Profil d'espèce

Loup de l'Est

Nom scientifique : Canis sp. cf. lycaon
Autres noms/noms précédents : Loup,Canis lupus lycaon ,Canis lycaon
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2015
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Loup de l'Est

Loup de l'Est Photo 1

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Description

La taxinomie du loup de l’Est reste controversée. Dans l’Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC (2015) le loup de l’Est est considéré comme Canis sp. c.f. lycaon, une espèce sauvage qui doit être protégée en raison de son caractère distinct, de sa persistance et de son importance comme grand carnivore, et parce qu’il s’agit sans doute d’une partie de la dernière population vestige de l’espèce de Canis de grande taille de l’est de l’Amérique du Nord. Le loup de l’est (espèce présumée Canis lycaon, anciennement Canis lupus lycaon) est un canidé de taille intermédiaire dont les femelles pèsent en moyenne 24 kg et les mâles 29 kg. La couleur de son pelage est souvent décrite comme étant brun-roux ou fauve, mais elle est très variable.

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Répartition et population

On croit que la répartition du loup de l’Est est actuellement restreinte aux forêts mixtes (conifères et feuillus) du centre de l’Ontario et du sud ouest du Québec, soit dans la région des Grands Lacs et du Saint Laurent. Le loup de l’Est est disparu de la majeure partie de son aire de répartition d’origine en Amérique du Nord en raison de l’éradication des grands Canis durant quatre siècles La population minimale estimée est de 236 individus matures, se trouvant pour la plupart dans des aires protégées. Il existe très peu d’information sur la tendance de la population à l’extérieur du parc Algonquin, où la plupart des mentions de l’espèce ont été faites. À cet endroit, la tendance semble stable.

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Habitat

Le loup de l’Est vit habituellement dans des paysages de forêt feuillue ou mixte à faible densité humaine, au sud de la région de la forêt boréale. Il préfère souvent aménager sa tanière dans un sol sableux. Ses tanières et ses sites de rendez vous se trouvent habituellement près d’une source d’eau permanente dans des paysages dominés par des conifères ou des feuillus. Son territoire couvre souvent une superficie de près de 200 km2

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Biologie

Le loup de l’Est vit en meute familiale composée d’un couple de géniteurs et leur progéniture de l’année en cours et de l’année précédente. La femelle donne naissance à cinq louveteaux à la fin d’avril ou au début de mai. Les louveteaux restent à la tanière durant leur six à huit premières semaines; ils quittent la meute en se dispersant au bout de 37 semaines. Les principales proies de ce prédateur est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), l’orignal (Alces americanus) et le castor (Castor canadensis).

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Menaces

La principale menace, ou facteur limitatif, hors des aires protégées est sans doute la mortalité d’origine humaine par chasse et piégeage, qui est facilitée par le réseau routier. D’après la recherche menée dans le parc Algonquin, une mortalité excessive limiterait la dispersion et modifierait la dynamique de reproduction de la meute, entraînant une autre menace importante, l’introgression de gènes (hybridation) avec le coyote de l’Est en raison du manque de partenaire de la même espèce. La perte et la fragmentation d’habitat liées à l’expansion du réseau routier et l’urbanisation devraient se poursuivre hors des aires protégées et empêcheront sans doute l’expansion de la population.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Loup de l'Est est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le loup de l’Est (Canis sp. cf. lycaon) au Canada (2016)

    Le loup de l’est (espèce présumée Canis lycaon, anciennement Canis lupus lycaon) est un canidé de taille intermédiaire dont les femelles pèsent en moyenne 24 kg et les mâles 29 kg. La couleur de son pelage est souvent décrite comme étant brun-roux ou fauve, mais elle est très variable. Le loup de l’Est se définit par une combinaison de différences génétiques, de traits morphologiques et du rôle écologique qu’il joue en raison de sa préférence pour de plus petites proies que le loup gris (C. lupus).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Loup de l'Est (2015)

    Cette espèce est un canidé de taille intermédiaire présentant un pelage brun-rougeâtre/fauve. La taille de sa population est petite (probablement < 1000 individus) et son aire de répartition, restreinte, se limite au centre-sud de l’Ontario et au centre-sud du Québec. La plupart des enregistrements proviennent de zones protégées dispersées, là où la mortalité ainsi que le taux d’hybridation avec le coyote de l’Est se produisent moins fréquemment qu’ailleurs dans son aire de répartition. Une expansion de la population est peu probable, en raison de la compétition avec le coyote de l’Est et d’un accroissement du taux de mortalité hors des zones protégées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2016 (2016)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mai 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2016 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017