Profil d'espèce

Courlis esquimau

Nom scientifique : Numenius borealis
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Nunavut, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard , Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Autre protection ou statut | Initiatives de rétablissement | Équipe de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Courlis esquimau

Courlis esquimau Photo 1

Haut de la page

Description

Le Courlis esquimau est un oiseau de rivage tacheté de brun qui a de longues pattes et un long bec mince et légèrement courbé vers le bas. Ses parties supérieures sont brunes; sa poitrine et son ventre sont chamois; sa couronne est entièrement brune et le dessous de ses ailes est de couleur cannelle. Il ressemble à un oiseau plus commun, le Courlis corlieu, mais il est beaucoup plus petit (de la taille d'un pigeon).

Haut de la page

Répartition et population

Le Courlis esquimau a déjà été un des oiseaux les plus abondants du Canada. L'aire de reproduction s'étendait dans tout le District du Mackenzie des Territoires du Nord-Ouest, mais l’espèce se reproduisait probablement aussi dans une grande partie des Territoires du Nord-Ouest, et peut-être même au Yukon, en Alaska et dans l'extrême ouest de la Russie. Au cours de la migration, on le trouvait dans toutes les provinces sauf en Colombie-Britannique. L’espèce passait l'hiver en Amérique du Sud. On estime qu'avant 1860, la population atteignait des centaines de milliers, voire des millions d’oiseaux. Cependant elle a chutée radicalement dans les années 1870 à 1890, l'espèce étant presque disparue en 1900. Aucun nid de Courlis esquimau, ni aucun adulte se comportant comme s’il avait un nid ou des petits n’a été identifié de façon positive depuis 1866 malgré des recherches menées dans les aires de reproduction historiques dans les années 1970, 1980 et 1990. De plus, aucun Courlis esquimau n’a été repéré lors de vastes recherches menées dans les aires d’hivernage historiques en Argentine et en Uruguay en 1992 et 1993. Selon les estimations faites dans les années 1970, 1980 et 1990, la population de Courlis esquimau comptait entre 23 et 100 individus; ces estimations étaient toutefois hypothétiques. Il est possible que l’espèce ait disparu depuis.

Haut de la page

Habitat

Le Courlis esquimau se reproduisait dans des zones de transition entre la toundra et la forêt, situées dans le District du Mackenzie des Territoires du Nord-Ouest, et se trouvait peut-être vers l'ouest jusqu'en Alaska ou même en Sibérie. L'habitat de reproduction était composé de toundra en milieu sec, dénudée d'arbres et dotée d'arbustes nains et de prés d'herbes. Au cours de la migration d'automne, cet oiseau occupait divers habitats côtiers et terrestres. L'espèce s'alimentait dans des zones de camarines, de marais salins, de prés, de pâturages, de vieux champs, de zones intertidales et de dunes de sable. Le Courlis esquimau hivernait dans les pampas de l'Argentine, et utilisait des prairies dénudés d'arbres ainsi que des terres humides et peut-être aussi des prairies plus humides et des zones interdidales. Au printemps, on le retrouvait dans des prairies de graminées de grande taille ainsi que des prairies mixtes de l'est, souvent dans des régions perturbées par de récents incendies, des aires humides perturbées par des bisons brouteurs, et dans des champs cultivés. On ne connaît pas son habitat actuel.

