Profil d'espèce

Aster fausse-prenanthe

Nom scientifique : Symphyotrichum prenanthoides
Autres noms/noms précédents : Aster prenanthoides
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Aster fausse-prenanthe Photo 1

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Description

L’aster fausse-prenanthe (Symphyotrichum prenanthoides) est une plante herbacée vivace pouvant atteindre 90 cm de hauteur et produisant des capitules bleu pâle et des tiges en zigzag. Les feuilles sont rétrécies dans leur tiers inférieur mais élargies et embrassantes à la base. L’espèce forme des colonies en produisant des tiges multiples à partir de son rhizome traçant. Chaque capitule est constitué d’un disque jaune entouré de 17 à 30 rayons bleu pâle. Les populations canadiennes d’aster fausse-prenanthe se trouvent dans la région de la forêt carolinienne, à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce. Elles pourraient être génétiquement isolées des autres populations de l’espèce et posséder des adaptations particulières contribuant à leur importance pour la conservation. (Mise à jour 2017/02/27)

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Répartition et population

L’aster fausse-prenanthe est présente en Ontario et dans 20 États des États-Unis, depuis l’État de New York jusqu’au Tennessee et, vers l’ouest, jusqu’au Wisconsin. L’espèce est surtout commune dans la région des Appalaches comprenant l’ouest de la Pennsylvanie, la Virginie-Occidentale, la Virginie, le Kentucky et le Tennessee. Au Canada, l’espèce se rencontre le long de la rive nord du lac Érié, dans le sud-ouest de l’Ontario, principalement dans le comté d’Elgin. L’espèce aurait déjà été présente dans le comté de Middlesex, mais cette population semble disparue. Moins de 1 % de l’aire de répartition mondiale de l’espèce se trouve au Canada. (Mise à jour 2017/02/27)

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Habitat

L’aster fausse-prenanthe se rencontre dans la plaine inondable de petits cours d’eau s’écoulant vers la rive nord du lac Érié. La plante pousse généralement dans des sols riches sableux, loameux ou argileux, souvent en bordure de bois et habituellement sous ombre partielle ou complète. Ces peuplements comportent souvent une dense strate de plantes graminoïdes, de verges d’or et d’asters. L’espèce se rencontre moins fréquemment au bord de chemins et dans des champs abandonnés. Aux États-Unis, l’aster fausse-prenanthe pousse dans des bois humides, sur les berges rocheuses de cours d’eau, dans des champs détrempés et dans des fossés. Au Wisconsin et en Iowa, l’espèce se rencontre souvent dans des forêts perturbées ou assez jeunes. (Mise à jour 2017/02/27)

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Biologie

L’aster fausse-prenanthe se reproduit à la fois par la graine et par voie végétative, au moyen de ses rhizomes allongés. Dans le sud-ouest de l’Ontario, la floraison a lieu de la fin août au début octobre. Normalement, les croisements entre individus génétiquement identiques (clones) ne produisent pratiquement pas de graines; il semble donc que l’espèce est auto-incompatible. (Mise à jour 2017/02/27)

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Menaces

Les espèces envahissantes constituent probablement la principale menace à laquelle sont exposées les populations canadiennes d’aster fausse-prenanthe, mais leur impact semble jusqu’à présent limité. Les espèces envahissantes observées à l’intérieur ou à proximité de l’habitat sont le roseau commun, le nerprun bourdaine, l’alliaire officinale, l’alpiste roseau, la julienne des dames et le chèvrefeuille de Maack. Trois des populations se trouvent sur des emprises routières et pourraient ainsi être menacées par le fauchage, l’application d’herbicides ainsi que la construction et l’entretien des routes. D’autres populations se trouvent sur les plaines inondables de cours d’eau et pourraient être menacées par les activités récréatives, l’exploitation forestière et le pâturage du bétail. Une occurrence pourrait être menacée par la construction de chalets. La plante est auto-incompatible et doit donc être pollinisée par un individu génétiquement distinct compatible pour pouvoir produire un maximum de graines, ce qui peut limiter la capacité de l’espèce à se reproduire par la graine et à coloniser de nouveaux sites. (Mise à jour 2017/02/27)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Le COSEPAC a évalué l’aster fausse-prenanthe et a recommandé sa désignation comme « espèce menacée » en 2002 et comme « espèce préoccupante » en 2012. L’espèce figure à ce titre dans l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Les interdictions générales prévues par la LEP assurent une protection à l’espèce sur les terres fédérales. Une équipe de rétablissement a été constituée, mais aucune ébauche de programme de rétablissement n’est encore disponible. En Ontario, l’aster fausse-prenanthe est une espèce menacée aux termes de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. Cette loi assure une protection juridique aux individus de l’espèce sur toutes les terres situées en Ontario. Selon Nature Serve, l’espèce est actuellement classée G4G5 (apparemment non en péril à non en péril; dernier examen en 1988) à l’échelle mondiale, N2 (en péril) au Canada et S2 (en péril) en Ontario. (Mise à jour 2017/02/27)

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme national de rétablissement pour l'Aster fausse-prenanthe (Symphyotrichum prenanthoides)
État d'avancement : Mise sur pied des planificateurs de rétablissement

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement pour les Plantes des régions boisées caroliniennes

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’aster fausse prenanthe (Symphyotrichum prenanthoides) au Canada (2013)

    L’aster fausse-prenanthe (Symphyotrichum prenanthoides) est une plante herbacée vivace pouvant atteindre 90 cm de hauteur et produisant des capitules bleu pâle et des tiges en zigzag. Les feuilles sont rétrécies dans leur tiers inférieur mais élargies et embrassantes à la base. L’espèce forme des colonies en produisant des tiges multiples à partir de son rhizome traçant. Chaque capitule est constitué d’un disque jaune entouré de 17 à 30 rayons bleu pâle. Les populations canadiennes d’aster fausse-prenanthe se trouvent dans la région de la forêt carolinienne, à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce. Elles pourraient être génétiquement isolées des autres populations de l’espèce et posséder des adaptations particulières contribuant à leur importance pour la conservation.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Aster fausse prenanthe (2002)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1999. La situation a été réexaminée, et l'espèce est passée à la catégorie de risque plus élevé « menacée » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur un rapport de situation existant.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Aster fausse-prenanthe (2013)

    Cet aster vivace est restreint au Canada à une petite zone de la forêt carolinienne près de la rive du lac Érié en Ontario. L'espèce a connu des déclins historiques, mais aucune perte récente n’a été documentée et l’effectif global semble être stable. Des plantes envahissantes sont présentes dans un certain nombre de sites et ont le potentiel de nuire à l’espèce dans l’avenir. Les menaces additionnelles incluent les incidences indirectes de l’agrile du frêne, ainsi que l’entretien des bordures de routes. L’espèce a une répartition restreinte au Canada, et sa persistance nécessitera probablement un suivi et une gestion continus des espèces envahissantes.
  • Énoncés de réaction - Aster fausse-prenanthe (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017