Profil d'espèce

Lophiolie dorée

Nom scientifique : Lophiola aurea
Autres noms/noms précédents : Lophiolie d'Amérique
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Lophiolie dorée

Lophiolie dorée Photo 1
Lophiolie dorée Photo 2

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Description

La lophiolie dorée est une plante herbacée qui atteint une cinquantaine de centimètres de haut. Ses feuilles graminoïdes se forment à la base de la tige florifère. De couleur verte, avec du rouge à la base, elles mesurent 30 cm de long. La tige florifère est couverte de poil laineux blancs et se ramifie en petites fleurs apicales jaunes.

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Répartition et population

Au Canada, la lophiolie dorée ne pousse qu’en Nouvelle-Écosse. Aux États-Unis, elle croît du Mississippi jusqu’au New Jersey, mais elle est disparue du Delaware. Les six emplacements connus de la lophiolie dorée en Nouvelle-Écosse sont le lac Fancy, le lac Shingle, le lac Ponhook, le lac Hog, la tourbière Dunraven et la langue de terre Digby. Les populations du lac Hog et du lac Shingle, quoique petites, ont été découvertes depuis le premier rapport de situation, en 1986. Au total, 39 sites sont connus le long des rives du lac Ponhook, dont plusieurs ont été découverts depuis le dernier rapport de situation. Le nombre de plantes florifères dans ces sites varie entre moins d’une dizaine et 1 200 environ. Deux sites seulement comptent un millier de plantes ou plus. Un peuplement étendu a été détruit pendant la première moitié du XXe siècle. Une population est disparue sur l’île Brier.

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Habitat

La lophiolie dorée fait partie des espèces de flore de la plaine côtière de l’Atlantique. Elle pousse en Nouvelle-Écosse dans trois types d’habitats : les rives de galets de certains lacs, les tourbières hautes des baies et les tourbières basses. L’action des vagues et les inondations périodiques de l’habitat sur les rives des lacs empêchent l’établissement d’autres plantes communes qui ne peuvent tolérer le stress physique constant. L’action des vagues emporte aussi les particules fines et les nutriments, et crée donc un stress physiologique supplémentaire. Par conséquent, très peu d’autres plantes font concurrence à la lophiolie dorée aux lacs Ponhook et Hog. Les inondations saisonnières et la saturation en eau du sol des tourbières hautes et des tourbières basses empêchent aussi les arbustes concurrents de s’établir et fournissent un habitat à la lophiolie dorée.

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Biologie

La lophiolie dorée se reproduit surtout par des stolons et des rhizomes. Elle fleurit en août et en septembre, mais produit des graines de façon sporadique, probablement parce qu’elle se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition en Nouvelle-Écosse. De faibles niveaux d’eau sont nécessaires pour l’établissement des plantules. Le petit nombre de graines emmagasinées dans le sol limite la capacité de cette espèce de se rétablir d’elle-même après des perturbations graves. Elle est limitée aussi par ses exigences spécialisées en matière d’habitat.

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Menaces

La plus grande des menaces qui pèsent sur la lophiolie dorée est la modification des rives associée à la construction de chalets. Pour utiliser les plages à des fins récréatives, on passe les rives au bulldozer, on enlève les rochers, on importe du sable, on ratisse et on fauche. La construction de quais perturbe aussi le rivage parce qu’elle interfère avec l’action des vagues et l’abrasion glacielle, lesquelles assurent un habitat convenable à cette espèce. De plus, l’utilisation de véhicules tout-terrains constitue une menace le long des rives et dans certaines tourbières basses.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La lophiolie dorée est protégée par la Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse. Cette loi interdit de nuire aux individus de l’espèce, et de les tuer ou de les collectionner. L’espèce se trouve dans la réserve naturelle du lac Ponhook.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l'Atlantique au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

10 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la lophiolie dorée (Lophiola aurea) au Canada (2013)

    La lophiolie dorée (Lophiola aurea) est une herbacée vivace de la famille des Hémodoracées. Les feuilles vert-bleu linéaires, dressées, principalement disposées en rosette basilaire, se forment à partir d’un rhizome. Les tiges se terminent par une inflorescence solitaire pourvue d'une pubescence blanche laineuse. Les fleurs sont jaunes et se transforment en capsules rondes renfermant de nombreuses graines.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Lophiolie dorée (2013)

    Au Canada, cette plante de la plaine côtière de l’Atlantique se trouve seulement en Nouvelle-Écosse dans quelques rivages lacustres et terres humides. La population canadienne se reproduit principalement par voie végétative et est génétiquement distincte et géographiquement isolée des plus proches populations au New Jersey à 800 km au sud. Les révisions apportées aux critères d’évaluation du COSEPAC depuis la dernière évaluation de l’espèce explique, en partie, le changement du statut de risque. De récents relevés plus intensifs ont aussi permis de déterminer que la population est plus grande qu’on le croyait. Toutefois, l’espèce est exposée à des menaces persistantes découlant du développement et de la modification de l’habitat.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Plans d'actions

  • Plan d’action plurispécifique pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP du coréopsis rose, du droséra filiforme, de l’hydrocotyle à ombelle, de la lophiolie dorée et de la sabatie de Kennedy et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. La ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est responsable de l’hydrocotyle à ombelle là où l’espèce se trouve sur des terres administrées par l’APC. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec la province de la Nouvelle-Écosse, l’Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l’Atlantique (FPCA), des organisations environnementales non gouvernementales, des parties concernées de l’industrie, des groupes autochtones et des propriétaires fonciers privés, en vertu du paragraphe 48(1) de la LEP.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2010)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2016)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations), et, compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les ravageurs, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Lophiolie dorée (2007)

    Les plantes individuelles de la lophiolie dorée ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.