Profil d'espèce

Aster d'Anticosti

Nom scientifique : Symphyotrichum anticostense
Autres noms/noms précédents : Aster anticostensis
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Québec, Nouveau-Brunswick
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2000
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Aster d'Anticosti

Aster d'Anticosti Photo 1

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Description

L'aster d'Anticosti est une fine plante herbacée et vivace qui atteint entre 50 et 60 cm de haut. Elle forme des clones de tiges rigides et droites qui portent des branches courbées vers le haut. Les feuilles n'ont pas de pétioles et sont étroites à la base; leur bout sont courbés vers le haut. Les bords des feuilles n’ont aucune ou très peu de dentelures et la veine médiane sur la face inférieure de la feuille est poilue. Les feuilles sur les branches sont beaucoup plus petites que celles qui se trouvent près de la base de la plante. Il n'y a qu'une fleur au bout de chaque branche. Les fleurs sont pâles, relativement peu nombreuses et de couleur violet ou lilas.

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Répartition et population

L'aster d'Anticosti est endémique (se trouve seulement près de) au golfe du Saint-Laurent, se retrouvant principalement au Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick et dans le Maine. Son aire de répartition est limitée; on la trouve à 16 sites au Canada. L'espèce est aujourd'hui disparue d'un de ceux-ci. Douze des sites ont un total d'environ 30 000 tiges; la situation des trois autres sites est inconnue. De plus, la plante persiste dans seulement un des emplacements où elle se trouvait auparavant au Maine.

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Habitat

L'aster d'Anticosti pousse sur des affleurements de calcaire ou du gravier trouvé le long de berges de rivières à courant rapide, traversant la forêt boréale. On la trouve habituellement à des sites aux pentes douces et aux sols de gravier et de calcaire (alcalins), qui sont maintenus à un stage de début de succession (presque sans végétation), par l’action périodique de la glace et des crues du printemps.

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Biologie

Les graines d'aster d'Anticosti germent au printemps et les plants peuvent fleurir et produire des graines dès leur première année. Lorsque d'autres asters poussent dans la même région, l’hybridation peut avoir lieu. Cet aster dépend des perturbations cycliques causées par les crues du printemps, qui empêchent les arbustes et les autres espèces concurrentes d'envahir leur habitat, ce qui éliminerait graduellement l’aster.

