Profil d'espèce

Pic à tête blanche

Nom scientifique : Picoides albolarvatus
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Pic à tête blanche

Pic à tête blanche Photo 1

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Description

Le Pic à tête blanche a le corps noir, la tête blanche et des taches blanches sur les ailes. Le mâle a une bande rouge sur la nuque. Les jeunes pics à tête blanche ressemblent aux adultes, mais leur corps est d’un noir plus terne.

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Répartition et population

L’espèce se retrouve de l’ouest du Canada jusqu’au sud de la Californie et du Nevada sud, en passant par l’est de l’état de Washington et le nord de l’Idaho. Au Canada, elle ne se trouve qu’à l’extrême sud de la Colombie-Britannique. Aucun changement significatif se rapportant à sa répartition n’a eu lieu au cours du temps. Le Pic à tête blanche a toujours été rare dans la partie nord de son aire de répartition et aucun changement dans son aire de répartition au Canada n’a été noté depuis un siècle. La population canadienne de l’espèce est très difficile à dénombrer parce que les pics se trouvent en de faibles densités et ils ont tendance à occuper des zones différentes chaque année. Les évaluations de la population varient selon les années. Entre 1965 et 1975, l’espèce semblait être plus commune que jamais auparavant. Elle n’a pas été aussi commune depuis cette période. La raison de cette tendance n’est pas connue. Bien que le nombre d’individus exact n’est pas disponible, l’espèce est toujours présente au Canada tous les ans et quelques couples y nichent probablement chaque année.

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Habitat

Les pics à tête blanche habitent les forêts de pins dont ils dépendent, surtout les forêts où dominent les pins ponderosa, les pins de Jeffrey, les pins à sucre et les pins de Coulter. Ils sont plutôt rares dans les forêts où il ne pousse qu’une de ces espèces (p. ex. la forêt de pins ponderosa de la Colombie-Britannique), mais ils peuvent être communs là où poussent au moins deux espèces. Les pics à tête blanche préfèrent les forêts d’âge mûr parce qu’ils ont besoin d’arbres morts, tant pour se percher que pour nicher. De plus, les grands pins matures produisent plus de cônes (une source alimentaire vitale) que les arbres plus jeunes. La qualité des habitats du Pic à tête blanche a décliné pendant la dernière décennie.

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Biologie

Les pics à tête blanche sont des oiseaux non migrateurs monogames qui ont un fort instinct territorial. Ils creusent des trous dans les arbres morts ou mourant (habituellement des chicots de conifères) afin de pouvoir s’y percher et y nicher. L’espèce n’a habituellement qu’une couvée par saison. Bien que les couvées comptent de quatre à cinq œufs, en général seulement de un à trois petits par nid réussiront à prendre envol. Au Canada, des petits ont été observés dans des nids depuis la fin de mai jusqu’à la mi-juillet. Le régime du pic comprend une variété d’insectes pendant l’été et se compose essentiellement de graines, surtout de grosses graines de pins, en automne et en hiver.

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Menaces

La principale menace pesant sur le Pic à tête blanche semble être le manque d’habitat de haute qualité. Bien que la quantité d’habitat soit restée assez stable, la qualité a diminué. L’industrie forestière a enlevé la plupart des pins ponderosas de la Colombie-Britannique, et la suppression des incendies entraîne la formation de forêts plus denses d’arbres jeunes. Ces forêts ont peu de chicots, que l’espèce utilise comme perchoirs et pour nicher, et elles produisent moins de cônes de pin, dont l’espèce se nourrit en hiver.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Pic à tête blanche est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le Pic à tête blanche est protégé par la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, de les collecter ou de les tuer. Cette espèce est également protégée en vertu de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Aux termes de la Forest and Range Practices Act, des aires d’habitat faunique peuvent être désignées pour certaines espèces sauvages, dont le Pic à tête blanche. Dans ces aires, les entreprises forestières doivent observer des pratiques d’exploitation forestière, comme enlever les petits arbres et laisser les chicots et les gros arbres, dont l’espèce bénéficiera.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du Pic à tête blanche (Picoides albolarvatus) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement du Pic à tête blanche

