Profil d'espèce

Bruant de Baird

Nom scientifique : Ammodramus bairdii
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Bruant de Baird

Bruant de Baird Photo 1

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Description

Le Bruant de Baird est un passereau des prairies timide et discret, qui se distingue d’autres passereaux par la présence de deux étroites rayures ressemblant à une moustache sur les côtés de la tête lavée d’ocre ou de chamois et d’un collier de fines lignes noires sur la poitrine, ainsi que par son chant qui se termine habituellement par un trille musical grave. En tant qu’espèce des prairies du nord à aire de répartition restreinte, le Bruant de Baird constitue un précieux indicateur de l’état des prairies dans cette région. (Mise à jour 2017/08/10)

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Répartition et population

L’aire de reproduction du Bruant de Baird va du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’au sud- ouest du Manitoba, puis vers le sud, jusqu’au Montana, le Wyoming et le Dakota du Sud. Le Canada englobe environ 45 % de l’aire de reproduction de l’espèce et abrite une proportion encore plus grande de sa population mondiale. L’aire d’hivernage du Bruant de Baird s’étend du sud de l’Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas vers le sud jusqu’au centre-nord du Mexique. (Mise à jour 2017/08/10)

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Habitat

Le Bruant de Baird niche principalement dans de grandes étendues de la prairie mixte et de fétuque parsemées d’arbustes épars, où la hauteur de l’herbe est modérée et le sol présente un peu de litière. Des parcelles d’habitat non indigène peuvent parfois présenter ces caractéristiques, mais le succès de reproduction peut être faible dans certaines de ces parcelles, comme le foin cultivé et les terres agricoles. Plus de 75 % des prairies naturelles dans l’aire de nidification du Bruant de Baird ont été détruites depuis les années 1800 suite à leur conversion en terres agricoles. La destruction, la dégradation et la fragmentation de l’habitat se poursuivent dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. (Mise à jour 2017/08/10)

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Biologie

Le Bruant de Baird se reproduit probablement au cours de sa première année de vie et il vit environ 3 ans. Il niche de la fin mai jusqu’à juillet, et élève 1,5 oisillon en moyenne durant ses une ou deux tentatives annuelles de reproduction. Environ la moitié des nids connaissent un échec, la plupart étant victimes d’une gamme d’oiseaux et de mammifères prédateurs. Le Bruant de Baird revient rarement au même endroit pour y nicher chaque année, choisissant plutôt de s’installer là où les conditions sont propices à la nidification. (Mise à jour 2017/08/10)

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Menaces

La destruction, la dégradation et la fragmentation de l’habitat, attribuables à divers facteurs, parmi lesquels l’extraction d’énergie devient particulièrement important récemment, constituent les principales menaces pesant sur le Bruant de Baird. La perturbation des processus naturels (résultant du broutage, du brûlage et de la sécheresse), les activités agricoles, le parasitisme des couvées par le Vacher à tête brune, les pesticides et les changements climatiques comptent parmi les autres menaces. (Mise à jour 2017/08/10)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bruant de Baird (Ammodramus bairdii) au Canada (2013)

    Le Bruant de Baird est un passereau des prairies timide et discret, qui se distingue d’autres passereaux par la présence de deux étroites rayures ressemblant à une moustache sur les côtés de la tête lavée d’ocre ou de chamois et d’un collier de fines lignes noires sur la poitrine, ainsi que par son chant qui se termine habituellement par un trille musical grave. En tant qu’espèce des prairies du nord à aire de répartition restreinte, le Bruant de Baird constitue un précieux indicateur de l’état des prairies dans cette région.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bruant de Baird (2013)

    Le Canada comprend environ 60 % de la population reproductrice de cet oiseau chanteur des Prairies. Cette espèce était commune et peut-être même abondante historiquement. Elle a subi des déclins attribuables à la conversion agricole de son habitat de prairies naturelles à l’échelle des Grandes Plaines. Il existe de bonnes indications d’un déclin de la population dans les dernières décennies, mais comme il est difficile de faire un suivi efficace de l’espèce, l’information sur les tendances de la population à court terme est relativement pauvre. La perte et la dégradation de son habitat de prairie spécialisé dans les lieux de reproduction et d’hivernage constitueraient les menaces les plus importantes. Les indications d’un déclin de population à long terme associé à des menaces permanentes pesant sur l’habitat sont les raisons principales pour faire passer l’espèce du statut « non en péril » à celui d’« espèce préoccupante ».

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.