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Menaces

L'espèce est naturellement limitée par la disponibilité d'habitat spécialisé adéquat. Les perturbations à l'habitat par la circulation de véhicules tous terrains, l'inondation en amont ainsi que la régulation de l'eau en aval par des barrages sont les principales menaces à cette espèce. La construction de chalets et de cales de halage, l'hybridation avec d'autres asters et le broutage des cerfs menacent aussi l'espèce à certains endroits.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Aster d'Anticosti est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’aster d’Anticosti est protégé par la Loi sur les espèces menacées d’extinction du Nouveau-Brunswick et la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec. Ces lois interdisent de nuire aux individus de l’espèce, d’en posséder, d’en faire le commerce ou de perturber leur habitat.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’aster d’Anticosti (Symphyotrichum anticostense) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Depuis 2001, on a effectué des inventaires et des relevés considérables visant à déterminer les emplacements de l’aster d’Anticosti et à souligner les besoins en conservation et les possibilités d’intendance. Un programme de rétablissement national pour l’aster d’Anticosti a été rédigé et la planification de son rétablissement est en cours dans les deux provinces où se trouve l’espèce. Le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick a mis au point un programme de rétablissement provincial pour cet aster. Il existe 22 sites connus dans la province et des populations locales supplémentaires pourraient être découvertes au moment d’étudier d’autres secteurs d’habitat convenable. En 2006, le gouvernement du Québec a mis au point un plan de conservation pour l’espèce et travaille actuellement à l’élaboration d’un plan d’action. Il existe 11 sites où la présence de l’aster d’Anticosti est connue au Québec. Pour deux d’entre eux, la plante y a été aperçue pour la dernière fois il y a plus de 70 ans. La taille des populations à six autres sites est faible. Plus de 90 p. 100 du nombre total des plants est concentré dans 3 populations seulement. Résumé des activités de recherche et de surveillance En 2000, on savait que l’aster d’Anticosti se trouvait seulement à 4 sites au Nouveau-Brunswick. En 2002, le personnel de la Province a fait l’inventaire des sites où la présence de l’aster est connue et a également mené des relevés opportunistes de l’habitat convenable potentiel, ce qui a mené à la découverte de 10 sites supplémentaires. De nouveaux sites ont depuis été découverts dans trois réseaux hydrographiques : la rivière Restigouche et ses affluents, la rivière Miramichi et la rivière Saint-Jean. Il pourrait y avoir d’autres occurences au Nouveau-Brunswick dans un habitat de rivière convenable qui n’a pas fait l’objet d’une étude. En 2006, des propriétaires fonciers, des vacanciers et l’industrie de la région (Alcan) ont participé à une étude et à une initiative d’intendance au Lac Saint-Jean au Québec. De futures activités viseront des inventaires sur l’île d’Anticosti, principalement pour évaluer l’impact du broutement par les chevreuils. On recommande d’effectuer des relevés vastes et aléatoires à répétition sur les sites connus sur une base régulière pour déterminer les tendances démographiques. Cela devrait être fait en même temps que des recherches dirigées dans l’habitat convenable qui n’a pas fait l’objet de relevé auparavant. L’espèce profiterait des recherches effectuées pour déterminer la persistance au site, les besoins en matière d’habitat, les impacts du broutement des chevreuils et la génétique de la population. Résumé des activités de rétablissement La Fondation pour la protection des sites naturels du Nouveau-Brunswick a encouragé activement la prise de mesures de conservation volontaires par les propriétaires fonciers sur leurs propriétés afin de soutenir l’aster d’Anticosti. L’information pédagogique sur la conservation est à la disposition du public par le truchement de brochures, de présentations et la communication directe avec les propriétaires fonciers. Au Québec, deux populations sont protégées : l’une à Grande-Rivière, une réserve écologique également protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec, et une à Bonaventure, protégée grâce à une réserve de biodiversité proposée. En 2001, un inventaire détaillé a été réalisé le long de Grande-Rivière afin d’établir les mesures administratives qui permettront d’accroître le degré de protection de la plus grande population connue de l’espèce. L’élaboration de règlements pour protéger l’habitat sur la réserve Mashteuiatsh a également été amorcée. Enfin, la municipalité régionale du comté de Rocher-Percé, sur la péninsule de Gaspé, a fait de l’aster d’Anticosti son emblème floral. Les futures activités de rétablissement devront cibler la protection des populations sur les terres publiques et une sensibilisation accrue de la communauté des pêcheurs à l’égard de l’importance de la conservation de l’aster d’Anticosti et du type d’activités que l’on estime nuisibles à la survie de la plante. La participation et la coopération des propriétaires fonciers ont un rôle clé dans la réussite du rétablissement de l’aster d’Anticosti. Adresses électroniques La Fondation pour la protection des sites naturels du Nouveau-Brunswick : Flore du haut de la rivière Saint-Jean :http://www.naturetrust.nb.ca/fst-john-anticosti-aster.php Plantes menacées ou vulnérables au Québec : L’aster d’Anticosti : http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/aster/aster.htm

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

2 enregistrement(s) trouvé(s).

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’aster d’Anticosti (Symphyotrichum anticostense) au Canada (2012)

    L’aster d'Anticosti (Symphyotrichum anticostense) est une plante vivace à fleurs inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) comme espèce menacée. Sa répartition canadienne actuelle se restreint aux zones riveraines du centre sud de l’île d’Anticosti, aux cours d’eau se jetant sur la côte nord de la baie des Chaleurs, dans la péninsule gaspésienne, au lac Saint-Jean (une localité, à Mashteuiatsh), et le long des cours d’eau rapides dans le nord, le centre et le sud du Nouveau-Brunswick. Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement de l’aster d'Anticosti. Le présent programme de rétablissement a été élaboré conformément à l’article 37 de la LEP avec la collaboration des gouvernements du Québec et du Nouveau Brunswick.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - l’aster d’Anticosti (2007)

    Les plantes individuelles de l’aster d’Anticosti ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.