Profil d'espèce

Bocaccio

Nom scientifique : Sebastes paucispinis
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Bocaccio

Bocaccio Photo 1

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Description

Le bocaccio est l'une des 35 espèces connues de sébastes (Sebastes spp.) présentes dans les eaux de la Colombie-Britannique. La couleur des spécimens adultes varie entre l'orange olive et le marron. Les jeunes bocaccio d'une longueur inférieure à 25 centimètres sont de couleur bronze clair et leurs flancs sont marqués de petites taches brunes. Leur couleur s'assombrit et leurs taches disparaissent à mesure qu'ils grandissent. Leur longue mâchoire inférieure permet de les différencier des autres espèces de sébastes. Le bocaccio est l'une des plus grandes espèces de sébastes et peut mesurer près d'un mètre de longueur. Il est également couramment appelé sébaste bocace et vivaneau garance en français, et Rock Salmon, Salmon Rockfish, Pacific Red Snapper, Pacific Snapper, Oregon Red Snapper, Oregon Snapper et Longjaw en anglais. (Mise à jour 2017/08/29)

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Répartition et population

Le bocaccio est présent dans les eaux du nord-est de l'océan Pacifique, depuis le golfe d'Alaska jusqu'à l'État mexicain de Basse-Californie. Au Canada, le bocaccio se trouve principalement au large, bien que des spécimens aient été observés occasionnellement plus près des eaux côtières, notamment dans le détroit de Georgie, le détroit de Juan de Fuca et le détroit de la Reine-Charlotte. Au Canada, la population de bocaccio a connu une brusque chute au cours des 60 dernières années, et elle a diminué de 28 % durant la période de 10 ans qui s’est écoulée depuis la première évaluation du COSEPAC. La population actuelle est estimée à plus de 400 000 individus. (Mise à jour 2017/08/29)

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Habitat

Les larves de bocaccio et les jeunes de l'année (poissons d'âge zéro) vivent dans les couches océaniques supérieures pendant plusieurs mois. Ils s'installent ensuite dans des habitats de fond semi-côtiers où ils forment des bancs. Les juvéniles qui atteignent l'âge adulte (soit sept ans environ) rejoignent ensuite des eaux plus profondes au large. Les bocaccio adultes se trouvent généralement au-dessus de fonds rocheux, à des profondeurs allant de 60 à 340 mètres. Des études scientifiques récentes ont révélé qu'il était possible que les bocaccio adultes préfèrent également des habitats tels que les récifs coralliens et d'éponges. (Mise à jour 2017/08/29)

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Biologie

Les bocaccio ont une grande longévité : ils peuvent atteindre au moins 57 ans. La durée de génération moyenne est de 20 ans. À l'instar de tous les sébastes, le bocaccio est ovovivipare : ses œufs éclosent dans le corps de la femelle et les jeunes individus naissent vivants. La production d'œufs augmente en fonction de la taille des femelles, et une seule femelle peut produire de 20 000 à 2 300 000 œufs chaque année. En Colombie-Britannique, les larves sont généralement libérées en hiver. Les jeunes bocaccio grandissent rapidement et peuvent atteindre 24 centimètres de long avant la fin de leur première année de vie. Comme chez les autres sébastes, la réussite de la reproduction du bocaccio est variable d'une année à l'autre. Cette réussite dépend de la densité des adultes et de conditions environnementales idéales. Les larves de bocaccio mangent du plancton. À mesure que les juvéniles se développent, ils se tournent vers un régime alimentaire composé principalement de poisson. Les adultes consomment principalement du poisson, y compris d'autres sébastes. Les bocaccio de petite taille sont la proie du saumon quinnat (Oncorhynchus tshawytscha), des oiseaux de mer et du phoque commun (Phoca vitulina), tandis que les adultes sont généralement chassés par des poissons plus gros et des mammifères marins, tels que le phoque commun et l'éléphant de mer boréal (Mirounga angustirostris). (Mise à jour 2017/08/29)

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Menaces

Les pêches commerciales au poisson de fond sont la principale menace connue pour le bocaccio. À l'instar d'autres espèces de sébastes, le bocaccio a une vessie gazeuse qui ne s'adapte pas aux brusques variations de pression qui se produisent lorsque les engins de pêche les remontent à la surface. Les bocaccio capturés accidentellement lors de pêches meurent lorsqu'ils sont remontés à la surface depuis des profondeurs de plus de 25 à 30 mètres. D'autres recherches laissent entendre que le bocaccio est également potentiellement menacé par la destruction de l'habitat provoquée par l'utilisation prolongée des engins de pêche sur le plancher océanique. Le bocaccio est plus vulnérable à la surpêche en raison des caractéristiques de son cycle vital, notamment sa maturité tardive et son recrutement variable. Comme pour la plupart des autres sébastes, la survie de la progéniture est extrêmement variable d'une année à l'autre. Elle dépend de la densité des adultes et de conditions environnementales idéales. De telles caractéristiques du cycle vital réduisent la capacité de l'espèce à se rétablir en cas de déclin. (Mise à jour 2017/08/29)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Équipe de rétablissement

Programme des espèces en péril, Région du Pacifique - Bocaccio

  • DFO Pacific Region - MPO région du Pacifique - Président/Contact - Pêches et Océans Canada
     Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

