On pense que sa répartition dans les eaux canadiennes inclut les eaux hauturières qui longent la pente continentale et les canyons sous-marins au large de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador. La baleine à bec de Sowerby est difficile à observer et à identifier en mer en raison de sa taille relativement petite et de son comportement cryptique à la surface de l'eau. Par conséquent, on en sait peu sur l'utilisation précise de l'habitat, la structure sociale et la dynamique des populations.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Cahier de consultation au sujet de l'inscription, à titre d'espèce préoccupante, de la baleine à bec de Sowerby à la liste des espèces en péril (2007)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée si la baleine à bec de Sowerby devrait être ajouté à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril à titre d'espèce préoccupante. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de cette espèce à la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout de cette espèce à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan de publication de documents relatifs au rétablissement - Pêches et Océans Canada - Exercice financier 2016-2017 (2016)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), les ministres compétents doivent préparer un programme de rétablissement dans un délai d'un an dans le cas de l'inscription d'une espèce à l'annexe 1 de la LEP à titre d'espèce en voie de disparition et dans un délai de deux ans dans le cas de l'inscription d'une espèce à titre d'espèce disparue du pays ou menacée. Un plan de gestion doit être préparé dans un délai de trois ans pour une espèce inscrite à titre d'espèce préoccupante. Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de 111 des 518 espèces inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril. En février 2016, les programmes de rétablissement, les plans de gestion et les plans d'action de 57 de ces espèces n'avaient pas encore été publiés dans le Registre public des espèces en péril. En outre, les plan de gestion ou d'action de 23 autres espèces aquatiques arriveront prochainement à échéance. La tableau ci-dessous donne un aperçu du plan ministériel de publication dans le Registre public des espèces en péril des documents proposés pour 64 espèces. Le plan du Ministère est de publier des programmes de rétablissement pour 9 espèces, des plans de gestion pour 13 espèces et des plans d'action pour 42 espèces au cours de l'année à venir.