Haut de la page

Biologie

Les Courlis esquimaux arrivaient dans leurs aires de reproduction à la fin mai, établissant rapidement des territoires de nidification. De la mi-juin jusqu'à la fin du mois, des couvées de quatre œufs étaient pondues dans des nids placés dans des trous peu profonds creusés dans le sol. On présume que ces oiseaux étaient monogames (chaque mâle s'accouplant avec une seule femelle), comme c'est le cas des espèces apparentées, et l'incubation était partagée entre les deux parents. Les oisillons éclosaient du début à la mi-juillet et, comme chez beaucoup d'autres oiseaux de rivage nord-américains, ils étaient nidifuges (c'est-à-dire qu'ils quittaient leur nid avec leurs parents un jour ou deux après leur éclosion et s'alimentaient par eux-mêmes dès le premier jour). Ils étaient prêts à migrer à la fin du mois. Il n'y avait qu'une seule couvée par saison. On ne connait rien au sujet de l'âge où la reproduction commence, du succès des couvées, ou de la mortalité adulte et juvénile, mais des espèces étroitement apparentées ne se reproduisent habituellement pas avant l’âge de trois ans et vivent longtemps (de 10 à plus de 30 ans). Au cours de la migration d'automne (de juillet à octobre), la plupart des oiseaux s'envolaient vers l'est pour atteindre la péninsule d'Ungava, pour ensuite descendre la côte est jusqu'au golfe du Saint-Laurent. Ils se reposaient surtout au Labrador et à Terre-Neuve ainsi que, certaines années, en Ontario, au Québec, dans les provinces des Maritimes et les États de la Nouvelle-Angleterre. Les Courlis volaient normalement sans arrêt du Labrador et de Terre-Neuve au-dessus de l'Atlantique jusqu'en Amérique du Sud, hivernant probablement surtout dans les pampas de l'Argentine, mais aussi en Uruguay et plus au sud. En avril et en mai, les oiseaux revenaient par une route plus à l'ouest, volant vers le Nord le long de la côte du Pacifique de l'Amérique du Sud, traversant l'Amérique centrale et le golfe du Mexique, le Texas et les États du Midwest, certains oiseaux se rendant jusque dans les prairies canadiennes. Les principaux aliments de cet oiseau comprennent des baies (notamment les bleuets et les camarines), des insectes (y compris des coléoptères ainsi que les œufs de sauterelles et les jeunes sauterelles), des escargots, des invertébrés côtiers semblables à des crevettes (isopodes, amphipodes) et des vers de terre.

Haut de la page

Menaces

Les Courlis esquimaux furent énormément chassés car ils étaient considérés un met délicat, et parce qu'ils voyageaient en grandes volées, qu'ils n'avaient pas peur des êtres humains et qu'ils avaient l'habitude de revenir à distance de tir lorsque certains d'entre eux étaient abattus. Ces caractéristiques les rendaient particulièrement faciles à prendre. La chasse non contrôlée au cours des migrations du printemps et de l'automne est probablement la raison principale de l’important déclin de cette espèce. À l'automne, des milliers d'oiseaux étaient abattus au Labrador et plusieurs milliers étaient tués en Nouvelle-Angleterre lorsque des tempêtes les forçaient à atterrir. À tous les printemps, d'énormes quantités d'oiseaux étaient abattus par des chasseurs commerciaux dans les grandes plaines des États-Unis. Le rôle de la perte d'habitat ou d'autres facteurs limitants possibles ne peut être évalué, mais la perte et la modification de l'habitat, telle que la conversion des prairies en terres agricoles, dans les aires de repos au Canada et aux États-Unis et dans les aires d'hivernage en Amérique du Sud ont peut-être aussi contribué au déclin de l'espèce.

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Courlis esquimau est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le Courlis esquimau est protégé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, et de les tuer ou de les collecter. Il est protégé aussi par la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario et par celle du Manitoba ainsi que par la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador et les Wildlife Act de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique. Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’habitat de reproduction historique de cette espèce et celui qui pourrait convenir à la nidification sont protégés dans le refuge d’oiseaux migrateurs de la rivière Anderson et le refuge d’oiseaux de l’île Kendall.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Autre protection ou statut

Le Courlis esquimau est aussi inscrit à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (la CITES), qui réglemente le commerce et les déplacements internationaux des espèces menacées, ou qui pourraient être menacées, par l’exploitation commerciale.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme national de rétablissement pour le Courlis esquimau (Numenius borealis) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Courlis esquimau

  • Cheri Gratto-Trevor - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 306-975-6128  Envoyer un courriel