En 2004, Pêches et Océans Canada et l’industrie de la pêche commerciale ont élaboré un programme de conservation pour le bocaccio. Ce programme exigeait que tous les bénéfices tirés de la capture de bocaccio soient consacrés à des activités destinées à soutenir le rétablissement de l'espèce. Dans le cadre de ce programme, des relevés au chalut ont également été effectués afin de renforcer les connaissances sur le bocaccio et d'autres poissons de fond du Pacifique. Le programme a également permis la mise en œuvre de mesures destinées à gérer les impacts des pêches, notamment l'établissement d'un total autorisé des captures et l'imposition de limites à la pêche du bocaccio grâce à la diminution du nombre de permis de chalutage du poisson de fond. Le rétablissement de l'espèce est également encouragé par la surveillance des pêches au poisson de fond, qui doit rendre compte des prises accessoires et en effectuer le suivi. L'atténuation des impacts de la pêche de fond au moyen d'outils de gestion est également susceptible de contribuer au rétablissement du bocaccio. Par exemple, les fermetures en vertu de la Loi sur les pêches pour protéger les zones benthiques vulnérables, les aires marines protégées et les aires de conservation du sébaste permettent la gestion de la pêche de fond afin de protéger le poisson de fond et l'habitat marin. Il n'est pas certain que ces zones et aires contribuent au rétablissement du bocaccio, mais elles assurent une certaine protection de l'espèce et de son habitat. (Mise à jour 2017/08/29)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

13 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bocaccio (Sebastes paucispinis) au Canada (2002)

    Le bocaccio compte parmi les nombreuses (plus de 35) espèces de sébastes retrouvées dans les eaux marines de la Colombie-Britannique. Il se distingue des autres sébastes (Sebastes sp.) par sa grosse mâchoire. La couleur va de l'orange olive à l'orange brûlé ou au brun sur le dos, pâlissant pour devenir rose à rouge sur le ventre. Ce sébaste porte le même nom commun en anglais, mais il est aussi connu sous le nom de rock salmon, salmon rockfish, Pacific red snapper, Pacific snapper et Oregon snapper. Dans le présent rapport, nous traitons tout le bocaccio de la côte de la Colombie-Britannique comme une seule population; on n'a effectué aucune recherche sur les unités évolutionnaires significatives à ce jour en Colombie-Britannique.
  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Bocaccio Sebastes paucispinis au Canada (2014)

    Le bocaccio compte parmi les nombreuses espèces de sébastes (au moins 39) qui vivent dans les eaux marines de la Colombie-Britannique. Il se distingue des autres sébastes (Sebastes spp.) par sa longue mâchoire supérieure. L’espèce se répartit en deux groupes démographiques : le premier sur la côte ouest de la Colombie-Britannique et le second sur la côte du centre et du sud de la Californie. Les études génétiques n’ont cependant pas permis de conclure à une différenciation des populations observées le long de la côte du Pacifique. Le présent rapport considère l’ensemble des bocaccios vivant sur la côte de la Colombie-Britannique comme appartenant à une seule et même population.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réponse – Bocaccio (2015)

    Cette espèce est un sébaste longévif dont l’âge maximal au Canada des femelles est de 52 ans et dont la durée de génération est de 20 ans. Le cycle vital de l’espèce la rend vulnérable à la surpêche. La présente évaluation a tiré profit de la disponibilité de plus d’information sur les populations portant sur l’ensemble de l’aire de répartition canadienne et sur une plus longue période du passé. La population a connu une baisse constante durant 60 ans et a diminué de 28 % durant la période de 10 ans s’étant écoulée depuis la première évaluation du COSEPAC. Selon les relevés menés depuis la dernière évaluation, les baisses récentes se sont produites dans les zones de biomasse maximale au large de la côte ouest de l’île de Vancouver et dans le détroit de la Reine-Charlotte. Même s’il y a eu réduction des prises accessoires, ces dernières demeurent la principale menace pour la population.
  • Énoncés de réaction - Bocaccio (2007)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2005) (2005)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2006)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Bocaccio : Consultations sur l'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sommaire et sondage en vue des consultations sur l'inscription du bocaccio sur la liste des espèces sauvages en péril comme espèce en voie de disparition - Veuillez transmettre vos commentaires d'ici le 8 décembre 2017.
  • La Loi sur les espèces en péril - Liste officielle des espèces aquatiques, Région du Pacifique - Cahier de consultation (2004)

    Nous désirons recueillir votre opinion pour aider le gouvernement fédéral à décider de manière fondée lesquelles des 10 espèces aquatiques suivantes devraient être ajoutées à l'Annexe 1 (la liste des espèces en péril) de la Loi sur les espèces en péril : le Rorqual bleu, la Baleine de Bryde, le Rorqual à bosse, l'Épinoche d'Enos, le Naseux moucheté, le Meunier de Salish, le Saumon rouge du lac Cultus, le Saumon Coho du bassin intérieur du Fraser, le Saumon rouge du lac Sakinaw et le Bocaccio. Vos commentaires concernant les conséquences de l'ajout de ces espèces sur la liste sont importants. Ce cahier de consultation a été préparé pour que vous puissiez communiquer à Pêches et Océans Canada vos commentaires et vos conseils concernant l'ajout des espèces mentionnées ci-dessus à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (L'Annexe 1 identifie les espèces qui sont protégées par cette loi).