Profil d'espèce

Effraie des clochers Population de l'Ouest

Nom scientifique : Tyto alba
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2010
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Effraie des clochers Photo 1

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Description

L’Effraie des clochers (Tyto alba) est une chouette de taille moyenne qui a de longues pattes, un disque facial distinctif en forme de coeur et des yeux foncés. La partie supérieure du corps est de couleur rousse, dorée ou fauve vermiculée de gris et présente de minuscules taches blanches et noires. La partie inférieure du corps est de couleur blanche à fauve et varie de non mouchetée à fortement mouchetée de brun ou rouille foncé. Les plumes de vol des ailes et de la queue présentent des bandes brun foncé. À l’intérieur de ses tolérances climatiques dans son aire de répartition, l’Effraie des clochers constitue un bon indicateur écologique des prairies indigènes et agricoles. Comme elle est associée à l’agriculture mixte traditionnelle en petites exploitations, les tendances de ses populations traduisent l’intensification de l’agriculture. L’espèce a décliné à l’échelle mondiale en raison de la perte d’habitat, de produits chimiques toxiques, de perturbations humaines et d’hivers rigoureux. À titre de prédateur de populations de rongeurs, elle présente un avantage économique pour les agriculteurs. De plus, l’Effraie des clochers est une espèce populaire qui émeut le public. (Mise à jour 2017/05/25)

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Répartition et population

L’Effraie des clochers est un des oiseaux terrestres qui a la plus vaste répartition puisqu’on le trouve sur tous les continents sauf l’Antarctique. Au nord, sa répartition est limitée par les basses températures hivernales. Par conséquent, en Amérique elle niche par endroits dans certaines parties du sud du Canada et du nord des États-Unis, mais elle est beaucoup plus commune, voire omniprésente, plus au sud, soit dans le sud des États-Unis, le Mexique et l’Amérique du Sud. Il existe deux populations (unités désignables) au Canada. La population de l’Ouest est résidente toute l’année dans le sud de la Colombie-Britannique, surtout dans le coin sud-ouest de la province. Elle est présente par endroits dans le sud-est de l’île de Vancouver, de Victoria à Nanaimo, et elle est rare plus au nord jusqu’à Campbell River ainsi que dans les îles Gulf. Elle est la plus commune dans la vallée du Fraser jusqu’à Hope à l’est, alors que sa présence est rare et sporadique dans le centre-sud de la province. La population de l’Est est très petite : on trouve sporadiquement l’espèce dans le sud-ouest de l’Ontario (habituellement à moins de 50 km des Grands Lacs d’aval). Aucune preuve concluante de la nidification de l’espèce n’a été signalée au Québec. (Mise à jour 2017/05/25)

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Habitat

L’Effraie des clochers a besoin de paysages qui offrent des milieux favorables à l’alimentation de ses principales proies (campagnols et souris) et des sites où elle peut nicher. Les vieux champs, les champs de foin, les pâturages grossiers, les abords de routes herbeux et les marais herbeux constituent ses principaux habitats d’alimentation. L’Effraie des clochers niche dans toutes sortes d’endroits naturels ou artificiels : cavités dans des arbres vivants ou morts, cheminées, plates-formes élevées dans les granges, silos, hangars, châteaux d’eau, ponts, viaducs, greniers et nichoirs. (Mise à jour 2017/05/25)

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Biologie

L’Effraie des clochers commence à se reproduire à l’âge d’un an, mais elle ne vit que 2 ou 3 ans en moyenne. Dans les régions tempérées comme le Canada, elle produit rarement deux couvées la même année, ce qui arrive habituellement lorsque ses proies sont très abondantes. La taille des couvées varie selon la latitude, habituellement de 4 à 8 œufs. Les jeunes deviennent autonomes au bout d’environ 120 jours. Là où il y a suffisamment de milieux favorables à son alimentation et un lien avec une population source, l’Effraie des clochers peut profiter des programmes de nichoirs, mais le succès de ces programmes varie d’une région à l’autre. (Mise à jour 2017/05/25)

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Menaces

La perte d’habitat d’alimentation attribuable aux changements marqués des pratiques agricoles et à d’autres utilisations du sol menace les populations de l’Est et de l’Ouest. La disponibilité des sites de nidification a aussi considérablement diminué puisque de nombreux vieux bâtiments de ferme ouverts en bois ont été remplacés par des bâtiments de métal modernes et fermés. Cette tendance a été plus ou moins atténuée par de récents programmes de nichoirs; ces programmes ont connu un certain succès en Colombie-Britannique mais pas en Ontario. Les Effraies des clochers sont particulièrement susceptibles à la mortalité sur les routes. Enfin, comme les Effraies des clochers sont peu adaptées aux basses températures et à la neige épaisse, les épisodes hivernaux rigoureux en limitent les populations au Canada. (Mise à jour 2017/05/25)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Effraie des clochers, Population de l'Ouest, est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La population d’Effraies des clochers de l’Ouest est protégée par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Cette loi interdit de nuire aux adultes et aux œufs, et de les tuer, ou de les collectionner ou de détruire les lieux de nidification occupés.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’effraie des clochers (Tyto alba) au Canada (2011)

    L’Effraie des clochers (Tyto alba) est une chouette de taille moyenne qui a de longues pattes, un disque facial distinctif en forme de coeur et des yeux foncés. La partie supérieure du corps est de couleur rousse, dorée ou fauve vermiculée de gris et présente de minuscules taches blanches et noires. La partie inférieure du corps est de couleur blanche à fauve et varie de non mouchetée à fortement mouchetée de brun ou rouille foncé. Les plumes de vol des ailes et de la queue présentent des bandes brun foncé.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Effraie des clochers, Population de l'Ouest (2011)

    L’ouest du Canada abrite une petite partie de la population mondiale de ce rapace nocturne charismatique qui s’attaque aux petits rongeurs. Comme l'espèce ne tolère pas les climats froids ni une épaisse couverture de neige, les populations au Canada sont restreintes à certaines parties du sud de la Colombie-Britannique et du sud-ouest de l'Ontario. La population de l’ouest en Colombie-Britannique est petite et est menacée par la perte et la dégradation continues de l’habitat de prairie et de vieux champs en raison d’une agriculture intensive et de l’urbanisation et par la conversion de vieilles granges de bois et d'autres bâtiments ruraux en structures plus modernes. Cette effraie est également exposée à des taux de plus en plus élevés de mortalité le long des routes, à cause de l'expansion du réseau routier et de l'augmentation de la circulation automobile.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2011 (2011)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 8 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 8 novembre 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017