Profil d'espèce

Buchloé faux-dactyle

Nom scientifique : Bouteloua dactyloides
Autres noms/noms précédents : Buchloë dactyloides
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Buchloé faux-dactyle Photo 1

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Description

La buchloé faux-dactyle est une graminée vivace courte, à feuilles ayant tendance à s’enrouler, qui produit des stolons et forme ainsi de denses tapis. L’espèce est principalement dioïque, c'est-à-dire que les fleurs staminées (mâles) et les fleurs pistillées (femelles) se trouvent sur des individus différents. Les individus mâles ont des tiges grêles érigées, la plupart hautes de 6 à 12 cm, portant 1 à 3 épis longs d’environ 1 cm à épillets disposés tous du même côté de l’axe. Les individus femelles ont des tiges courtes, cachées par les feuilles et souvent couchées, portant des glomérules durs et épineux d’épillets à 1 fleur; le glomérule constitue l’unité de dispersion. Aux États-Unis, la buchloé faux-dactyle connaît une utilisation importante comme plante fourragère et comme gazon, parce qu’elle tolère bien la sécheresse. (Mise à jour 2017/08/10)

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Répartition et population

La buchloé faux-dactyle est répandue en Amérique du Nord. Son aire s’étend du centre du Mexique jusqu’à l’extrême sud des Prairies du Canada et couvre les prairies du Chihuahua et des Grandes Plaines des États-Unis. Au Canada, elle est présente dans le sud-est de la Saskatchewan et dans le sud-ouest du Manitoba, limites nord de son aire de répartition. L’effectif canadien de l’espèce équivaut à moins de 1 % de son effectif mondial. (Mise à jour 2017/08/10)

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Habitat

Au Canada, la buchloé faux-dactyle pousse dans les parcelles restantes de prairie à graminées courtes, en terrain sec, dans des sols argileux à argilo-loameux. On la trouve souvent sur le fond et les versants inférieurs de vallées peu profondes, en contrebas d’affleurements de schiste argileux, ou sur les replats situés à mi-hauteur de versants orientés au sud ou à l’ouest des vallées de la Souris et de la Blind. Elle ne pousse que là où la compétition graminées et autres herbacées plus hautes et plus compétitives est faible. Le pâturage et le piétinement modérés semblent favoriser le maintien de conditions propices à l’espèce. (Mise à jour 2017/08/10)

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Biologie

La buchloé faux-dactyle se reproduit par voie végétative (formation de denses tapis clonaux), et par voie sexuée (production des graines issues d’une pollinisation croisée assurée par le vent). Au Canada, la buchloé faux-dactyle fleurit au milieu de l’été et produit des graines entre la fin de juillet et la fin d’août. Les glomérules épineux, qui renferment les graines, sont dispersés par les herbivores et l’eau. L’espérance de vie des individus de un an est de 2,16 années, et la longévité maximale est de 35 années. On estime que la viabilité des graines est relativement longue, soit de 25 à 35 ans. (Mise à jour 2017/08/10)

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Menaces

Les menaces potentielles pesant sur la buchloé faux-dactyle découlent davantage de la faible superficie et du caractère inhabitueldes milieux occupés par l’espèce ainsi que du risque de transformation de ces milieux dans l’avenir que de son faible effectif au Canada. Ces menaces sont, par ordre d’importance, les mines de charbon à ciel ouvert, les espèces exotiques envahissantes, l’interruption des régimes naturels de perturbation (notamment liés au pâturage et aux incendies), l’inondation associée aux réservoirs et barrages, l’agriculture et la construction ou l’amélioration des routes. (Mise à jour 2017/08/10)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la buchloé faux dactyle (Buchloë dactyloides) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des plantes en péril des Prairies

  • Candace Neufeld - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 306-975-4101  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le buchloé faux-dactyle (Bouteloua dactyloides) au Canada (2012)

    La buchloé faux-dactyle est une graminée vivace courte, à feuilles ayant tendance à s’enrouler, qui produit des stolons et forme ainsi de denses tapis. L’espèce est principalement dioïque, c'est-à-dire que les fleurs staminées (mâles) et les fleurs pistillées (femelles) se trouvent sur des individus différents. Les individus mâles ont des tiges grêles érigées, la plupart hautes de 6 à 12 cm, portant 1 à 3 épis longs d’environ 1 cm à épillets disposés tous du même côté de l’axe. Les individus femelles ont des tiges courtes, cachées par les feuilles et souvent couchées, portant des glomérules durs et épineux d’épillets à 1 fleur; le glomérule constitue l’unité de dispersion. Aux États-Unis, la buchloé faux-dactyle connaît une utilisation importante comme plante fourragère et comme gazon, parce qu’elle tolère bien la sécheresse.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Buchloé faux-dactyle (2013)

    Cette graminée est présente dans des zones restreintes de prairies reliques à herbes courtes dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba. Les menaces qui pèsent sur cette espèce comprennent l'exploitation de mines de charbon à ciel ouvert, les espèces exotiques envahissantes et la prolifération de la végétation ligneuse et de l’herbe haute qui étaient autrefois contrôlées par le broutage du bison et le feu. Cependant, des efforts de relevés récents ont permis d’accroître le nombre connu de populations et, par conséquent, l’espèce n’est plus menacée.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la buchloé faux dactyle (Buchloë dactyloides) au Canada (2007)

    La Loi sur les espèces en péril (LEP, article 37) exige que le ministre compétent élabore des programmes de rétablissement pour toute espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. La buchloé faux dactyle a été inscrite sur la liste en tant qu’espèce menacée en vertu de la LEP en juin 2003. La Région des Prairies et du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement Canada a dirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement. Toutes les compétences responsables ont examiné et approuvé le programme. Le programme satisfait aux exigences de la LEP quant au contenu et au processus (articles 39 à 41). Il a été élaboré en collaboration ou en consultation avec : 1) les compétences provinciales dans lesquelles l’espèce est présente : la Saskatchewan et le Manitoba; 2) les intervenants de l’industrie : la Canadian Cattlemen’s Association. Le présent programme de rétablissement sera le premier programme affiché au Registre public pour la buchloé faux dactyle.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

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