Profil d'espèce

Oxytrope patte-de-lièvre

Nom scientifique : Oxytropis lagopus
Autres noms/noms précédents : Oxytropis à patte de lièvre
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Alberta
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Image de Oxytrope patte-de-lièvre

Oxytrope patte-de-lièvre Photo 1

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Description

L’oxytrope patte-de-lièvre appartient à la famille du pois. Il se compose d’un herbage soyeux et argenté, et peut atteindre une hauteur de 13 cm. Les fleurs sont violet bleuâtre et ont de 13 à 16 mm de longueur. Les feuilles, qui comptent entre 5 et 17 folioles, sont longues de 3 à 11 cm. L’extrémité piquante et effilée des carènes des pétales distingue cette espèce des astragales qui lui ressemblent. Les gousses dressées mesurent de 6 à 15 mm de longueur et se gonflent à maturité.

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Répartition et population

L’oxytrope patte-de-lièvre est indigène et répandu dans les Rocheuses. Aux États-Unis, il pousse du Wyoming jusqu’à l’ouest du Montana et de l’Idaho. Au Canada, on ne le trouve que dans le sud-ouest de l’Alberta. Les populations canadiennes occupent une zone très limitée de crêtes et de collines entourant la section occidentale de la rivière North Milk (près de la frontière du Montana, au sud de Cardston). Cette zone est bordée à l’ouest par Whiskey Gap, la région du lac Shanks à l’est et la région du lac Ross au nord. Quelque 10 000 à 20 000 plantes poussent en huit endroits différents dans cette partie de l’Alberta, la majorité autour du lac Shanks. Les tendances de la population sont difficiles à prévoir, puisque des données n’ont été recueillies que deux fois, l’une en 1986 et de nouveau en 1993, dans un nombre choisi de sites.

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Habitat

Les populations d’oxytropes patte-de-lièvre de l’Alberta poussent sur les sols graveleux, non glaciaires, du chaînon de la rivière Milk. La plante pousse d’habitude en bande de dix mètres de largeur le long du sommet des pentes, ou du bord des plateaux, de chaînes de montagnes abruptes, là où le sol est caractérisé par un tchernoziome brun. Les autres caractéristiques sont les terres herbeuses arides, le peu de précipitations hivernales, les taux d’évaporation élevés et un écoulement rapide en surface. Le chaînon de la rivière Milk est une zone importante pour les espèces végétales rares et inhabituelles.

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Biologie

Cette espèce est une vivace qui se reproduit par la production de pollen. Les populations de l’Alberta produisent activement des fruits et des semences. Les agriculteurs considèrent cette plante comme dangereuse, parce que le bétail qui en ingurgite beaucoup peut s’empoisonner ou en mourir.

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Menaces

Un certain nombre de facteurs menacent cette plante, le plus important étant l’extraction de gravier. Le broutage limite l’utilisation de l’habitat disponible par la plante et la mise en culture d’habitats naturels a fait disparaître de nombreux sites également. La plupart des sites qui restent ne risquent probablement pas d’être cultivés parce qu’ils se trouvent sur des pentes abruptes.

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Protection

Protection fédérale

Les espèces qui ont été désignées en péril par le COSEPAC depuis la rédaction de la Loi sur les espèces en péril (LEP) doivent être ajoutées à l'annexe 1 au moyen d'une modification réglementaire. Des renseignements sur cette procédure sont disponibles dans la section évaluation. Si l'espèce Oxytrope patte-de-lièvre est ajoutée à l'annexe 1, elle bénéficiera des mesures de protection prévues dans la LEP. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protége les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La décision de mettre fin à l’extraction du gravier dans le pâturage communautaire du lac Ross, en Alberta, est la seule mesure en place visant à assurer la survie de cette espèce.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L'oxytrope patte-de-lièvre Oxytropis lagopus au Canada (2014)

    L’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus var. conjugans) fait partie de la famille des Fabacées (Légumineuses). Il s’agit d’une plante herbacée vivace qui possède une grosse racine pivotante surmontée de rosettes de feuilles et de jolies fleurs violettes proportionnellement grosses. Malgré sa beauté, l’oxytrope patte-de-lièvre fait l’objet de peu d’intérêt pour le commerce horticole. La plante peut être toxique pour le bétail, plus particulièrement les chevaux. Certaines parties de la plante possèdent des propriétés médicinales et étaient utilisées par les membres des Premières Nations pour le traitement de plusieurs troubles.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Oxytrope patte-de-lièvre (2015)

    Ce membre de la famille des papilionacées se trouve dans un habitat très restreint à l’intérieur d’une petite zone de prairie de fétuques scabres sur les sols graveleux du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les occurrences en Alberta représentent une importante portion de la population mondiale. Cette plante fait face à de nombreuses menaces, dont la compétition avec des espèces de plantes exotiques envahissantes, l’exploitation de mines et de carrières, la mise en culture, le forage pétrolier et gazier, la construction routière et le broutage intensif par le bétail. Toutes ces menaces n’ont pas été atténuées et contribuent à la perte et à la dégradation continues de l’habitat.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril