Profil d'espèce

Braya de Long

Nom scientifique : Braya longii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Braya de Long

Braya de Long Photo 1

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Description

La braya de Long est une plante vivace à tige scapeuse (la tige florifère croît directement à partir du sol) dont les feuilles basilaires ont une teinte verte grisâtre à bleue et sont charnues. Dressée, elle atteint entre 1 et 10 cm, ou plus. Une longue racine pivotante ancre la plante et lui procure l’humidité nécessaire. Sa hampe d’une teinte verte à violacée est pubescente; les poils sont simples et fourchus. Chacune des fleurs est rattachée directement à la hampe centrale sur des tiges qui souvent portent une seule feuille. Les feuilles spatulées, aux extrémités pointues, mesurent de 1 à 4 cm de longueur et de 1 à 3 mm de largeur. Comme c’est le cas de tous les membres de la famille de la moutarde, chacune des fleurs a quatre longues et deux courtes étamines (organes reproducteurs mâles). Les pétales blancs ont des onglets en général teintés de violet bleuâtre ou rougeâtre. Chacune des petites fleurs est protégée par quatre sépales ovales de couleur verte ou teintée de pourpre. Les marges des cloisons, très élargies à la base, forment une espèce de poche glabre. Au fond de chacune de ces poches se trouve une seule rangée de 10 à 16 graines, longues chacune de 1 à 1,5 mm. La braya de Long est similaire à la braya de Fernald, sauf que sa poche est glabre, que ses pétales sont plus gros et que ses gousses ne sont pas tout à fait aussi violettes.

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Répartition et population

La braya de Long est endémique à Terre-Neuve, où elle pousse à l’anse Sandy, à la pointe Yankee et à la pointe Savage dans le détroit de Belle Isle. Il y a deux populations à l’anse Sandy : l’une, découverte au milieu des années 1920, a été en grande partie détruite par les activités d’une carrière et ne compte plus maintenant que trois individus; l’autre est formée de 35 à 50 plantes. Plus de 200 individus, dont bon nombre sont robustes, poussent à la pointe Yankee, dans une aire de stationnement où vont et viennent continuellement de gros camions de gravier. Ce groupe risque aussi d’être passé au bulldozer. La taille de la population de la pointe Savage n’était pas connue auparavant. Selon les estimations, trois populations de brayas de Long comptaient au total 6 000 plantes. Selon les estimations de l’été 2000, il y a environ 7 000 plantes dans quatre sites. Les populations semblent stables.

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Habitat

La braya de Long croît dans des habitats à la végétation de type toundra, dans des sols peu profonds, riches en calcaire, des zones en général bien drainées et souvent balayées par les vents en hiver. Elle pousse sur des substrats calcaires comme ceux qui peuvent se trouver dans les zones tourbeuses entre des roches calcaires ou dans les zones de graviers calcaires meubles. Les populations sont très robustes dans les endroits récemment perturbés. En été, les plantes reçoivent peu d’ombre, sinon pas du tout; en hiver, elles sont souvent exposées au froid extrême et à des vents violents. Le gel empêche d’autres plantes de s’établir dans ces sites.

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Biologie

La braya de Long se reproduit par autofécondation; sa grenaison est très efficace. Ses graines sont dispersées par le vent, mais celui-ci ne les transporte que sur de courtes distances, ce qui explique pourquoi l’espèce ne peut pas s’établir dans de nouvelles zones une fois qu’un site est détruit. Elle pousse en général en petites colonies isolées. Dans les sites récemment perturbés, la braya de Long est souvent un membre dominant de la phytocénose, mais, dans les sites où les perturbations sont moins récentes, ses populations ne sont formées que de quelques individus dispersés, probablement en raison de la compétition des autres espèces. La plante fane jusqu’à sa couronne en hiver et repousse chaque printemps. Les individus peuvent vivre plusieurs années.

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Menaces

La population se maintient facilement dans les zones où des perturbations naturelles surviennent continuellement, pourvu que l’habitat lui convienne et qu’il y ait une source de semences, mais l’exploitation des ressources et l’exploitation non réglementée représentent véritablement une menace pour cette espèce. Un fort pourcentage des landes de calcaire des côtes de Terre-Neuve ont été détruites au cours des 20 dernières années, parce que bon nombre de collectivités le long de la côte nord-ouest les ont utilisées comme source de gravier pour la construction locale. Des sites artificiels lui ont fourni un habitat convenable, mais la circulation trop intense ou l’exploitation excessive des carrières peuvent détruire un site. La prédation par des larves de papillons de nuit et la circulation de véhicules tous terrains et d’autres véhicules deviennent des facteurs limitatifs lorsque les densités de population de la braya sont faibles. Récemment, des études ont été entreprises à propos d’un nouveau risque de mortalité que représente un insecte non indigène; pour l’instant, il est impossible de déterminer quels sont les effets de cet insecte sur le rétablissement de la plante.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Braya de Long est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La braya de Long est protégée par la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette loi interdit de tuer et de posséder des individus de cette espèce, ou de leur nuire ou d’en faire le commerce.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore rare de terrains dénudés calcareux à T.-N.

  • Susan Squires - Président/Contact - Gouv de Terre-Neuve-et-Labrador
    Tél. : 709-637-2963  Téléc. : 709-637-2080  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le braya de Long (Braya longii) au Canada (2011)

    Le braya de Long (Braya longii Fernald), appartient à la famille des Brassicacées ou Crucifères. Il s’agit d’une plante vivace cespiteuse, haute de 1 à 10 cm (atteignant parfois 16 cm), qui produit des feuilles linéaires spatulées et de petites fleurs blanches disposées en grappe. Sur le terrain, le Braya longii, dont les siliques sont glabres, se distingue aisément du B. fernaldii, lequel est plus petit et dont les siliques sont pubescentes. Chez le B. longii, l’onglet des pétales est violet bleuâtre à rougeâtre, tandis que leur limbe est blanc. On a décrit les pétales du B. fernaldii comme étant roses, mais nos observations sur le terrain révèlent que la plupart des sujets ont les pétales blancs, teintés ou non de rose.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Braya de Long (2011)

    Cette espèce endémique canadienne et restreinte à une région précise n’est connue que dans cinq sites dans les landes de calcaire sur l’île de Terre-Neuve. Depuis sa dernière évaluation en 2000 comme espèce « en voie de disparition », cette espèce continue de faire l’objet de déclins dans la taille de sa population totale et d’une augmentation du nombre et de la gravité des menaces biotiques qui pèsent sur elle, lesquelles incluent la fausse-teigne des crucifères non indigène ainsi que deux agents pathogènes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du braya de Long (Braya longii) et du braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2012)

    Le braya de Long et le braya de Fernald ont été respectivement désignés « espèce en voie de disparition » et « espèce menacée » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada en 2003 et de la Endangered Species Act de Terre-Neuve-et-Labrador en 2002. Un seul plan de rétablissement a été élaboré pour ces deux espèces, en raison de la similarité de leurs occurrences, des menaces qui pèsent sur elles et des approches de rétablissement employées à leur égard. Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement du braya de Long et du braya de Fernald et ont élaboré le présent programme de rétablissement conformément à l’article 37 de la LEP. Le programme a été préparé en collaboration avec la province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Plans d'actions

  • Plan d'action pour le braya de Long (Braya longii) et le braya de Fernald (Braya fernaldii) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est la ministre compétente en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) pour le braya de Long et le braya de Fernald et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec Pêches et Océans Canada et la Province de Terre-Neuve-et-Labrador.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Braya de Long (2007)

    Les plantes individuelles de la braya de Long ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.