Profil d'espèce

Braya de Fernald

Nom scientifique : Braya fernaldii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Braya de Fernald

Braya de Fernald Photo 1

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Description

Plante vivace dressée, pourvue de longues feuilles basilaires charnues. Sa hampe (tige poussant directement du sol), d’un ton vert à violacé, atteint de 1 à 7 cm de hauteur ou plus et est recouverte de duvet doux. Une longue racine pivotante ancre la plante et lui procure l’humidité nécessaire. Les feuilles sont glauques (vert grisâtre à bleues), en forme de spatule et leur extrémité est effilée; elles mesurent de 1 à 4 cm de longueur et de 1 à 3 mm de largeur. Des grappes de petites fleurs blanches, dont les pétales ont de 2 à 4 mm de longueur et de 1 à 1,3 mm de largeur, sont contenues dans quatre sépales ovales verts ou teintés de pourpre et sont individuellement rattachées à une tige. Les marges des cloisons, très élargies à la base, forment une espèce d’enveloppe recouverte de duvet doux. Une seule rangée de 10 à 16 graines se trouve au fond de cette enveloppe. Comme dans le cas de tous les membres de la famille de la moutarde, les fleurs ont quatre longues et deux courtes étamines (organes reproducteurs mâles). L’apparence générale de cette espèce est similaire à celle de la braya de Long, mais ses pétales sont plus petits, ses sépales sont plus petits et plus violacés, et son enveloppe est pubescente (plutôt que glabre).

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Répartition et population

La braya de Fernald est endémique à Terre-Neuve. Sa présence a été signalée dans jusqu’à 15 emplacements isolés, mais la taille des populations (de 1 plante à plus de 200 plantes) n’était connue que pour quatre sites. Selon les estimations de l’été 2000, il y a environ 3 500 plants dans 14 sites et les populations semblent stables. Cette plante a été observée dans la moitié septentrionale de la péninsule Great Northern, de la pointe Riche au sud jusqu’au cap Burnt, au nord. Des renseignements ont été recueillis sur 9 des 15 sites connus en 1925, époque où cette plante était répandue dans la région des détroits, mais 6 de ces 9 sites n’ont pas été retrouvés depuis lors, soit parce que l’habitat a été détruit ou en raison de la petite taille des populations. Sept des quinze sites ont subi des perturbations naturelles, ce qui laisse croire que celles-ci sont peut-être bénéfiques pour l’espèce.

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Habitat

Cette plante préfère les landes de calcaire caractérisées par une végétation de type toundra et des sols calcaires peu profonds, y compris les zones de graviers calcaires meubles. Ce type de gravier se trouve sur les routes et dans les carrières abandonnées. Dans ces emplacements souvent balayés par les vents en hiver, les plantes sont exposées à un froid intense et à des vents violents. Le gel empêchant d’autres plantes de s’établir à ces endroits, la braya de Fernald y dispose alors d’un avantage écologique compte tenu des aires perturbées.

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Biologie

Cette plante se reproduit par autofécondation et sa grenaison est très efficace. Elle fane jusqu’à sa couronne en hiver et repousse chaque printemps. Sa durée de vie n’est que de plusieurs années. Le vent constitue le principal moyen de dispersion de ses graines, mais celles-ci ne sont en général transportées que sur de faibles distances, ce qui explique pourquoi une population ne peut s’établir de nouveau dans une zone après que le site a été détruit.

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Menaces

La population se maintient facilement dans les zones où des perturbations naturelles surviennent régulièrement, pourvu que l’habitat soit convenable et qu’il y ait une source de semences, quoique l’exploitation des ressources et l’exploitation non réglementée représentent véritablement une menace pour cette espèce. Des sites artificiels lui ont fourni un habitat convenable, mais une circulation trop intense ou une exploitation excessive des carrières peuvent détruire un site. La construction de routes a détruit une forte proportion des landes de calcaire sur les côtes de Terre-Neuve au cours des 20 dernières années. La construction locale a exploité les landes de calcaires. Là où la population est de petite taille, la prédation par les larves de papillons de nuit devient un facteur limitatif. La circulation des véhicules tous terrains et d’autres véhicules menace aussi les petites populations. Récemment, des études ont été entreprises à propos du nouveau risque de mortalité que représente un insecte non indigène; pour l’instant, il est impossible de déterminer les effets de cet insecte sur le rétablissement de la plante.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Braya de Fernald est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La braya de Fernald pousse dans des terrains de la Garde côtière, qui font partie du territoire domanial protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Elle croît aussi dans le lieu historique national de Port au Choix, où elle est protégée par la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Elle est de plus protégée par la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette loi interdit de nuire aux individus de l’espèce, et de les tuer, d’en posséder ou d’en faire le commerce. L’espèce est présente dans les réserves écologiques de Watts Point et de Burnt Cape.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore rare de terrains dénudés calcareux à T.-N.

  • Susan Squires - Président/Contact - Gouv de Terre-Neuve-et-Labrador
    Tél. : 709-637-2963  Téléc. : 709-637-2080  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2013)

    Le braya de Fernald (Braya fernaldii) est une petite plante herbacée vivace de la famille des Brassicacées qui mesure 1 à 7 centimètres de hauteur, voire parfois 10 centimètres. Il possède des feuilles basilaires linéaires-spatulées (en forme de cuiller), charnues, vert foncé à violacées, disposées en rosettes. Les fleurs sont munies de quatre pétales blancs à rosâtres ou violacés. La morphologie du braya de Fernald est très similaire à celle du braya de Long (espèce en voie de disparition aux termes de la Loi sur les espèces en péril); toutefois, le braya de Fernald se distingue du braya de Long par sa plante plus courte, ses pétales plus étroits, ses sépales plus petits et plus violacés ainsi que ses fruits et ses feuilles pubescents. Le braya de Fernald est une des quatre plantes vasculaires endémiques à l’île de Terre-Neuve.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Braya de Fernald (2013)

    Cette petite plante vivace, endémique aux landes de calcaire de la péninsule Great Northern de Terre-Neuve, fait face à un risque accru dans son aire de répartition limitée en raison de nombreuses menaces. La perte et la dégradation continues de l'habitat, combinées à un papillon de nuit non indigène, résultent en de faibles taux de survie et de reproduction. Ces menaces et l’impact supplémentaire des changements climatiques mènent à la prédiction que l’espèce disparaîtra à l’état sauvage d’ici les 80 prochaines années.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2012)

    Le braya de Long et le braya de Fernald ont été respectivement désignés « espèce en voie de disparition » et « espèce menacée » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada en 2003 et de la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador en 2002. Un seul plan de rétablissement a été élaboré pour ces deux espèces, en raison de la similarité de leurs occurrences, des menaces qui pèsent sur elles et des approches de rétablissement employées à leur égard. Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement du braya de Long et du braya de Fernald et ont élaboré le présent programme de rétablissement conformément à l’article 37 de la LEP. Le programme a été préparé en collaboration avec la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Plans d'actions

  • Plan d'action pour le braya de Long (Braya longii) et le braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est la ministre compétente en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) pour le braya de Long et le braya de Fernald et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec Pêches et Océans Canada et la Province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Braya de Fernald (2007)

    Les plantes individuelles de la braya de Fernald ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.