Profil d'espèce

Andersonie charmante

Nom scientifique : Bryoandersonia illecebra
Taxonomie : Mousses
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2003
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Andersonie charmante

Andersonie charmante Photo 1

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Taxinomie

Bryoandersonia est un genre monotypique, c’est à dire qu’une seule espèce, B. illecebra, le compose.

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Description

L’andersonie charmante est une grande mousse attrayante aux feuilles profondément concaves (en forme de cuillère, d’où son nom anglais « spoon leaved moss »). Les feuilles, vaguement en forme de cœur, mesurent de 1,3 à 2,8 mm de long. À l’état humide, elles sont étalées; à l’état sec, elles se chevauchent, sont étroitement appliquées les unes contre les autres et leur pointe devient tordue. Les tiges forment des tapis brun jaune vert aux rameaux ascendants à pointe obtuse, ce qui confère aux individus matures l’aspect de queues de rat. La soie (tige qui porte la capsule dans laquelle sont les spores) est lisse et rouge, et mesure de 1,3 à 2,5 cm de long.

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Répartition et population

L’andersonie charmante ne se trouve que dans l’est de l’Amérique du Nord, où son aire de répartition correspond à peu près à celle de la forêt carolinienne (à feuilles caduques de l’est) de l’Amérique du Nord. Elle pousse le plus fréquemment dans le sud. Elle est présente depuis le sud de l’Ontario, vers l’est jusqu’à l’État de New York et au Connecticut, puis le long de la côte aux États de la Caroline dans le nord et vers l’ouest jusqu’au Texas, puis de nouveau vers l’est jusqu’au nord ouest de la Floride. Malgré des recherches relativement poussées, l’andersonie charmante n’a été observée que dans huit sites au Canada, tous situés à l’extrémité méridionale du sud de l’Ontario. En 2001 et en 2002, deux seulement de ces huit colonies ont été trouvées, dans les comtés d’Essex et d’Elgin. Un troisième site, auparavant inconnu, a été découvert dans le comté de Welland.

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Habitat

Bien que l’andersonie charmante puisse croître sur des roches ou à la base d’arbres, toutes les colonies connues du sud de l’Ontario poussaient dans un substrat terreux. Les sites historiques en Ontario où existait l’andersonie charmante comprenaient des cédrières marécageuses, des forêts à feuilles caduques, des plantations de pins et des broussailles d’aubépines et de genévriers, mais les colonies canadiennes existant toujours sont confinées à des sols se trouvant dans des zones plates et basses recouvertes d’eau une partie de l’année, ou près de celles ci. L’andersonie charmante préfère peut être ce genre de conditions humides lorsqu’elle pousse si au nord de son aire de répartition, mais il est possible aussi que les gens perturbent moins souvent les endroits marécageux.

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Biologie

La biologie de l’andersonie charmante est mal connue. Comme toutes les mousses, l’espèce a périodiquement besoin d’humidité. Elle est dioïque (les organes mâles et femelles se trouvent sur des plantes distinctes). Les spermatozoïdes ne pouvant pas se déplacer très loin, la plante mâle et la plante femelle doivent être à quelques centimètres l’une de l’autre pour que la fertilisation ait lieu. Aucun sporophyte n’a été observé dans les sites canadiens existants, et seules des plantes femelles ont été trouvées. L’andersonie charmante peut se répandre par voie végétative, mais seulement en rampant; en l’absence de reproduction sexuée, elle ne peut pas aller au delà de la surface sur laquelle elle croît. Cela représente un désavantage dans les sites perturbés, où la survie d’une espèce peut dépendre de sa capacité de s’étendre à de nouveaux sites. Les berges terreuses que privilégie l’andersonie charmante sont relativement continues, ce qui est peut être important pour la mousse dans le nord de son aire de répartition; cependant, sa capacité d’exploiter l’habitat disponible est limitée, particulièrement parce que l’empiètement de l’être humain fragmente de plus en plus ce qui reste de la forêt carolinienne.

