Profil d'espèce

Couleuvre agile bleue

Nom scientifique : Coluber constrictor foxii
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Couleuvre agile bleue

Couleuvre agile bleue Photo 1

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Description

La couleurve agile bleue est une sous espèce de la couleuvre agile. Elle est grosse, longue et effilée. Sa queue ressemble à un fouet. Elle a une tête allongée, des yeux relativement gros et des écailles lisses et lustrées. La région dorsale a une coloration uniforme grise, bleu métallique ou vert métallique, alors que la région ventrale est bleuâtre-vert ou blanchâtre. Les jeunes ont des taches grises ou brunes sur le dos. La couleurve agile bleue est l’un des plus gros serpents de l’Ontario, les adultes pouvant mesurer jusqu'à 1,5 m du museau au cloaque. (Les serpents sont généralement mesurés depuis le bout du museau jusqu’à l’anus [cloaque], ce qui exclut la queue.) (Mise à jour 2005/01/07)

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Répartition et population

La couleurve agile est très répandue en Amérique du Nord, mais la couleurve agile bleue n’est présente qu’au sud des Grands Lacs depuis l’Iowa jusqu’à l’Ohio et, vers le nord, jusqu’à l’extrême Sud Ouest de l’Ontario. Au Canada, on ne trouve cette sous espèce que sur l’île Pelée, dans le Sud de l'Ontario. L’aire de répartition canadienne de la couleurve agile bleue a diminué: à une certaine époque, cette couleuvre était plus répandue dans l’île Pelée et était présente dans d’autres secteurs du Sud Ouest de l’Ontario. En 1995, on comptait environ 205 adultes sur l’île Pelée, la grande majorité dans les deux tiers est de l’île. L’effectif semble avoir diminué depuis. (Mise à jour 2005/01/07)

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Habitat

Pendant l'été, la couleurve agile bleue fréquente des milieux ouverts à végétation ligneuse ou herbeuse dense, des affleurements rocheux et des haies. Elle hiberne dans des carrières, de vieilles citernes et des zones présentant un substrat rocheux calcaire qui est près de la surface. (Mise à jour 2005/01/07)

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Biologie

La couleurve agile bleue est active durant la journée et chasse habituellement des rongeurs, de petits oiseaux et des serpents. Elle est à son tour chassée par de gros oiseaux de proie, tels que la Buse à queue rousse, le Grand-duc d’Amérique et le Busard St Martin, ainsi que par des mammifères comme le raton laveur, le renard roux, le renard gris et le coyote. L’accouplement a lieu au printemps. Les femelles peuvent se reproduire chaque année, mais elles semblent le faire plus communément aux deux ans. Elles pondent en moyenne 14 oeufs dans du bois en décomposition, des tas de sciure de bois, des amas de déchets ou du sable limoneux, ou encore sous des roches ou des morceaux de bois. Des nids partagés avec d’autres couleurves agiles bleues ou des couleurves fauves de l’Est ont été observés sur l’île Pelée. Le taux de mortalité des oeufs et des jeunes est très élevé. Les couleurves agiles bleues migrent vers les lieux d'hibernation en septembre, et en repartent au cours des mois de mai et de juin. On ne sait pas où hibernent les jeunes, mais on sait que les individus de trois ans ou plus hibernent collectivement, partageant parfois leur tanière avec d’autres espèces de serpents. Comparativement aux couleurves agiles d’autres populations d’Amérique du Nord, les couleuvres agiles bleues de l’île Pelée ont des domaines vitaux très étendus: ceux ci sont en moyenne de 75 ha pour les femelles et de 140 ha pour les mâles. Cela pourrait s’expliquer par le fait que dans l’île Pelée, l’habitat est fragmenté et force donc les couleuvres à parcourir de plus grandes distances pour accéder aux ressources dont elles ont besoin. (Mise à jour 2005/01/07)

