Profil d'espèce

Buchloé faux-dactyle

Nom scientifique : Bouteloua dactyloides
Autres noms/noms précédents : Buchloë dactyloides
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Buchloé faux-dactyle

Buchloé faux-dactyle Photo 1

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Description

Le Buchloé faux-dactyle est une graminée stolonifère formant des mottes denses et enchevêtrées. Les feuilles sont frisées et vert grisâtre. Les plants mâles et femelles sont très différents. Chez les mâles la tige gracile et dressée atteint 6 à 12 cm de hauteur, et porte de un à trois petits épis d’un centimètre de longueur, chacun étant formé d'épillets à deux fleurs. Les plants femelles ont une tige très courte, souvent prostrée sous les feuilles. Cette tige porte un amas compact d’épillets à une fleur qui restent ensemble et forment le fruit. Celui-ci est dur et globulaire, et contient de une à cinq graines.

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Répartition et population

Le Buchloé faux-dactyle est à la limite nord de son aire de répartition le long de la vallée de la rivière Souris. On la rencontre dans le sud-est de la Saskatchewan, près d’Estevan, et dans le sud-ouest du Manitoba, près de Coulter. Au sud de la frontière elle s’étend jusqu’au centre-sud du Mexique. En Saskatchewan, la plus importante population comprend environ 300 clones répartis sur une surface de près de 200 m2. Au Manitoba, où on retrouve 90% des individus au pays, l’unique population comprend environ 4800 clones répartis sur un hectare de territoire.

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Habitat

Au sud de la frontière canadienne, le Buchloé faux-dactyle est une espèce abondante et souvent co-dominante dans les prairies sèches à herbe courte des grandes plaines de l’Ouest. Elle pousse avec le plus de succès dans les régions où il tombe entre 300 et 600 mm de pluie par année. Elle ne tolère pas bien l’ombre. Au Canada, c’est une espèce qui semble dépendre de sols argileux ou argileux-limoneux, d’humidité en début de saison et de sécheresse par la suite, d’une érosion modérée, du piétinement ou du broutage par le bétail, et de l’absence de compétition avec d’autres espèces des prairies mixtes.

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Biologie

Le Buchloé faux-dactyle est une plante vivace et dioïque, qui se reproduit à l'aide de graines et de stolons superficiels. Sa croissance débute au milieu du printemps. La floraison a lieu en été et la plante produit des graines peu après. Lourds et piquants, les fruits sont plus efficacement disséminés par les ongulés et l’eau que par le vent. Seulement la moitié des graines germent la première année, une période de dormance étant nécessaire aux autres. Les populations sont formées de groupes circulaires de clones mesurant 0,5 à 3,0 mètres de diamètre.

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Menaces

Au Canada, la survie du Buchloé faux-dactyle est menacée par la destruction de son habitat à des fins agricoles ou pour laisser la place à des routes ou des barrages, ou encore afin d’exploiter l’argile ou le charbon. Il est possible que la suppression des feux de brousse soit un autre facteur limitatif.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Une population de buchloés faux-dactyles se trouve dans la réserve écologique provinciale Buffalograss, en Saskatchewan.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la buchloé faux dactyle (Buchloë dactyloides) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des plantes en péril des Prairies

  • Candace Neufeld - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 306-975-4101  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchloé faux-dactyle (Bouteloua dactyloides) au Canada (2012)

    La buchloé faux-dactyle est une graminée vivace courte, à feuilles ayant tendance à s’enrouler, qui produit des stolons et forme ainsi de denses tapis. L’espèce est principalement dioïque, c'est-à-dire que les fleurs staminées (mâles) et les fleurs pistillées (femelles) se trouvent sur des individus différents. Les individus mâles ont des tiges grêles érigées, la plupart hautes de 6 à 12 cm, portant 1 à 3 épis longs d’environ 1 cm à épillets disposés tous du même côté de l’axe. Les individus femelles ont des tiges courtes, cachées par les feuilles et souvent couchées, portant des glomérules durs et épineux d’épillets à 1 fleur; le glomérule constitue l’unité de dispersion. Aux États-Unis, la buchloé faux-dactyle connaît une utilisation importante comme plante fourragère et comme gazon, parce qu’elle tolère bien la sécheresse.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Buchloé faux-dactyle (2013)

    Cette graminée est présente dans des zones restreintes de prairies reliques à herbes courtes dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba. Les menaces qui pèsent sur cette espèce comprennent l'exploitation de mines de charbon à ciel ouvert, les espèces exotiques envahissantes et la prolifération de la végétation ligneuse et de l’herbe haute qui étaient autrefois contrôlées par le broutage du bison et le feu. Cependant, des efforts de relevés récents ont permis d’accroître le nombre connu de populations et, par conséquent, l’espèce n’est plus menacée.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la buchloé faux dactyle (Buchloë dactyloides) au Canada (2007)

    La Loi sur les espèces en péril (LEP, article 37) exige que le ministre compétent élabore des programmes de rétablissement pour toute espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. La buchloé faux dactyle a été inscrite sur la liste en tant qu’espèce menacée en vertu de la LEP en juin 2003. La Région des Prairies et du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement Canada a dirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement. Toutes les compétences responsables ont examiné et approuvé le programme. Le programme satisfait aux exigences de la LEP quant au contenu et au processus (articles 39 à 41). Il a été élaboré en collaboration ou en consultation avec : 1) les compétences provinciales dans lesquelles l’espèce est présente : la Saskatchewan et le Manitoba; 2) les intervenants de l’industrie : la Canadian Cattlemen’s Association. Le présent programme de rétablissement sera le premier programme affiché au Registre public pour la buchloé faux dactyle.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

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