Profil d'espèce

Scirpe de Long

Nom scientifique : Scirpus longii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2017
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 3, Préoccupante   (Les dispositions de l'Annexe 1 de la LEP ne s'appliquent pas)


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Image de Scirpe de Long

Scirpe de Long Photo 1

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Description

Le scirpe de Long est une plante vivace à croissance lente qui pousse en touffes circulaires. Les pousses feuillues apparaissent d’abord aux extrémités végétatives des tiges souterraines épaisses (rhizomes) qui se trouvent près de la surface du sol. Ces pousses créent des touffes en forme d’anneau, ou clones. Les plus grosses touffes, qui mesurent de 5 à 10 m de diamètre, ont en général de 150 à 400 ans. À 40 ans, une touffe a environ 1 m de largeur. Les feuilles ont de 60 à 80 cm de longueur et sont en général recourbées près du sommet. Les feuilles sont coriaces; leurs bords dentelés peuvent couper la peau. La plante fleurit rarement, mais, lorsqu’elle le fait, ses bractées sont noires et collantes les jours humides. Les graines mûres ont une teinte rougeâtre caractéristique.

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Répartition et population

Le scirpe de Long est rare au Canada. Il pousse en neuf endroits éparpillés dans tout le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. La plus grosse population couvre environ 30 hectares de prés d’eau calme près du lac Shingle. Un autre groupe pousse sur 15 hectares de terres marécageuses basses à côté du ruisseau Eighteen Mile. L’espèce pousse dans de nombreuses petites tourbières des rives des lacs du réseau de la rivière Medway. Deux petites populations seulement ont été découvertes à la rivière Tusket, au lac de Wilson et au lac d'Ecole. Il y a une petite population qui croît dans le coin sud-est du pré Quinns et une jeune population à la tourbière Dunraven. Aux États-Unis, il existe des populations dans diverses terres humides d’eau douce le long de la côte est du Maine, du New Hampshire, du Massachusetts, du Rhode Island et du New Jersey. On sait très peu de choses sur la situation des populations canadiennes; on ignore si elles prennent de l’expansion ou déclinent. Aux États-Unis, l’espèce est disparue de l’État de New York et deux populations sont disparues du Massachusetts.

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Habitat

Cette plante préfère les terres humides tourbeuses où la concurrence avec les arbustes est minimale. Les terres humides qu’elle préfère sont les rives tourbeuses des lacs des bassins hydrographiques élevés, les petites tourbières associées à des lacs ou à des rivières, les eaux calmes de prés submergés et les marais à l’intérieur des terres.

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Biologie

Les colonies apparaissent sur les parties enracinées de la tige horizontale. Un méristème (tissu végétal constitué de cellules qui se divisent pour former de nouveaux tissus) produit de 10 à 13 feuilles par saison. Au début de septembre, les feuilles prennent une couleur dorée, puis la plante meurt jusqu’à la base en hiver. De nouvelles feuilles naissent pendant l’hiver lorsque les plantes sont submergées. Des ramifications se forment à partir de talles intravaginales, c’est-à-dire de pousses qui surgissent du bas de la tige originale. Les graines sont disséminées par l’eau ou le vent. Le feu facilite peut-être l’établissement des plantes. La croissance des clones est meilleure lorsque ceux-ci se trouvent à 50 m au plus de la lisière de l’eau dans les prés d’eau calme et les marais. De nombreux clones sont créés là où les perturbations sont minimes. L’espèce a besoin de fragments de rhizome pour produire de nouveaux clones aux endroits où elle est perturbée. La plante produit moins de 1 cm de rhizome par année.

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Menaces

Même les grandes populations sont menacées par la modification du drainage entraînée par la construction de routes. Le broutage par le rat musqué a aussi une incidence sur le taux de réussite de l’espèce. La perte d’habitats sur le bord des lacs, causée par la construction de chalets, et l’utilisation de véhicules tous terrains dans les marais et les prés constituent aussi des menaces.

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

3 enregistrement(s) trouvé(s).

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2016)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujikvise les terres et les eaux se trouvant dans les limites du parc national et lieu historique national du Canada Kejimkujik (PNLHNK), y compris le parc national Kejimkujik Bord de mer. Le plan satisfait aux exigences relatives aux plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP, art.47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le présent plan profiteront également à d’autres espèces préoccupantes du point de vue de la conservation, qui fréquentent régulièrement le PNLHNK.

Plans de gestion

  • Programme de rétablissement et plan de gestion plurispécifiques pour la flore de la plaine côtière de l’Atlantique au Canada (2010)

    En vertu de l’article 37 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des programmes de rétablissement à l’égard des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et, en vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans de gestion à l’égard des espèces préoccupantes. Le présent programme de rétablissement et plan de gestion servira également de plan de gestion distinct, comme l’exige la LEP (articles 65-67), pour les espèces désignées préoccupantes en vertu de la LEP qui y sont incluses. La province de la Nouvelle Écosse, Environnement Canada et Agence Parcs Canada ont mené l’élaboration du présent document, qui a été préparé en coopération ou en consultation avec de nombreux autres particuliers et organismes, y compris des organismes non gouvernementaux environnementaux, des intervenants de l’industrie, des peuples autochtones et des propriétaires de terres privées.