Profil d'espèce

Couleuvre à nez mince du Pacifique

Nom scientifique : Pituophis catenifer catenifer
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue du pays
Statut de la LEP : Annexe 1, Disparue du pays


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Image de Couleuvre à nez mince du Pacifique

Couleuvre à nez mince du Pacifique Photo 1

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Taxinomie

Trois sous-espèces de Pituophis catenifer sont reconnues au Canada : la couleurve à nez mince des Prairies P.c. sayi, la couleurve à nez mince du Grand Bassin P.c. deserticola et la couleurve à nez mince du Pacifique P.c. catenifer.

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Description

La couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer) est une grande couleuvre (jusqu'à 2 m de longueur totale) de couleur jaune ou crème, ornée de taches foncées sur le corps et, sur la face, d'une ligne sombre reliant l'œil et la mâchoire. Au Canada, on en distingue trois sous-espèces : la couleuvre à nez mince des Prairies (P. c. sayi), la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (P. c. deserticola) et la couleuvre à nez mince du Pacifique (P. c. catenifer). (Mise à jour 2017/05/25)

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Répartition et population

Le Pituophis catenifer se trouve dans le Sud de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan, de même qu’aux États-Unis et au Mexique. (Mise à jour 2017/05/25)

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Habitat

Ces couleuvres fréquentent les zones prairiales et arborées sèches où elles trouvent les falaises rocheuses ou les pentes d'éboulis qui leur conviennent pour aménager leurs tanières. (Mise à jour 2017/05/25)

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Biologie

Les mâles et les femelles s'accouplent au printemps, après avoir émergé de l'hibernaculum, et passent la saison active dans une aire d'alimentation convenable, où ils se nourrissent principalement de mammifères. Les œufs sont pondus au début de juillet dans des terriers de rongeurs abandonnés ou dans des pentes d'éboulis, et les petits sortent du nid à la fin de septembre. Chaque couleuvre est capable de parcourir de longues distances entre la tanière, le site de nidification et l’aire d'alimentation estivale. (Mise à jour 2017/05/25)

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Raison de la disparition du pays

Le principal facteur qui influe sur le déclin de cette espèce est la dégradation ou la disparition de l’habitat. Le milieu qui convient au P. c. deserticola en Colombie-Britannique ne couvre qu’une petite superficie, et le peu qui en reste disparaît rapidement sous les assauts de l’urbanisation et de l’agriculture. En Alberta et en Saskatchewan, la couleuvre à nez mince des Prairies subit les conséquences fâcheuses de la fragmentation du milieu prairial et de la destruction de ses tanières. Les humains sont également une menace directe pour ces couleuvres, soit parce que leurs automobiles les écrasent sur les routes, soit parce qu’ils les tuent délibérément en raison de leur grande taille, de leur vague ressemblance avec le crotale ou de l’aversion générale qu’ils éprouvent à l’égard de tous les serpents. Au Canada, l’espèce se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition, et sa distribution est limitée. La saison active n’est apparemment pas assez longue pour permettre aux femelles de se reproduire chaque année. Les femelles semblent par ailleurs atteindre la maturité à une plus petite taille, et peut-être aussi à un âge plus avancé que leurs congénères vivant plus au sud; on ignore toutefois si ces différences sont d’ordre phénotypique ou génotypique. Compte tenu de cette maturité tardive, les populations de couleuvres à nez mince du Canada devraient donc mettre plus longtemps que celles du Sud pour se rétablir après un déclin. (Mise à jour 2017/05/25)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Couleuvre à nez mince du Pacifique est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la couleuvre à nez mince du Pacifique (Pituophuis catenifer catenifer) au Canada [Proposition]
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de la couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer) au Canada (2014)

    La couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer) est une grande couleuvre (jusqu'à 2 mètres de longueur totale) de couleur jaune ou crème, ornée de taches foncées sur le corps et, sur la face, d'une ligne sombre reliant l'oil et la mâchoire. Au Canada, on en distingue trois sous-espèces : la couleuvre à nez mince des Prairies (P. c. sayi), la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (P. c. deserticola) et la couleuvre à nez mince du Pacifique (P. c. catenifer).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Couleuvre à nez mince du Pacifique (2013)

    Cette couleuvre de grande taille, retrouvée dans l’extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique, n’a pas été observée à l’état sauvage au Canada depuis plus de 50 ans.
  • Énoncés de réaction - Couleuvre à nez mince du Pacifique (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017