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Menaces

Même si elle était vierge, la petite partie méridionale du Canada où s’élèvent les forêts caroliniennes n’offrirait qu’une étendue limitée d’habitat qui convient à l’andersonie charmante. Dans l’état actuel des choses, les petites zones éparpillées d’habitat se trouvent dans la région la plus lourdement touchée par le développement au Canada, et les pressions qui s’exercent pour que celui ci se poursuive sont intenses. La fragmentation et la destruction des forêts entraînent une diminution de l’habitat disponible et accroissent la vulnérabilité globale de cette espèce. La fragmentation de l’habitat réduit aussi les chances que des plantes mâles et femelles se trouvent à proximité les unes des autres et diminue donc la possibilité d’échanges génétiques. En outre, l’augmentation de la pollution associée à l’urbanisation nuit aux mousses, comme l’andersonie charmante.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Andersonie charmante est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Deux des trois populations au Canada d’andersonies charmantes sont dans le territoire domanial, où elles ont droit à une certaine protection. Le troisième site se trouve dans une propriété privée, qui fait partie d’une zone d’intérêt naturel et scientifique (ZINS) de l’Ontario, de sorte qu’il est protégé jusqu’à un certain point par des activités d’intendance et le zonage municipal.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l'andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des activités de recherche et de surveillance Des relevés sur le terrain ont été effectués en Ontario en 2002 pour mettre à jour le rapport de situation du COSEPAC. Les populations de trois sites ont été relocalisées. Tous les sites connus se trouvent maintenant dans des terres publiques. Conservation de la nature Canada a récemment fait l’acquisition du site du ruisseau Cedar, qui est depuis devenu une réserve naturelle provinciale. D’autres colonies ont été découvertes à deux des emplacements lorsque le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario les a dénombrés de nouveau en 2004. Résumé des activités de rétablissement À l’heure actuelle, aucune mesure de rétablissement précise n’a été mise en œuvre pour cette espèce. L’acquisition récente du site du ruisseau Cedar, devenu réserve naturelle provinciale gérée par Parcs Ontario, contribuera à assurer le maintien de l’habitat de l’andersonie charmante ou sa restauration conformément aux buts du programme de rétablissement. Adresse URLEspèces en péril de l’Ontario :http://www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=300 (site en anglais)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra) au Canada (2003)

    Le Bryoandersonia illecebra est une mousse qui se reconnaît à sa taille robuste et à ses rameaux luisants et julacés (lisses et cylindriques comme la queue d'un rat). Le genre Bryoandersonia est monotypique et appartient à la famille, grande et diversifiée, des Brachythéciacées (embranchement des Bryophytes, sous-embranchement des Mousses, ordre des Hypnales). Le mot illecebra signifie « attirante, séduisante ». La grande taille et le port caractéristique de la plante en font une mousse facile à repérer et à identifier sur le terrain.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Andersonie charmante (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l’andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra) au Canada (2006)

    L’andersonie charmante (Bryoandersonia illecebra) est une mousse robuste, en voie de disparition, qui occupe des habitats plus ou moins boisés périodiquement inondés et qui ne possède aucun mécanisme spécialisé de dispersion dans son aire de répartition canadienne. Jusqu’à présent, seuls des individus femelles ont été signalés au Canada. On connaît peu la biologie et l’écologie de l’andersonie charmante et les raisons de sa rareté.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Pointe-Pelée et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara s’applique aux terres et aux eaux situées à l’intérieur des limites des deux sites : le parc national du Canada de la Pointe-Pelée (PNPP) et les lieux historiques nationaux du Canada du Niagara (LHNN). Ce dernier terme est utilisé pour désigner collectivement deux endroits de la région du Niagara qui comprennent trois lieux historiques nationaux, soit le lieu historique national du Canada du Fort-George, le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George et le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler. Le présent plan satisfait aux exigences concernant les plans d’action fixées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP; article 47) pour les espèces qui requièrent un plan d’action et qui sont présentes de façon régulière dans ces sites. Les mesures décrites dans le plan vont également entraîner des avantages pour d’autres espèces régulièrement présentes dans le PNPP et les LHNN pour lesquelles il existe des préoccupations quant à leur conservation.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.