Haut de la page

Progrès et activités de rétablissement

Mise à jour sur le rétablissement Le dernier nid de Courlis esquimau vérifié au Canada a été trouvé il y a plus d’un siècle. Depuis, les sites de reproduction historiques ont fait l’objet de relevés, mais sans obtenir aucun succès. Des observations de l’oiseau continuent d’être signalées de temps à autre et sont consignées. Cependant, le Courlis esquimau peut être facilement confondu avec un certain nombre d’autres oiseaux de rivage, si bien qu’il n’est pas certain que cette espèce, autrefois abondante, existe encore. En 1995, on a décidé de suspendre les activités de rétablissement, et ce, jusqu’à ce que l’existence de l’espèce soit vérifiée au Canada.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Courlis esquimau Numenius borealis (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Courlis esquimau Nom scientifique Numenius borealis Statut En voie de disparition Justification de la désignation Il s’agit d’une espèce d’oiseau de rivage dont l’aire de répartition entière de reproduction connue se trouve dans l’Arctique canadien. Anciennement abondante, la population s’est effondrée à la fin du XIXe siècle, principalement en raison de la chasse commerciale non contrôlée et de pertes considérables en matière de quantité et de qualité de l’habitat de repos printanier (prairies indigènes). La population ne s’est jamais rétablie, et il n’y a eu aucun enregistrement confirmé de reproduction depuis plus de 100 ans, ni d’enregistrement confirmé (photographie ou spécimen) de l’espèce depuis 1963. A ce titre, moins de 50 ans se sont écoulés depuis le dernier enregistrement confirmé. Toutefois, certaines observations récentes indiquent la possibilité qu’une très petite population (moins de 50 individus matures) pourrait toujours persister dans certains paysages arctiques éloignés. Les principaux facteurs qui limitent le rétablissement de l’espèce sont la très faible taille de la population, l’absence de possibilité connue d’immigration de populations extérieures, ainsi que la conversion historique et courante des prairies indigènes dans ses aires de rassemblement printanier au Canada et aux États–Unis et dans ses aires d’hivernage en Argentine. Répartition Yukon, Territoires du Nord–Ouest, Nunavut, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau– Brunswick, Île–du–Prince–Édouard, Nouvelle–Écosse, Terre–Neuve–et–Labrador Historique du statut Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1978. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en novembre 2009.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Courlis esquimau (2010)

    Il s’agit d’une espèce d’oiseau de rivage dont l’aire de répartition entière de reproduction connue se trouve dans l’Arctique canadien. Anciennement abondante, la population s’est effondrée à la fin du XIXe siècle, principalement en raison de la chasse commerciale non contrôlée et de pertes considérables en matière de quantité et de qualité de l’habitat de repos printanier (prairies indigènes). La population ne s’est jamais rétablie, et il n’y a eu aucun enregistrement confirmé de reproduction depuis plus de 100 ans, ni d’enregistrement confirmé (photographie ou spécimen) de l’espèce depuis 1963. A ce titre, moins de 50 ans se sont écoulés depuis le dernier enregistrement confirmé. Toutefois, certaines observations récentes indiquent la possibilité qu’une très petite population (moins de 50 individus matures) pourrait toujours persister dans certains paysages arctiques éloignés. Les principaux facteurs qui limitent le rétablissement de l’espèce sont la très faible taille de la population, l’absence de possibilité connue d’immigration de populations extérieures, ainsi que la conversion historique et courante des prairies indigènes dans ses aires de rassemblement printanier au Canada et aux États-Unis et dans ses aires d’hivernage en Argentine.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du Courlis esquimau (Numenius borealis) au Canada (2007)

    Le Courlis esquimau est un oiseau migrateur visé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et sa gestion relève du gouvernement fédéral. Selon l’article 37 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre compétent doit élaborer un programme de rétablissement pour toute espèce inscrite comme disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. Le Courlis esquimau a été inscrit à la liste des espèces en voie de disparition sous le régime de la LEP en juin 2003. La Région des Prairies et du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement Canada a dirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement. Toutes les compétences responsables ont révisé le présent programme et en ont accusé réception. Le programme est conforme aux exigences de la LEP en termes de contenu et de processus (articles 39 à 41).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Description de la résidence

  • Description de la résidence - Courlis esquimau (2005)

    Ce qui suit est une description de la résidence du Courlis esquimau (Numenius borealis), créée afin d'accroître la sensibilisation publique et d'aider à l'application de l'interdiction décrite ci dessus. Comme oiseau migrateur protégé par la LCOM, le Courlis esquimau relève de la compétence fédérale et donc l'interdiction relative à la résidence est en vigueur sur tout le territoire où se trouve cette espèce. On sait que les Courlis esquimaux ont une résidence : le nid.