Profil d'espèce

Colin de Virginie

Nom scientifique : Colinus virginianus
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Description

Le Colin de Virginie (Colinus virginianus), dont le nom anglais est Northern Bobwhite, appartient à la famille des Odontophoridés (cailles du Nouveau Monde). C’est un petit oiseau, semblable à un tétras; le mâle se distingue par son collier noir, sa gorge et son sourcil blancs et la femelle, par sa gorge et son sourcil chamois. (Mise à jour 2017/05/24)

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Répartition et population

Le Colin de Virginie est présent du sud?est du Wyoming jusqu’au Massachusetts vers l’est et, vers le sud, jusque dans l’est du Mexique et l’ouest du Guatemala. Au Canada, on signale sa présence seulement dans le sud de l’Ontario, et il semble que les populations naturelles soient limitées à l’île Walpole et peut?être à la terre ferme voisine. Les réintroductions dans de nombreuses autres régions ont eu un succès mitigé à long terme. (Mise à jour 2017/05/24)

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Habitat

Le Colin de Virginie a besoin d’habitats de début de succession de divers types de végétation. L’habitat minimum est un mélange de prairies, de terres cultivées et de couvert broussailleux. En Ontario, l’espèce est habituellement associée aux terres cultivées plutôt qu’aux limites des prairies indigènes. Dans l’extrême sud?ouest de la province, on trouvait autrefois des milliers d’hectares de prairies à herbes hautes. Après l’arrivée des Européens, la création de nombreuses petites exploitations agricoles à cultures diverses, des méthodes de récolte inefficaces et de grandes haies?clôtures envahies de mauvaises herbes ont beaucoup amélioré les habitats potentiels pour le colin et ont fait augmenter énormément les populations. Cependant, au cours du siècle dernier, la tendance était d’éliminer les pâturages et les cultures sur jachères, et par conséquent, la plupart des prairies ont disparu. Par ailleurs, la fragmentation continue des habitats constitue peut?être un problème plus grave que l’ensemble des pertes d’habitats. (Mise à jour 2017/05/24)

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Biologie

Le Colin de Virginie fait son nid dans un creux peu profond tapissé de matières végétales qu’il recouvre d’herbes et de vignes pour le dissimuler. La couvée moyenne est de 12 à 16 œufs et l’incubation dure 23 ou 24 jours; les oisillons duveteux commencent à voler à l’âge de six ou sept jours. À la limite septentrionale de son aire de répartition, l’oiseau n’a en général qu’une couvée par année. Des nids contenant des œufs ont été trouvés de la fin de mai jusqu’à la mi?septembre, mais la probabilité du succès de ponte ou d’envol diminue avec le temps.La mortalité au nid moyenne peut atteindre de 60 à 70 p. 100. La population d’automne est composée d’environ 80 p. 100 d’oiseaux juvéniles, et le taux de mortalité annuel moyen de l’espèce (y compris les jeunes) est d’environ 80 p. 100. Le taux de survie annuel des adultes est d’environ 30 p. 100. Il s’agit d’une espèce sédentaire mais à l’automne, certains oiseaux se dispersent sur quelques kilomètres. En hiver, les groupes ont besoin d’un minimum de 4,9 hectares et utilisent rarement plus de 20 hectares. (Mise à jour 2017/05/24)  

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Menaces

La qualité et la quantité des habitats sont les principaux facteurs qui limitent les populations, étant donné que la plupart des prairies naturelles ont disparu et que les habitats en milieu agricole sont moins favorables au Colin de Virginie en raison de l’intensification des activités. Des réintroductions continues ont été inefficaces et accentuent peut?être le déclin continu des populations indigènes par l’introduction d’un stock génétique inapproprié. (Mise à jour 2017/05/24) 

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Colin de Virginie est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des activités de rétablissement Il n’existe actuellement aucune activité de rétablissement pour le Colin de Virginie en particulier, mais cet oiseau bénéficie de plusieurs programmes de protection de l’écosystème, tel que le programme de sensibilisation aux espèces en péril de la région carolinienne du Canada, qui sensibilise le public aux espèces en péril de l’écosystème carolinien; le programme d’interprétation du Walpole Island Heritage Centre, qui fait la promotion des espèces sauvages et des écosystèmes importants sur l’île Walpole et le programme de sensibilisation du public à l’écosystème de Spring Garden Prairie en Ontario offert par le centre Ojibway. Adresses électroniques La biodiversité en Ontario : Espèces en péril :http://www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=110 [en anglais seulement] L’association Tallgrass Ontario :http://www.tallgrassontario.org/IndSpecies_NBobwhite.htm [en anglais seulement] Service canadien de la faune : Région de l’Ontariowww.on.ec.gc.ca/wildlife/wildspace/life.cfm?ID=NOBO&Page=Image&Lang=f

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Colin de Virginie (2003)

    Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1994. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2003. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation accompagnée d'un addenda.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Colin de Virginie (2004)

    Cette espèce dépend d'habitats de la prairie indigène et de vieux prés qui ont en grande partie disparu de son aire de répartition dans le Sud de l'Ontario. Sa population a radicalement diminué au cours des 30 dernières années et ne fait preuve d'aucun rétablissement important. Il n'existe peut-être qu'une seule population viable au Canada, sur l'île Walpole, en Ontario. La situation de cette espèce est compliquée par la présence de nombreuses populations introduites qui ne persistent habituellement pas et dont la composition génétique pourrait constituer une menace pour les populations indigènes.
  • Énoncé de réaction - Colin de Virginie (2013)

    En raison de la perte d’habitat, la population de cet oiseau de prairie a chuté considérablement relativement aux niveaux historiques et ne montre aucun signe de rétablissement. Il ne reste qu’une seule population viable au Canada, située sur l’île Walpole, en Ontario. La situation de cette espèce est compliquée par la présence d’oiseaux introduits élevés en cage dont la composition génétique représenterait une menace pour la population indigène restante.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret de prorogation du délai d'évaluation de la situation d'espèces sauvages (2006)

    Le délai prévu pour l'évaluation de la situation des espèces sauvages visées à l'annexe est prorogé pour une période de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de l'article 14 de la Loi sur les espèces en péril.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017