Profil d'espèce

Grenouille léopard Populations des Prairies et de l'ouest de la zone boréale

Nom scientifique : Lithobates pipiens
Autres noms/noms précédents : Grenouille léopard (Population des Prairies),Grenouille léopard (Populations boréales de l'Ouest/des Prairies),Grenouille léopard (Populations de l'Ouest de la zone boréale et des Prairies),Grenouille léopard (Populations des Prairies et de l'Ouest de la zone boréale)
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Territoires-du-Nord-Ouest, Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2009
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Grenouille léopard

Grenouille léopard Photo 1

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Description

La grenouille léopard est une grenouille verte ou brune, ou un mélange des deux, reconnaissable aux taches foncées entourées d’un anneau plus clair qui ornent son dos et ses côtés. Elle tient son nom de ces taches ressemblant à celles du léopard. Des plis de couleur claire longent chaque côté du dos, à partir de l’arrière de l’œil jusqu’au bas du dos, et le ventre est blanchâtre et proéminent. Les adultes mesurent de 6 à 11 cm de longueur, les femelles étant généralement plus grosses que les mâles. Au cours de la saison de la reproduction, les mâles ont des bosses très foncées à la base des pouces. Comme c’est le cas chez plusieurs espèces de grenouilles, leurs pattes avant sont plus longues et plus puissantes que celles des femelles. Les petits œufs, d’un diamètre de 1,5 mm, sont de couleur noir velouté sur le dessus et blancs sur le dessous. Les têtards qui viennent de naître sont minces et noirs, et ne mesurent 8 mm.

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Répartition et population

La grenouille léopard se rencontre en Amérique du nord, du sud-est de la Colombie-Britannique au Labrador, et du centre-sud des Territoires du Nord-Ouest jusqu’aux états du centre et du sud-ouest des États-Unis, près du Mexique. Les grenouilles léopards qui se trouvent dans les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l’Ontario appartiennent à la population de l’Est, alors que celles qu’on rencontre dans les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, ainsi que dans les Territoires du Nord-Ouest appartiennent aux Populations des Prairies et de l'ouest de la zone boréale. La population des Rocheuses est confinée à l’extrême sud-est de la Colombie-Britannique. La majorité des sites actuels de l’Alberta sont maintenant limités aux régions du sud-est de cette province. En Saskatchewan, l’information sur la répartition actuelle de l’espèce est à peu près inexistante. Toutefois, on sait qu’il existe de petites populations dans la région au nord du lac Athabasca, dans le nord-est de l’Alberta et dans le nord-ouest de la Saskatchewan jusqu’au sud des Territoires du Nord-Ouest contigus. On estime que la grenouille léopard est relativement commune et répandue dans le sud du Manitoba. Il n’existe à l’heure actuelle aucune estimation du nombre de grenouilles léopards adultes pour les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale. Avant le déclin à grande échelle des populations, qui a été observé au début des années 1970, la grenouille léopard était largement répandue partout où elle se trouvait. Dans presque toute la province de l’Alberta, l’espèce a connu un déclin constant de son abondance, et les populations demeurent petites et isolées. En Saskatchewan, le manque d’information général nuit à l’évaluation pertinente de cette espèce. Au milieu des années 1970, les populations du Manitoba ont commencé à se rétablir après un déclin marqué, et on estime aujourd’hui que l’espèce est commune dans l’ensemble des régions du sud de cette province. À l’heure actuelle, les sites du Manitoba ne font l’objet d’aucun suivi. Enfin, on ne dispose d’aucune information sur l’abondance des grenouilles léopards dans les Territoires du Nord-Ouest.

