Profil d'espèce

Bleu insulaire

Nom scientifique : Plebejus saepiolus insulanus
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Bleu insulaire

Bleu insulaire Photo 1
Bleu insulaire Photo 2

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Description

Le Bleu insulaire est un papillon ayant une envergure de 21 à 28 millimètres. La face supérieure du mâle est d’un bleu métallique pâle avec des bordures noires étroites. Une rangée de points foncés se trouve près de la bordure de l’aile postérieure du mâle. La face supérieure de la femelle est brun foncé avec un lustre tirant sur le bleu et il y a une rangée de points noirs recouverts d’orange à peine visibles sur la bordure de l’aile postérieure. Les individus des deux sexes ont une tache noire au bout de leur aile antérieure. La face inférieure du mâle est de couleur gris argent, tirant sur le bleu près de la base des ailes. La face inférieur des femelles va d’un gris plus foncé vers un brun clair. Il y a aussi deux rangées de petits points noirs sur les deux ailes et une portion d’une troisième rangée en dessous de l’aile postérieure. Il y a une teinte orangée entre la deuxième et la troisième rangée de points, et un point de la troisième rangée, distinctement plus gros que les autres, est appelé la tache « thecla ». Les larves du Bleu insulaire sont soit vertes ou brun tirant sur le rouge.

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Répartition et population

Cette sous-espèce du Bleu insulaire ne se trouvait que sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, et nulle part ailleurs au monde. Les données des musées indiquent que l’espèce se trouvait sur le côté est de l’île de Vancouver, depuis la plage de Saratoga, au sud de Campbell River, vers le sud jusqu’à Victoria. Des populations côtières de l’Oregon ont récemment été désignées du même nom, mais il semblerait que cela constitue une erreur taxinomique. Aucun Bleu insulaire n’a été observé depuis 1979. Peu de données sont disponibles concernant les années avant cette observation, ce qui rend impossible l’estimation de la taille et des tendances de la population.

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Habitat

Il n’existe aucune information sur les besoins particuliers de la sous-espèce du Bleu insulaire de l’île de Vancouver. Dans d’autres régions, l’espèce dépend d’aires ouvertes assez humides pour que le trèfle (essentiel à la nutrition des larves) puisse croître, mais ces aires sont probablement perturbées (p. ex. vielles routes, terrains de camping).

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Biologie

Très peu est connu sur la biologie du Bleu insulaire, et il existe encore moins d’information sur la sous-espèce qui se trouvait sur l’île de Vancouver. Il est connu que la larve se nourrit de trèfle. Les données des musées indiquent que l’espèce est en vol du début de mai jusqu’au milieu du mois d’août. Toutes les observations faites plus tard dans l’année semblent concerner des femelles qui volent seules et des populations vivant à une plus haute altitude. Enfin, les données indiquent que cette espèce produit une génération par année.

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Menaces

Les larves du Bleu insulaire ont comme contrainte qu’ils nécessitent du trèfle comme source de nourriture. Il se peut que l’urbanisation, les plantes envahissantes introduites et/ou le contrôle des feux de forêts aient éliminé la plante-hôte de la larve du Bleu insulaire sur l’île de Vancouver. Les autres sous-espèces du papillon qui se trouvent ailleurs au Canada et aux États-Unis ne semblent pas être limitées par aucun autre facteur en particulier. Ailleurs que sur l’île de Vancouver, l’espèce utilise du trèfle introduit (non indigène). La raison pour laquelle la sous-espèce en question ne se retrouve pas sur le trèfle introduit qui a envahi les espèces ouverts de l’île de Vancouver n’est pas encore connue. Il se peut que l’espèce avait déjà presque complètement disparu avant que des espèces introduites ne se propagent dans ses habitats appropriés.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Bleu insulaire est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement du bleu insulaire (Plebejus saepiolus insulanus) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bleu insulaire (Plebejus saepiolus insulanus) au Canada (2000) (2013)

    Le bleu insulaire (Plebejus saepiolus insulanus) se rencontrait dans l’île de Vancouver depuis Saratoga Beach jusqu’à Victoria, au sud. Il n’a pas été revu depuis 1964 et est tenu pour disparu. Ailleurs, d’autres sous-espèces du Plebejus saepiolus se nourrissent sur des trèfles (Trifolium spp.). L’urbanisation, l’introduction d’espèces envahissantes et la lutte contre les incendies de forêt ont peut?être éliminé la plante hôte de la chenille du bleu insulaire.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bleu insulaire (2013)

    Cette espèce n’a pas été observée sur le terrain depuis 1979. Cependant les efforts de recherche sont insuffisants pour conclure qu’elle est disparue. Toute population restante dans son aire de répartition historique doit occuper une aire de répartition de très faible superficie et est probablement en déclin en raison de la diminution de la qualité de l’habitat attribuable aux plantes envahissantes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement du bleu insulaire (Plebejus saepiolus insulanus) au Canada (2008)

    Le Plebejus saepiolus insulanus Blackmore est une sous-espèce du bleu verdâtre (Plebejus saepiolus (Boisduval)), espèce de papillon diurne néarctique de la famille des Lycaenidés, qui inclut les bleus, les porte-queue et les cuivrés. Sept sous-espèces du P. saepiolus ont été décrites. Deux d’entre elles, soit le P. s. insulanus et le Plebejus saepiolus amica (W.H. Edwards), se rencontrent en Colombie-Britannique. La sous-espèce insulanus est endémique à la portion méridionale de l’île de Vancouver. La sous-espèce amica se rencontre du Yukon au Labrador et, vers le sud, jusqu’en Californie et en Arizona, en terrain montagneux (Layberry et al., 1998). Cette sous-espèce est présente partout en Colombie-Britannique, sauf dans les régions côtières (Guppy et Shepard, 2001).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.