Profil d'espèce

Couleuvre à nez mince du Pacifique

Nom scientifique : Pituophis catenifer catenifer
Taxonomie : Reptiles
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue du pays
Statut de la LEP : Annexe 1, Disparue du pays


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Image de Couleuvre à nez mince du Pacifique

Couleuvre à nez mince du Pacifique Photo 1

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Taxinomie

Trois sous-espèces de Pituophis catenifer sont reconnues au Canada : la couleurve à nez mince des Prairies P.c. sayi, la couleurve à nez mince du Grand Bassin P.c. deserticola et la couleurve à nez mince du Pacifique P.c. catenifer.

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Description

Cette espèce (P. catenifer) de couleuvre est relativement grosse et pourvue d’une queue relativement longue. Les adultes de la partie nord-ouest de l’aire de répartition sont plus petits que ceux de la partie sud, mais peuvent tout de même atteindre 1,8 m. La couleur de fond est jaunâtre et le dos est tacheté de noir, de brun ou de brun roux, ces taches étant en général plus largement espacées sur la queue que sur le corps. Une ligne sombre se trouve sur la tête devant les yeux. Les écailles dorsales sont striées, tandis que celles des flancs et de la partie ventrale sont lisses. Les taches dorsales de la couleurve à nez mince du Pacifique sont séparées les unes des autres vers l’avant du corps (elles sont reliées chez la couleurve à nez mince du Grand Bassin). Le ventre et les taches des flancs sont gris. La taille des mâles et celle des femelles ne diffèrent pas beaucoup, et la couleur des jeunes ressemble à celle des adultes.

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Répartition et population

Aux États-Unis, la couleurve à nez mince du Pacifique est présente dans l’Ouest de l’Oregon et de la Californie; elle a été récoltée en deux endroits dans l’extrême Sud-Ouest de la Colombie-Britannique. La couleurve à nez mince du Pacifique n’a pas été observée au Canada depuis près de 50 ans.

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Habitat

Les deux observations de la couleurve à nez mince du Pacifique en Colombie-Britannique ont été faites dans la prairie, mais l’habitat de cette sous-espèce varie dans toute son aire de répartition aux États-Unis. Elle est très courante dans les zones semi-arides et broussailleuses et près des fermes, et en général absente des forêts denses et en haute altitude.

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Biologie

Nous n’avons pas de renseignements sur la biologie de la couleurve à nez mince du Pacifique au Canada. La couleurve à nez mince du Grand Bassin, une espèce qui lui est étroitement apparentée, étant présente dans une zone écologique semblable, elle lui ressemble probablement plus sur le plan biologique que les individus de la même sous-espèce qui se trouvent en Oregon et en Californie. D’ordinaire, la couleurve à nez mince du Grand Bassin est active pendant la journée. Cependant, s’il fait très chaud, elle devient active plutôt pendant la nuit. Cette espèce est constricteur, c’est à dire qu’elle étouffe ses proies en les étreignant dans ses anneaux. Elle se nourrit surtout de petits mammifères, d’oiseaux, d’œufs d’oiseaux et d’autres couleuvres. L’accouplement a lieu à la fin de l’hibernation. Les œufs sont pondus à la mi-juillet; leur coquille est lisse. Le nombre d’œufs est fonction de la taille de la femelle et oscille entre deux et huit en Colombie-Britannique. Les sites de nidification sont souvent partagés avec d’autres couleuvres de la même espèce ou d’espèces différentes. Un nombre à peu près égal de mâles et de femelles éclosent à l’automne. Les jeunes muent peu après être sortis de l’œuf, mais ne s’alimentent probablement pas avant le printemps. En Colombie-Britannique, l’hibernation semble avoir lieu de la fin septembre et de la mi-octobre à la fin mars et à la mi-avril. Les lieux d’hibernation peuvent se trouver à une distance considérable de l’habitat où les couleuvres passent l’été (en moyenne, 933 m dans une étude effectuée en C. B.); cette distance est en général parcourue en relativement peu de temps (d’habitude, quelques jours). Les mâles commencent à retourner à l’hibernaculum à la fin de juillet, tandis que les femelles le font en septembre. Lorsqu’elle est énervée, la couleuvre à nez mince émet un sifflement fort et peut aplatir sa tête et faire vibrer sa queue. Ce comportement amène parfois les gens à la confondre avec un serpent à sonnettes et à la tuer.

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Raison de la disparition du pays

La perte de la prairie indigène, par suite de l’urbanisation, dans la vallée du bas Fraser et les îles Gulf, ainsi que les stress consécutifs au fait d’exister à la limite de son aire de répartition, ont vraisemblablement tous deux contribué à la disparition de cette espèce au Canada.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Couleuvre à nez mince du Pacifique est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la couleuvre à nez mince du Pacifique (Pituophuis catenifer catenifer) au Canada [Proposition]
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

12 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de la couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer) au Canada (2014)

    La couleuvre à nez mince (Pituophis catenifer) est une grande couleuvre (jusqu'à 2 mètres de longueur totale) de couleur jaune ou crème, ornée de taches foncées sur le corps et, sur la face, d'une ligne sombre reliant l'oil et la mâchoire. Au Canada, on en distingue trois sous-espèces : la couleuvre à nez mince des Prairies (P. c. sayi), la couleuvre à nez mince du Grand Bassin (P. c. deserticola) et la couleuvre à nez mince du Pacifique (P. c. catenifer).

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Couleuvre à nez mince du Pacifique (2013)

    Cette couleuvre de grande taille, retrouvée dans l’extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique, n’a pas été observée à l’état sauvage au Canada depuis plus de 50 ans.
  • Énoncés de réaction - Couleuvre à nez mince du Pacifique (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 17 mars 2017