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Habitat

La grenouille léopard utilise plusieurs habitats distincts pour répondre à ses besoins tout au long de l’année. En général, elle utilise des endroits différents pour hiverner, se reproduire et s’alimenter, et la contiguïté de ces milieux est nécessaire à la survie de l’espèce. Les sites d’hivernage consistent en des cours d’eau bien oxygénés, qui ne gèlent pas complètement jusqu’au fond. Par conséquent, la grenouille léopard peut aussi trouver les conditions appropriées d’hibernation dans les ruisseaux, les rivières, les déversoirs en aval des barrages, ainsi que dans les lacs et les étangs profonds. L’adulte se reproduit dans les mares, les étangs, les marais et les lacs et occasionnellement dans les cours d’eau et les ruisseaux aux eaux lentes. Les têtards utilisent aussi ces types de cours d’eau. Un étang de reproduction typique mesure de 30 à 60 m de diamètre, et de 1,5 à 2,0 m de profondeur; il se trouve dans un milieu dégagé où la végétation est abondante qui n’abrite aucun poisson. Durant l’été, les grenouilles fréquentent un large éventail d’habitats, mais on les retrouve particulièrement dans les prés humides des terres hautes et les prairies indigènes, car les zones riveraines et les étangs facilitent la dispersion de l’espèce et lui fournissent des corridors supplémentaires pour ses déplacements entre les habitats dont elle a besoin. Elles semblent préférer les milieux où la végétation atteint un maximum de 30 cm de hauteur, relativement près de l’eau. Dans la région rurale du sud-ouest de l’Alberta, le lotissement récréatif prend de l’expansion, et l’utilisation du sol à des fins agricoles demeure répandue dans cette province et les autres provinces des Prairies.

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Biologie

Au début du printemps, les grenouilles léopards émergent des étangs où elles ont passé l’hiver peu après la fonte des glaces, lorsque la température de l’eau atteint 7 à 10 °C. Les adultes mâles sont les premiers à arriver sur les sites de reproduction, où ils lancent des cris en se laissant flotter à la surface de l’eau. Le début des activités de reproduction commence aussi tôt qu’à la mi-avril en certains endroits, et les activités se poursuivent jusqu’à la fin juin dans d’autres régions plus au nord. Les femelles matures attirées par l’appel des mâles arrivent quelques jours à quelques semaines plus tard. Chaque femelle ne s’accouple qu’une seule fois et pond une seule masse d’œufs qu’elle fixe habituellement à la végétation dans l’eau peu profonde. Elle peut ainsi déposer jusqu’à 7 000 œufs, mais elle en pond le plus souvent 3 500. Les œufs éclosent après une période variant de 9 à 14 jours, selon la température de l’eau. Les têtards demeurent à proximité de la masse d’œufs, mais ils se dispersent après quelques jours. Les têtards qui nagent librement se nourrissent de la végétation flottante et de matière organique morte et en décomposition. Les têtards ont besoin de 60 à 90 jours pour compléter leur métamorphose et se transformer en grenouilles. En moyenne, moins de 10 % des œufs survivent pour devenir de jeunes grenouilles. Lorsque l’étang s’assèche trop tôt, tous les têtards meurent. La sauvagine, les poissons, les grenouilles, les serpents et couleuvres, ainsi qu’un certain nombre d’insectes aquatiques se nourrissent de têtards. Même si les têtards parviennent à survivre assez longtemps pour se transformer en grenouilles, seulement 40 % des grenouilles survivent jusqu’au printemps suivant. En général, les grenouilles léopards passent le plus clair de leur journée campées dans une petite parcelle de sol humide et dégagé dans la litière de feuilles; elles chassent surtout la nuit. Les grenouilles adultes se nourrissent d’insectes, d’araignées, de vers de terre, d’escargots, de limaces, de petits oiseaux, de poissons, de serpents et couleuvres, ainsi que d’autres grenouilles. La femelle atteint la maturité sexuelle lorsqu’elle mesure de 55 à 60 mm de longueur, les femelles plus grosses pondant un plus grand nombre d’œufs. Environ la moitié des mâles atteignent la maturité sexuelle au cours de leur deuxième année, lorsqu’ils mesurent 51 mm. À l’automne, les grenouilles léopards se déplacent vers des sites d’hivernage et optent pour l’eau plutôt que pour la terre lorsque la température de l’air baisse à moins de 2 ºC. On en a retrouvé à des profondeurs pouvant atteindre 3 m au-dessous de la glace, où elles hivernent dans de petites excavations à la surface de la boue. La durée de vie de la grenouille léopard est habituellement d’au plus 4 ou 5 ans.