  • Megan Harrison - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 604-350-1989  Téléc. : 604-946-7022  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent L’équipe de rétablissement du Pic à tête blanche utilise plusieurs méthodes pour assurer le rétablissement de cette espèce, entre autres la réalisation d’activités de sensibilisation pour aider le public à identifier le Pic à tête blanche et à se renseigner sur la valeur des arbres morts debouts (chicots), la recherche de protection pour les peuplements vieux restants de pins ponderosas et la remise en état des habitats de peuplements jeunes et denses. Les Pics à tête blanche ont de grands territoires (400 ha ou plus) et sont si rares en Colombie Britannique qu’il est difficile d’effectuer des relevés rentables. Cependant, selon les observations faites sur le terrain par des propriétaires fonciers et d’autres personnes, cette espèce est encore présente, quoique extrêmement rare, dans le sud de l’Okanagan. Il est urgent, pour le rétablissement de cette espèce et de nombreuses autres, de protéger les forêts de peuplements vieux de pins ponderosas et de remettre en état les forêts jeunes. L’équipe de rétablissement vise l’établissement de 10 000 ha d’habitat convenant au Pic à tête blanche (une certaine partie protégée, une certaine partie aménagée pour les valeurs en matière d’habitat), qui pourraient assurer les besoins de 25 couples de Pics. Résumé des activités de recherche et de surveillance La remise en état de l’habitat s’effectue dans un cadre de gestion adaptative, dans lequel l’efficacité des traitements de remise en état de rechange est évaluée. Des études de ce genre montrent que des traitements de remise en état comme l’éclaircissage (enlèvement des petits arbres) permettent aux pins ponderosas de devenir plus gros. Les gros pins ponderosas produisent plus de graines, un aliment clé des pics, et leur fournissent, ainsi qu’à d’autres espèces qui nichent dans des cavités, l’habitat de nidification qu’ils préfèrent. Il y a souvent pénurie de chicots, un élément d’habitat important pour le Pic à tête blanche ainsi que pour de nombreuses autres espèces. Tuer les arbres par annélation s’est révélé d’une efficacité limitée pour la création de chicots, vu l’absence de décomposition initiale de l’intérieur de l’arbre. Les chercheurs s’emploient donc à mettre au point des techniques qui créent de meilleurs chicots, comme l’inoculation de champignons naturellement présents dans la nature aux arbres. En 2004 et en 2005, une étude visant à déterminer l’effet des incendies de forêt de 2003 sur l’habitat du Pic à tête blanche a été lancée. Cette étude compare les caractères de l’habitat de sites plus ou moins gravement brûlés ainsi que de sites n’ayant pas été incendiés. L’équipe de rétablissement cartographie à l’heure actuelle l’habitat du Pic à tête blanche en se servant de données obtenues par télédétection (images satellitaires), qu’on a calibrées en visitant un échantillon des sites photographiés et en recueillant sur le terrain des données sur l’habitat. Résumé des activités de rétablissement L’équipe de rétablissement encourage les propriétaires fonciers et les personnes qui récoltent du bois de chauffage à tenir compte de la valeur des chicots et des gros pins ponderosas pour le Pic à tête blanche et d’autres espèces sauvages. L’équipe de rétablissement travaille par ailleurs avec la société forestière Weyerhaeuser pour encourager la remise en état de l’habitat dans des zones clés pour le Pic à tête blanche. Weyerhaeuser a récemment accepté d’élaborer des directives de gestion pour les travaux forestiers qu’elle effectue dans l’aire de répartition du Pic à tête blanche. Quatre sites, qui représentent au total environ 200 ha, ont été désignés aires d’habitat faunique par la province pour le Pic à tête blanche. Ces sites sont aménagés à l’aide de techniques sylvicoles, comme la coupe partielle, qui visent à maintenir ou à améliorer la valeur de l’habitat pour le Pic.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Pic à tête blanche (Picoides albolarvatus) au Canada (2011)

    Le Pic à tête blanche, ou White-headed Woodpecker en anglais, est un oiseau facilement reconnaissable, car il est la seule espèce de pic au monde à avoir la tête blanche et le reste du corps noir. Deux sous-espèces sont reconnues, mais seule la sous-espèce nominale se rencontre au Canada. Comme celle-ci est confinée à une seule zone biogéographique, une seule unité désignable est visée par le présent rapport. Le Pic à tête blanche vit en étroite association avec les forêts de pin ponderosa.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Pic à tête blanche (2011)

    Au Canada, ce pic distinctif ne niche qu'en Colombie-Britannique. La population canadienne est extrêmement petite et compte probablement moins de 100 individus. Elle est exposée aux menaces continues provenant de la perte et de la dégradation de son habitat. Un effet rescousse en provenance des États-Unis, où les populations sont clairsemées, serait limité en raison du déclin des populations américaines et de l’habitat limité restant au Canada.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du Pic à tête blanche (Picoides albolarvatus) au Canada (2014)

    Le Pic à tête blanche (Picoides albolarvatus) est un petit pic (de 21 à 23 cm de longueur) au corps noir et à la tête blanche, avec des taches blanches sur les ailes. Le Cassenoix d’Amérique (Nucifraga Columbiana) est le seul autre oiseau avec lequel il peut être confondu, mais cette dernière espèce est plus grosse (de 30 à 34 cm) et présente une tête et un corps gris pâle, des ailes noires et des taches blanches sur les ailes. Le Pic à tête blanche a besoin de pins ponderosa (Pinus ponderosa) matures et âgés pour la nourriture (graines) et les cavités de nidification qu’offrent ces arbres.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.