Profil d'espèce

Bec-de-lièvre

Nom scientifique : Exoglossum maxillingua
Taxonomie : Poissons
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Bec-de-lièvre

Bec-de-lièvre Photo 1

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Description

Le bec-de-lièvre est un petit poisson d’eau douce de la famille des cyprins (ou ménés). Il peut atteindre une longueur d’environ 160 mm. Il se distingue des autres espèces de poisson par son corps trapu, ses flancs argentés aux teintes violet verdâtre et sa lèvre inférieure à trois lobes.

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Répartition et population

Au Canada, le bec-de-lièvre vit dans le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, depuis Ivy Lea, en Ontario, jusqu’à Saint-Pascal au Québec. En Ontario, l’espèce occupe maintenant trois des sept plans d’eau où elle se trouvait autrefois. Au Québec, l’espèce est plus répandue, mais depuis 2002, sa présence a été confirmée seulement dans 79 plans d’eau sur les 206 où elle était présente autrefois. Il est difficile de déterminer si cette baisse résulte d’un déclin de l’espèce ou d’un manque d’activités d’échantillonnage récent, ou des deux.

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Habitat

Le bec-de-lièvre vit principalement dans des ruisseaux ou des rivières à l’eau claire, au courant lent, au fond composé de galet, gravier, sable, boue, et généralement couvert de végétation aquatique.

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Biologie

Pendant la période de fraie, au printemps ou au début de l’été, le mâle construit un nid en transportant un à un de petits cailloux. Lorsque le nid est prêt, il laisse une femelle y déposer ses œufs qu’il fertilise au même moment. Après la fraie, il entretient le nid et défend les œufs et les alevins qui s’y trouvent. Le bec-de-lièvre se nourrit sur le fond des cours d’eau d’une variété d’invertébrés aquatiques. L’espèce est aussi réputée pour attaquer et manger les yeux des autres espèces de poissons, ce qui est à l’origine de son nom familier en anglais « eye picker ».

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Menaces

Les menaces spécifiques pesant sur le bec-de-lièvre sont peu connues. L’espèce tolère probablement mal la turbidité persistante et l’envasement excessif, deux possibles conséquences de certaines activités agricoles et urbaines. Le gobie à taches noires et la tanche, deux espèces envahissantes réputées pour nuire aux poissons indigènes, pourraient aussi avoir des effets néfastes sur le bec-de-lièvre.

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Protection

Protection fédérale

Le bec-de-lièvre a été évalué comme étant préoccupant par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Des consultations sur l’ajout de cette population à la Liste des espèces en péril sont prévus à l’automne 2014.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des cyprinidés et petits percidés du Québec

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réponse – Bec-de-lièvre (2015)

    Ce poisson d’eau douce de petite taille est présent dans une assez petite région de l’est de l’Ontario et du Québec, où il est disparu de deux bassins hydrographiques au cours des dix dernières années. La majeure partie de l’aire de répartition actuelle de l’espèce subit les menaces posées par la dégradation généralisée de l’habitat et les multiples espèces envahissantes.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Le bec-de-lièvre Consultations sur l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2014)

    Avertissement : Les fonctions « enregistrer le formulaire » et « soumettre » du questionnaire PDF opèrent seulement avec Internet Explorer. Si vous utilisez un autre fureteur, voici la marche à suivre : 1- enregistrer le questionnaire PDF non complété sur votre ordinateur; 2- fermer votre fureteur; 3- ouvrir le PDF avec Adobe Reader et le compléter; 4- cliquer sur le bouton Soumettre ou joindre le questionnaire PDF rempli à un courriel. Vous pouvez aussi soumettre vos commentaires avec le « Formulaire pour commentaire » ci-dessous, nous envoyer vos réponses directement dans un courriel, ou imprimer votre formulaire rempli et le poster (voir coordonnées ci-dessous). Avant de décider si cette espèce sera ajoutée à la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), Pêches et Océans Canada souhaite obtenir votre opinion, vos commentaires et suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques possibles de son inscription ou de sa non-inscription. La LEP vise à prévenir la disparition des espèces sauvages, à prévoir leur rétablissement et à assurer la conservation de la diversité biologique.