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Menaces

Les déclins de la grenouille léopard observés dans de nombreuses régions de l'Amérique du Nord sont associés à la perte, à la dégradation et à la fragmentation de l'habitat. Les exigences diversifiées de l’espèce en matière d’habitat la rendent particulièrement vulnérable à ces changements. L'élimination ou la modification d’un seul des trois types d’habitat utilisés par la grenouille léopard peuvent faire en sorte que les exigences de l'espèce en matière d’habitat dans ce paysage ne soient pas respectées. En Saskatchewan, par exemple, des pressions continues sont exercées sur l’habitat de la grenouille léopard, comme le drainage des terres humides ainsi que la construction de pipelines et de routes. La grenouille léopard est également menacée par des maladies émergentes, comme la chytridiomycose, une maladie causée par le champignon chytride qui a été associée au déclin de l’espèce dans l'ensemble de l'Amérique du Nord. L’introduction d’espèces exotiques, notamment des plantes envahissantes et des poissons qui s’alimentent de têtards et d’adultes, représente un autre facteur important menaçant la grenouille léopard. La carpe, maintenant commune dans la région du marais Delta, au Manitoba, peut déplacer la grenouille léopard en modifiant son habitat et peut réduire le nombre d’algues et les populations d’invertébrés, ou les éliminer. Dans l’ouest du Canada, les ouaouarons introduits s’ajoutent aux prédateurs existants. Les animaux d’élevage et le bétail qui utilisent les terres comme pâturages peuvent endommager les sites de reproduction, d’alimentation et d’hibernation de la grenouille léopard dans les Prairies. Le bétail piétine la végétation et contribue ainsi à la diminution du nombre de plantes émergentes et à la réduction du couvert végétal. Cette activité favorise, entre autres, l'érosion et la contamination de l'eau, et perturbe les masses d’œufs. La grenouille léopard est très vulnérable aux contaminants de l'environnement, et les incidences des pesticides sur les amphibiens n’ont plus à être démontrées. Les pesticides ont entraîné la diminution des taux de croissance, ainsi que la paralysie et la mortalité chez les têtards. En outre, les grenouilles exposées à des contaminants sont plus vulnérables aux agents pathogènes. En Alberta, la récolte de grenouilles léopards à des fins récréatives se poursuit, même si cette activité est interdite. Au Manitoba, la récolte pour des fins récréatives et commerciales est encore autorisée. La capture des individus peut contribuer au déclin de la Population des Prairies et de l'ouest de la zone boréale. Enfin, la mortalité des embryons peut être attribuée au rayonnement ultraviolet, et les masses d’œufs de la grenouille léopard y sont particulièrement vulnérables, car elles sont déposées près de la surface de l'eau.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Les grenouilles léopards des populations des Prairies et de l'ouest de la zone boréale sont protégées par la Loi sur les parcs nationaux du Canada, lorsqu’elles se trouvent dans les parcs nationaux des Lacs-Waterton et de Wood Buffalo, en Alberta, dans les parcs nationaux des Prairies et de Prince Albert, en Saskatchewan, ainsi que dans le parc national du Mont-Riding, au Manitoba. Un des sites de l’Alberta se trouve dans la réserve nationale de faune de Suffield, qui fait partie des terres domaniales protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En Alberta, l’espèce est également protégée par le Provincial Wildlife Act. En Saskatchewan et au Manitoba, la grenouille léopard est protégée dans les parcs provinciaux. Dans l’ouest du Manitoba, la grenouille léopard se trouve dans la plupart des parcs provinciaux, les aires de gestion de la faune et les refuges fauniques de la région du sud, où elle jouit d’une certaine protection. Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’espèce n’est protégée par aucune loi territoriale.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Une équipe à compétences multiples est à se former pour préparer un plan de gestion portant sur la grenouille léopard en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba. Résumé des activités de recherche et de surveillance Des études de rapports d’observation, effectuées en 2006, aident à déterminer la répartition de la grenouille léopard. De plus, des affiches ont été distribuées en 2006 pour favoriser l’obtention de plus d’information sur la répartition de la grenouille léopard en Alberta. Résumé des activités de rétablissement On érige des clôtures le long des rives des ruisseaux pour empêcher le bétail de détruire l’habitat riverain qu’habitent les grenouilles. On traite le problème de l’érosion des rives des ruisseaux au moyen d’activités de gestion de l’habitat. On communique avec des propriétaires fonciers et des locataires (des terres de la Couronne) et on leur demande d’adopter des pratiques de gestion des terres écologiques qui favorisent l’habitat de la grenouille léopard.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la grenouille léopard (Rana pipiens) (population des montagnes du Sud et populations boréales de l’Ouest/des Prairies) au Canada (1998)

