Profil d'espèce

Salamandre pourpre

Nom scientifique : Gyrinophilus porphyriticus
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Non active
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Espèces apparentées

Espèce Statut
COSEPAC
Statut
sous la
LEP
Salamandre pourpre ( Population des Adirondacks et des Appalaches ) Menacée Aucun statut
Salamandre pourpre ( Population carolinienne ) Disparue du pays Aucun statut

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Image de Salamandre pourpre

Salamandre pourpre Photo 1

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Taxinomie

Au Canada, la salamandre pourpre est représentée par la sous-espèce connue sous le nom de salamandre pourpre du Nord, laquelle est distincte de quatre autres sous-espèces ne se trouvant que dans les Appalaches aux États-Unis.

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Description

La salamandre pourpre est un des plus gros représentants de la famille de salamandres qui sont dépourvues de poumons (Plethodontidae). L’espèce peut mesurer jusqu’à 20 cm de long, et les mâles sont légèrement plus gros que les femelles. Cette salamandre a un gros corps, un nez large et court, une queue et le dos rougeâtres et le ventre blanchâtre. Sa coloration varie selon la répartition géographique, mais les individus plus âgés sont généralement plus foncés, et tous sont de couleur rosâtre entre les marques dorsales foncées. Une ligne claire distincte entourée de noir commence à l’oeil et se poursuit jusqu’à la narine. La forme immature (larve) est blanche et a des branchies externes qui caractérisent toutes les salamandres aquatiques.

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Répartition et population

La salamandre pourpre est confinée à l’Est de l’Amérique du Nord. On compte deux populations canadiennes dans les basses terres du Saint-Laurent dans le Sud du Québec, endroit qui constitue la limite nord-ouest de l’aire de répartition de l’espèce : l’une dans les Adirondacks et l’autre dans les Appalaches. Les deux populations sont séparées par le système composé de la rivière Richelieu, du lac Champlain et de la rivière d’Hudson. Les zones combinées représentent environ 5 p. 100 de toute l’aire de répartition de l’espèce en Amérique du Nord. Deux anciennes observations de l’espèce dans sa forme larvaire en Ontario (près d’Ottawa et dans la région du Niagara) n’ont jamais été confirmées par aucun relevé ultérieur. La taille de la population canadienne de la salamandre pourpre est inconnue. La salamandre est considérée comme rare et, habituellement, seulement quelques individus sont observés dans les habitats appropriés visités. Dans les zones où l’espèce est abondante, on peut trouver 5 à 20 individus par 25 m de cours d’eau. On a estimé qu’il peut y avoir environ 850 adultes dans la portion du Québec des Adirondacks.

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Habitat

On associe généralement l’espèce avec les cours d’eau frais et limpides des régions montagneuses et forestières. Néanmoins, des individus ont été observés dans des cours d’eau dans des zones ouvertes, des étangs, aux bords de lacs, dans des tourbières et des cavernes. Les larves ont besoin de cours d’eau permanents et bien oxygénés pour leur respiration aquatique. L’adulte, qui n’a pas de poumons, est confiné aux milieux frais et humides en raison de sa respiration cutanée. En été, on trouve habituellement les adultes sous de grosses pierres plates au bord des cours d’eau ou près d’une masse d’eau. Les petits cours d’eau d’amont exempts de poissons prédateurs abritent d’importantes populations de salamandres pourpres. Les habitats d’hivernage de l’espèce consistent probablement en des cavités souterraines humides ou des sources non gelées.

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Biologie

La salamandre pourpre n’est généralement pas connue du public, car elle est nocturne, a un comportement discret et est relativement rare. En Caroline du Nord, les salamandres pourpres se reproduisent annuellement. L’accouplement a lieu en automne, et la ponte, le printemps ou l’été suivant. Les oeufs sont fixés sous de grosses roches ou des billots dans de l’eau courante. Les pontes ont tendance à comporter plus d’oeufs dans les régions du Nord, soit entre 9 et 87 oeufs en Caroline du Nord et du Sud, et entre 44 et 132 œufs environ par ponte au New York. Les oeufs éclosent en fin d’été ou en début d’automne. La période larvaire dure de 3 à 6 ans. Les adultes sortent de l’eau au printemps ou en été et arrivent à maturité sexuelle l’année suivante. La salamandre pourpre chasse d’autres salamandres, y compris des individus de sa propre espèce, et des invertébrés terrestres et aquatiques. La truite, principal prédateur des larves de salamandres pourpres, peut avoir une énorme incidence sur les populations de salamandres. Pour éviter d’être capturés par la truite, les adultes se rendent sur terre. Les sécrétions cutanées toxiques et la coloration rouge des adultes imitent celles d’autres espèces plus toxiques et les protègent contre les prédateurs terrestres.

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Le facteur qui menace le plus l’espèce est la modification de l’habitat. La sédimentation attribuable à la construction des routes et aux travaux de canalisation influence la survie des larves. Le pompage des aquifères près des sources et la modification des propriétés des cours d’eau à la suite de la coupe des arbres sur les berges sont aussi nuisibles. L’espèce est probablement aussi vulnérable à la contamination de l’atmosphère par les polluants et aux pesticides utilisés en foresterie et en agriculture, bien que cela n’ait pas été documenté.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Plan d’intervention sur les salamandres de ruisseaux du Québec
État d'avancement : Publié par la compétence responsable

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des salamandres de ruisseaux du Québec

  • Lyne Bouthillier - Président/Contact - Gouv. du Québec
    Tél. : 450-928-7608  Envoyer un courriel

Unité de planification de la conservation du SCF-Québec

  • Unité du rétablissement des espèces en péril du SCF-QC - Président/Contact -
    Tél. : 1-855-253-6708  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Salamandre pourpre (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de la salamandre pourpre (Gyrinophilus porphyriticus) au Canada (2014)

    La salamandre pourpre est une grande salamandre des ruisseaux présente dans les Appalaches, dans l’est de l’Amérique du Nord. Elle se trouve dans le sud-est du Québec et elle a également déjà été aperçue dans la péninsule du Niagara, en Ontario, la dernière observation remontant toutefois à 1877. La salamandre pourpre a été inscrite parmi les espèces préoccupantes à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), en janvier 2010. Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour ce qui est de la gestion de la salamandre pourpre et il a préparé le présent plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Le présent plan a été préparé en collaboration avec le gouvernement du Québec.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.