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Menaces

La perte d'habitats est un facteur limitatif important pour la couleurve agile bleue. Elle vit dans une région densément peuplée où une grande partie de son habitat a été détruite par le développement. De plus, elle semble moins bien tolérer les forts niveaux d’activité humaine que d’autres espèces de serpents. La mortalité accidentelle des couleuvres sur les routes et leur abattage délibéré par les humains sont deux autres facteurs qui pourraient entraîner la disparition de l’espèce au Canada. (Mise à jour 2005/01/07)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Couleuvre agile bleue est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La couleurve agile bleue et son habitat sont protégés par des dispositions réglementaires relevant de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. Elle jouit aussi du statut d’espèce spécialement protégée en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune de l’Ontario, ce qui fait qu’il est interdit de capturer, de harceler et de tuer des couleurves agiles bleues, ou d’en faire le commerce, en Ontario. Enfin, certaines zones d’habitat propice à l’espèce sont protégées par des offices de protection de la nature et le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario. (Mise à jour 2005/01/07)

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la couleuvre agile bleue (Coluber constrictor foxii) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la Couleuvre agile bleue

  • Dawn Burke - Président/Contact - Gouv. de l'Ontario
    Tél. : 519-873-4624  Téléc. : 519-873-4645  Envoyer un courriel
  • Robert Willson - Président/Contact - Organisme non gouvernementaux (ONG)
    Tél. : 519-738-9097  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent L’équipe de rétablissement de la couleuvre agile bleue espère en arriver à protéger au moins deux populations de couleuvres agiles bleues en Ontario. Ceci signifie qu’il lui faut accroître la population de l’île Pelée pour qu’elle devienne autosuffisante et d’établir de nouveau au moins une population dans la partie continentale de l’Ontario. La possibilité d’établir de nouveau une population dans l’ancienne aire de répartition continentale de la couleuvre est en cours d’évaluation. Résumé des activités de recherche et de surveillance L’habitat que la couleuvre agile bleue occupe en ce moment sur l’île Pelée a été cartographié grâce à des études par télémétrie, et au marquage et à la recapture. De plus, des analyses pour mieux comprendre les exigences de cette couleuvre en matière d’habitat ont été effectuées. Ces études, ainsi que d’autres, ont aussi permis de déterminer les causes de mortalité et les menaces qui pèsent sur la couleuvre agile bleue. Les couleuvres agiles bleues ont fait l’objet de relevés sur l’île Pelée entre 2000 et 2002. Les populations seront surveillées à l’aide de relevés utilisant une méthodologie cohérente. Résumé des activités de rétablissement L’approche générale adoptée pour stabiliser la population de couleuvres agiles bleues de l’île Pelée consiste à protéger l’habitat important et, aux endroits où c’est possible, à remettre en état des terres afin qu’elles redeviennent un habitat convenable et à réduire la mortalité. Les éléments clés de l’habitat qui doivent être protégés sont les gîtes d’hivernage et les lieux de nidification. Parce que le nombre de gîtes d’hivernage et de lieux de nidification semble être limité, plusieurs sites artificiels ont été créés partout sur l’île dans des endroits appropriés. La remise en état à grande échelle des habitats des prairies et de ceux de type alvar visant à renverser la succession écologique se fait par le brûlage dirigé et la plantation d’espèces indigènes. La plus grande partie de l’habitat de la couleuvre agile bleue se trouve cependant sur des terres privées; l’appui du public est donc essentiel pour le rétablissement de cette espèce. Parmi les activités de sensibilisation, il y a des présentations éducatives, une exposition au centre patrimonial de l’île Pelée, une vidéo sur l’écologie de l’île Pelée (y compris la couleuvre agile bleue) présentée sur le traversier de l’île Pelée et une brochure sur le patrimoine naturel de l’île Pelée. Des organismes qui se vouent à la conservation ont remis en état plusieurs propriétés agricoles privées en y plantant des plantes indigènes de la prairie.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Couleuvre agile bleue (2013)

    Cette couleuvre de grande taille a une répartition extrêmement limitée, et elle ne se trouve au Canada que sur l’île Pelée dans le sud de l’Ontario. Malgré les efforts déployés pour protéger l’habitat en décroissance, l’espèce présente encore un faible effectif. Les menaces incluent la perte et la fragmentation de l’habitat, la mortalité accrue sur les routes et la persécution.
  • Énoncés de réaction - Couleuvre agile bleue (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la couleuvre agile bleue (Coluber constrictor foxii) au Canada (2017)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la couleuvre agile bleue et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (maintenant nommé ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de la couleuvre agile bleue ci-joint (partie 2), en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017