Profil d'espèce

Deschampsie du bassin du Mackenzie

Nom scientifique : Deschampsia mackenzieana
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Territoires-du-Nord-Ouest, Saskatchewan
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2001
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Deschampsie du bassin du Mackenzie

Deschampsie du bassin du Mackenzie Photo 1

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Description

Cette espèce de graminée vivace possède des tiges cespiteuses (qui forment des touffes compactes) et qui se développent à partir de racines fasciculées. La plupart des feuilles sont basilaires et leur limbe est étroit, involuté ou replié. Les ligules sont larges et longues de 3 à 5 mm. Les panicules sont larges, ouverts, d’une légère couleur paille et longs de 10 à 20 cm. Les épillets ont une longueur variant de 6 à 12 mm et comptent 2 ou 3 fleurs. Les glumes sont étroitement lancéolées et longues de 5 à 10 mm alors que les lemmes sont glabres, d’une longueur de 4 à 6 mm avec des poils de bourrelets d’une longueur de 2 à 3 mm. Les anthères mesurent plus de 2 mm de longueur et les caryopses environ 2 mm de longueur.

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Répartition et population

L’espèce est endémique au Canada, toute son aire de répartition étant limitée aux dunes de sable situées sur la rive sud du lac Athabasca dans le nord-ouest de la Saskatchewan. Elle est relativement abondante localement, se présentant sous forme de larges touffes éparpillées ou en petits groupes composés de 3 à 5 plantes ou plus. On estime à environ 0,1 % la superficie totale occupée par ces plantes dans les vastes champs de dunes. On évalue grossièrement la population à plus de 300 000 plantes. Rien ne laisse croire que la population est en déclin.

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Habitat

On retrouve ces plantes sur les grandes dunes de sable dégagées et instables, poussant surtout sur les pentes soumises à l’action du vent, juste au-delà des crêtes des dunes de même qu’à leur base, dans les dépressions et les creux entre les dunes. Elles semblent rares ou absentes sur les dunes paraboliques plus petites et semblent exclues des endroits où les dunes sont plus stabilisées ou même partiellement stabilisées. Les plantes arrivées à maturité semblent capables de supporter un dépôt important de sable sec, étant donné que leurs systèmes radiculaires diffus s’étendent vers le bas pour aller rejoindre les couches humides et plus riches en substances nutritives.

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Biologie

La deschampsie du bassin du Mackenzie semble être formée de plantes bisexuées qui ne peuvent s'autopolliniser mais qui se reproduisent sexuellement par pollinisation croisée. Les graines ont apparemment besoin de subir le froid de l’hiver avant de germer au printemps. La lumière des longues journées semble nécessaire pour provoquer la floraison. Dans la région des dunes du lac Athabasca, on a noté que les panicules devenaient étalées du début à la mi-juillet et que les caryopses arrivaient à maturité de la fin juillet à septembre. De nombreuses graines et jeunes plants ont été observés dans la nature et la variabilité des graines semble être élevée. La survie des jeunes plants semble être déterminée par les caprices du sable qui se déplace. On a montré que cette espèce a une faible variabilité génétique, probablement en raison d’un manque de dispersion.

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Menaces

À cause de sa faible variabilité génétique, l’espèce serait probablement moins apte à s’adapter à une modification de l’habitat. Sa présence semble se limiter à son habitat particulier de dunes de sable instables et sa survie reliée au manque relatif de concurrence de la part d’autres plantes dans cette région. Par conséquent, toute modification de son habitat pourrait constituer un facteur limitant pour cette espèce. Les dommages occasionnés par les véhicules tout terrain récréatifs, le piétinement excessif par les touristes ou tout développement dans le secteur (p. ex., l’exploitation minière, la construction de chalets) qui faciliterait l’accès du public et l’introduction de mauvaises herbes exotiques représentent des menaces potentielles pour l’habitat.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Une population de deschampsies du bassin du Mackenzie se trouve dans le Athabasca Sand Dunes Provincial Wildnerness Park.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

1 enregistrement(s) trouvé(s).

Plans de gestion

  • Plan de gestion plurispécifique visant les espèces des dunes de l’Athabasca, au Canada (2013)

    Le présent plan de gestion vise un groupe de sept plantes qui sont inscrites comme « espèces préoccupantes » aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et se rencontrent dans les dunes de l’Athabasca, dans le nord de la Saskatchewan : l’achillée à gros capitules, l’arméria de l’Athabasca, la deschampsie du bassin du Mackenzie, le saule psammophile, le saule silicicole, le saule de Turnor et la tanaisie floconneuse. Les dunes de l’Athabasca sont un complexe de dunes vives et de dunes stabilisées longeant la rive sud du lac Athabasca, à l’intérieur du parc provincial Athabasca Sand Dunes, parc de 1 925 km² situé dans le coin nord-ouest de la Saskatchewan. Les sept espèces sont endémiques (non présentes ailleurs) à ce complexe de dunes, sauf pour une occurrence du saule silicicole signalée au Nunavut et une occurrence de la deschampsie du bassin du Mackenzie signalée dans les Territoires du Nord-Ouest (ces deux occurrences font l’objet d’un examen) ainsi que quelques observations faites à proximité des dunes, sur les rives du lac Athabasca.