Profil d'espèce

Bartonie paniculée

Nom scientifique : Bartonia paniculata ssp. paniculata
Autres noms/noms précédents : Bartonia paniculata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2003
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Bartonie paniculée

Bartonie paniculée Photo 1

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Description

La bartonie paniculée est une plante herbacée annuelle de 10 à 40 cm de haut, à tige verte ou violette, anguleuse et parfois volubile. Elle pousse habituellement enfouie dans la sphaigne, où elle semble plus courte qu’elle ne l’est vraiment et où elle est difficile à distinguer. Les feuilles sont petites, alternes et semblables à des écailles. Les fleurs blanches et quadrilobées poussent sur des ramifications ascendantes. Les minuscules capsules de la bartonie paniculée, longues en moyenne de 4,2 mm, s’amincissent en une pointe émoussée; chacune contient de 1 000 à 1 500 graines. La photosynthèse de cette plante peut être limitée en raison de la petite taille de ses feuilles. Par conséquent, il est possible que la bartonie paniculée dépende de champignons qui poussent au sol pour obtenir une bonne partie de ses nutriments organiques.

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Répartition et population

La bartonie paniculée est largement répandue dans l’est des États Unis, depuis la Nouvelle Angleterre vers le sud jusqu’en Louisiane et au Texas. Au Canada, sa présence n’est confirmée que dans six sites du centre sud de l’Ontario, dans les districts Muskoka et Parry Sound. La taille des populations n’est pas connue avec certitude, mais on estime qu’elles comptent de 500 à 1 000 individus.

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Habitat

L’habitat de la bartonie paniculée est la tourbière ombrotrophe ou minérotrophe à graminoïdes (végétation de type graminée) ou à couvert arbustif bas. Cette plante croît en général sur un substrat de tourbe et elle est associée à des mélèzes et à des épinettes noires.

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Biologie

La bartonie paniculée pousse en général en touffes, mais il arrive que quelques plantes soient éparpillées sur une grande superficie. Plante annuelle, elle se reproduit par ses graines et on la croit hétérotrophe (elle obtient ses nutriments d’autres organismes). Les conditions nécessaires à la germination des graines ne sont pas connues.

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Menaces

Les zones périphériques de deux sites où pousse la bartonie paniculée sont envahies par le nerprun bourdaine, un arbuste envahissant. L’expansion de cet arbuste, si elle se poursuit, pourrait menacer la bartonie paniculée dans ces sites.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Bartonie paniculée est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent En 2003, un total de 213 plants ont été trouvés à 7 endroits dans le sud de l’Ontario. Ce total est incertain, parce qu’aucune recherche détaillée n’a été menée dans la plupart des sites connus et que la plante passe très facilement inaperçue. En 2005, 530 tiges de floraison et de fructification ont été trouvées, ce qui représente une augmentation de 67 p. 100 comparativement aux résultats du relevé de 2002, au cours duquel les sites n’avaient pas fait l’objet d’un inventaire. Résumé des activités de recherche et de surveillance En 2005, Parcs Ontario, Zone centrale, et le ministère des Richesses naturelles du district de Parry Sound ont embauché un consultant chargé de faire l’inventaire de toutes les populations de bartonies paniculées en Ontario. Les sept sites connus ont fait l’objet d’un inventaire et dans tous ces sites des plants s’y trouvaient. Il existe maintenant de l’information complète sur la situation actuelle de toutes les populations connues. Adresses électroniques Mise à jour, Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bartonie paniculée au Canada ? Mise à jour : www.registrelep.gc.ca/virtual_sara/files/cosewic/sr_branched_bartonia_f.pdf Biodiversité de l’Ontario : Espèces en péril :www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=29 (en anglais seulement) Espèces en péril au Canada :www.canadianbiodiversity.mcgill.ca/english/species/endangered/endangeredpages/bar_pan.htm (en anglais seulement)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada – Mise à jour (2003)

    La bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) est une plante herbacée annuelle de 1 à 4 dm de hauteur, à tige verte ou violette anguleuse et parfois volubile. Comme elle pousse souvent enfouie dans la sphaigne, cette plante a généralement l'air beaucoup plus courte qu'elle ne l'est en réalité. Les feuilles sont réduites à d'infimes écailles essentiellement alternes. L'inflorescence consiste habituellement en une panicule de petites fleurs blanches quadrilobées, nombreuses ou non, poussant sur des ramifications divergentes ou ascendantes incurvées. La capsule, longue en moyenne de 4,2 mm, s'amincit en une pointe émoussée; elle contient de 1 000 à 1 500 graines mesurant en moyenne 0,19 mm de longueur sur 0,12 mm de largeur. Compte tenu de la taille fortement réduite de ses feuilles et, donc, de sa capacité photosynthétique limitée, la bartonie paniculée pourrait être hétérotrophe, c'est-à-dire dépendre directement ou indirectement des champignons du sol pour combler ses besoins nutritifs. La sous-espèce apparentée iodandra pousse au Canada atlantique, mais ne soulève pas globalement de crainte quant à sa conservation dans la région.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Bartonie paniculée (2003)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1992. Réexamen du statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « menacée » en novembre 2003. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bartonie paniculée (paniculata) (2004)

    Espèce annuelle cryptique des terres humides ayant des affinités avec la plaine côtière de l'Atlantique, dont la répartition géographique et écologique est fortement limitée, et qui n'est présente que dans six ou sept sites connus. Les populations de l'Ontario sont distantes d'environ 600 km de l'aire de répartition principale de l'espèce, et il y a peu de chance d'une immigration de source externe. À deux des emplacements, le plus grand risque éventuel provient du nerprun bourdaine, un arbuste envahissant.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP de la bartonie paniculée et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts).

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017