    Le déclin de certaines populations de la grenouille léopard (Rana pipiens) a été remarqué pour la première fois au début des années 1970. Auparavant, cette grenouille de taille moyenne était largement répandue et localement commune à très abondante dans toute son aire de répartition, qui couvrait d'est en ouest la plus grande partie du centre de l'Amérique du Nord, à l'exception de la côte Ouest (bien que l'espèce ait été introduite sur l'île de Vancouver). Au cours de la décennie suivante, la plupart des populations de l'Ouest ont connu un déclin plus ou moins important, tandis que les populations de l'Est sont demeurées stables. Comme très peu de surveillance a été exercée durant cette période, les caractéristiques spatio-temporelles du déclin sont mal connues. Le présent rapport de situation porte sur les populations de l'Ouest du Canada.
  • Mise à jour Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Grenouille léopard Lithobates pipiens au Canada (2009)

    La grenouille léopard (Lithobates pipiens) mesure de 60 à 110 millimètres de longueur. Les femelles sont généralement plus grosses que les mâles. Cette grenouille est habituellement verte, mais elle connaît aussi une phase où elle est brune sur la face dorsale qui est couverte de grandes taches rondes et foncées avec une bordure claire. Le ventre est blanc. L’espèce porte deux plis dorso-latéraux de couleur claire le long de chaque côté du dos, à partir de l’arrière de l’œil jusqu’au bas du dos.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Grenouille léopard (2000)

    Grenouille léopard (Population des montagnes du Sud) - Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1998. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000. Dernière évaluation fondée sur un rapport de situation existant. Grenouille léopard (Populations boréales de l'Ouest/des Prairies) - Espèce désignée « préoccupante » en avril 1998; Réexamin et confirmation du statut en novembre 2002. Dernière évaluation fondée sur un rapport de situation existant.
  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Grenouille léopard (2009)

    La grenouille léopard (Lithobates pipiens) mesure de 60 à 110 millimètres de longueur. Les femelles sont généralement plus grosses que les mâles. Cette grenouille est habituellement verte, mais elle connaît aussi une phase où elle est brune sur la face dorsale qui est couverte de grandes taches rondes et foncées avec une bordure claire. Le ventre est blanc. L’espèce porte deux plis dorso-latéraux de couleur claire le long de chaque côté du dos, à partir de l’arrière de l’œil jusqu’au bas du dos.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Grenouille léopard, Populations des Prairies et de l'ouest de la zone boréale (2009)

    L’espèce demeure répandue, mais elle a connu une importante diminution de son aire de répartition et une perte de populations dans le passé, en particulier dans l’ouest. Cette situation a été accompagnée d’un plus grand isolement des populations restantes, dont la taille fluctue grandement, certaines présentant des indications de rétablissement. L’espèce est touchée négativement par la conversion de l’habitat, y compris le drainage des terres humides et l’eutrophisation, l’introduction de poissons pour la pêche sportive, la collecte, la contamination par les pesticides et la fragmentation de l’habitat qui freine la recolonisation et le sauvetage des populations en déclin. L’espèce est également vulnérable aux maladies émergentes.
  • Énoncés de réaction - Grenouille léopard (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la grenouille léopard (Lithobates pipiens), populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, au Canada (2013)

    Les populations boréales de l'Ouest et des Prairies de grenouille léopard vivent dans les provinces des Prairies et dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada. La grenouille léopard est inscrite comme espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) de 2005. La LEP attribue sa gestion au ministre de l’Environnement ainsi qu’au ministre responsable de Parcs Canada. Cela étant, ils ont préparé un plan de gestion conformément à l'article 65 de la LEP. Ce plan a été conçu en collaboration avec le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta, les Territoires du Nord-Ouest et Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.