Profil d'espèce

Oxytrope patte-de-lièvre

Nom scientifique : Oxytropis lagopus
Autres noms/noms précédents : Oxytropis à patte de lièvre
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Alberta
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Oxytrope patte-de-lièvre Photo 1

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Description

L’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus var. conjugans) fait partie de la famille des Fabacées (Légumineuses). Il s’agit d’une plante herbacée vivace qui possède une grosse racine pivotante surmontée de rosettes de feuilles et de jolies fleurs violettes proportionnellement grosses. Malgré sa beauté, l’oxytrope patte-de-lièvre fait l’objet de peu d’intérêt pour le commerce horticole. La plante peut être toxique pour le bétail, plus particulièrement les chevaux. Certaines parties de la plante possèdent des propriétés médicinales et étaient utilisées par les membres des Premières Nations pour le traitement de plusieurs troubles. (Mise à jour 2017/07/28)

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Répartition et population

Il existe trois variétés d’Oxytropis lagopus : atropurpurea, conjugans et lagopus. La variété conjugans ne se rencontre que dans les prairies du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les deux autres variétés sont présentes au Montana, au Wyoming et en Idaho, aux États-Unis. Au Canada, 11 sous-populations d’oxytrope patte-de-lièvre ont été signalées, dans une région d’environ 229 km2 comprenant les hautes terres du chaînon de la rivière Milk et du plateau de Del Bonita, dans le sud de l’Alberta. On ignore le nombre de sous-populations présentes au Montana. Les occurrences des États-Unis les plus proches se trouvent à environ 48 km au sud de celles d’Alberta, dans le comté de Glacier, au Montana. (Mise à jour 2017/07/28)

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Habitat

Au Canada, l’oxytrope patte-de-lièvre pousse dans les sous-régions naturelles de la prairie à fétuques des Foothills et de la prairie mixte, au sud de Lethbridge. En Alberta, l’oxytrope patte-de-lièvre se rencontre dans des sites à sol mince et graveleux, dans des prairies dégagées, à des altitudes allant de 1 189 à 1 995 m (3 900 à 6 545 pi). Les communautés de fétuques indigènes des prairies, dont l’oxytrope patte-de-lièvre fait partie, sont de plus en plus rares et considérées comme hautement prioritaires pour les efforts de conservation. Parmi les principales caractéristiques de l’habitat communes aux diverses descriptions, on compte la présence d’une croûte microbiotique (principalement composée de lichens) presque continue ainsi que de la sélaginelle dense (Selaginella densa). Selon certaines indications, la présence de carbonate de calcium (calcaire) dans le substrat pourrait être importante pour le taxon. (Mise à jour 2017/07/28)

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Biologie

L’oxytrope patte-de-lièvre fleurit de la fin avril au début juin. Les fleurs sont pollinisées par les insectes. Les plantes tirent avantage de l’humidité du sol au printemps, et les gousses parviennent à maturité tôt dans l’année. La prédation des graines par les insectes pourrait être importante certaines années, et la production de graines fluctue probablement d’une année à l’autre et d’une localité à l’autre. Les graines sont principalement dispersées par gravité; le vent et les rongeurs peuvent aussi contribuer à leur dispersion. La longévité des graines dans le sol et l’état du réservoir de semences sont inconnus. (Mise à jour 2017/07/28)

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Menaces

L’extraction de gravier, le développement énergétique (pétrole et gaz), l’agriculture, la circulation de véhicules tout-terrain, la construction de chemins et le pâturage intensif du bétail ont déjà et pourraient continuer de contribuer à la destruction et à la modification de l’habitat du taxon. Selon de récentes observations, l’agropyre à crête, espèce envahissante, a des répercussions négatives sur l’effectif d’au moins cinq occurrences. Cette espèce exerce probablement une compétition directe pour les nutriments, l’eau et la lumière et pourrait contribuer à la modification de l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre. (Mise à jour 2017/07/28)

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Protection

Protection fédérale

Les espèces qui ont été désignées en péril par le COSEPAC depuis la rédaction de la Loi sur les espèces en péril (LEP) doivent être ajoutées à l'annexe 1 au moyen d'une modification réglementaire. Des renseignements sur cette procédure sont disponibles dans la section évaluation. Si l'espèce Oxytrope patte-de-lièvre est ajoutée à l'annexe 1, elle bénéficiera des mesures de protection prévues dans la LEP. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protége les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L'oxytrope patte-de-lièvre Oxytropis lagopus au Canada (2014)

    L’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus var. conjugans) fait partie de la famille des Fabacées (Légumineuses). Il s’agit d’une plante herbacée vivace qui possède une grosse racine pivotante surmontée de rosettes de feuilles et de jolies fleurs violettes proportionnellement grosses. Malgré sa beauté, l’oxytrope patte-de-lièvre fait l’objet de peu d’intérêt pour le commerce horticole. La plante peut être toxique pour le bétail, plus particulièrement les chevaux. Certaines parties de la plante possèdent des propriétés médicinales et étaient utilisées par les membres des Premières Nations pour le traitement de plusieurs troubles.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Oxytrope patte-de-lièvre (2015)

    Ce membre de la famille des papilionacées se trouve dans un habitat très restreint à l’intérieur d’une petite zone de prairie de fétuques scabres sur les sols graveleux du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les occurrences en Alberta représentent une importante portion de la population mondiale. Cette plante fait face à de nombreuses menaces, dont la compétition avec des espèces de plantes exotiques envahissantes, l’exploitation de mines et de carrières, la mise en culture, le forage pétrolier et gazier, la construction routière et le broutage intensif par le bétail. Toutes ces menaces n’ont pas été atténuées et contribuent à la perte et à la dégradation continues de l’habitat.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril