Profil d'espèce

Limace-sauteuse dromadaire

Nom scientifique : Hemphillia dromedarius
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Limace-sauteuse dromadaire

Limace-sauteuse dromadaire Photo 1

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Taxinomie

Les limaces sont un groupe d’animaux de la classe des mollusques qui partagent une même forme corporelle. Elles n’ont généralement pas de coquille externe, mais le cas échéant, l’animal ne peut s’y recroqueviller comme le font les escargots.

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Description

La limace-sauteuse dromadaire, longue d’une soixantaine de millimètres, a sur le dos un renflement prononcé. La couleur prédominante est le gris, marbré de taches plus foncées; le dessous du pied est souvent jaune vif ou orangé. Une partie de la coquille est visible par une fente présente dans le manteau. L’extrémité de la queue porte une corne distinctive.

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Répartition et population

La limace-sauteuse dromadaire est confinée à l’ouest de l’Amérique du Nord. Son aire de répartition s’étend de l’île de Vancouver jusqu’à la chaîne des Cascades et à la péninsule Olympic au sud, dans l’ouest de l’État de Washington aux États-Unis. En Colombie-Britannique, la présence de l’espèce n’est attestée que dans sept localités du sud et de l’ouest de l’île de Vancouver, mais il se pourrait fort bien qu’on la trouve ailleurs. Vu l’ampleur des recherches déjà effectuées par rapport au nombre de sites trouvés, il semble toutefois que sa répartition soit très éparse et qu’elle ne soit présente que dans une aire limitée. Nous ne disposons d’aucun renseignement sur la taille ou les tendances des populations, mais là où l’espèce est présente, les densités sont en général très faibles (un ou deux individus dans la plupart des sites).

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Habitat

La dépendance de la limace-sauteuse dromadaire à l’égard des forêts anciennes n’est pas établie, mais tous les sites connus se trouvent dans de telles forêts ou dans des forêts présentant des caractéristiques des peuplements mûrs. Ces sites sont situés soit sur la côte ouest humide de l’île de Vancouver, soit à des altitudes supérieures à 700 m dans la partie intérieure méridionale de l’île. Dans la plupart de ces endroits, on trouve une grande quantité de gros débris de troncs d’arbres, notamment des morceaux de gros diamètre qui joueraient un rôle important en servant de refuge et de lieux de ponte aux limaces.

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Biologie

L’écologie et le cycle biologique de la limace-sauteuse dromadaire sont très mal connus. Les individus de cette espèce sont hermaphrodites (ils ont à la fois les organes reproducteurs mâles et femelles) et pondent de 50 à 60 œufs dans du bois humide en décomposition. L’espèce vit plus d’un an. Ses prédateurs sont des invertébrés (comme les escargots carnivores, les limaces et les coléoptères) et des vertébrés (comme les rongeurs ou les oiseaux). Lorsque dérangée, la limace-sauteuse adopte un comportement particulier de défense contre les prédateur qui consiste à se contorsionner et à faire des bonds. La capacité de dispersion de l’espèce est sans doute faible, comme en témoigne sa répartition éparse.

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Menaces

Toutes les menaces connues qui pèsent sur la limace-sauteuse dromadaire sont associées à la perte, à la fragmentation et à la dégradation de l’habitat provoquées par l’exploitation forestière. Bien qu’elle puisse encore être présente dans certains habitats restants, sa capacité de coloniser des habitats isolés et inoccupés est limitée. La fragmentation de l’habitat facilite aussi l’accès des prédateurs qui ne vivent pas dans les forêts anciennes. Il se pourrait enfin que cette limace soit aussi menacée par la prédation ou la compétition d’espèces exotiques, mais d’autres recherches sont nécessaires pour évaluer ces menaces.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Limace-sauteuse dromadaire est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Les limaces-sauteuses dromadaires présentes dans la réserve de parc national Pacific Rim sont protégées par la Loi sur les parcs nationaux du Canada.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la limace-sauteuse dromadaire (Hemphillia dromedarius) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des invertébrés terrestres de la C.B.

  • Jennifer Heron - Président/Contact - Gouv. de la Colombie Britannique
    Tél. : 604-222-6759  Téléc. : 604-660-1849  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour L’équipe de rétablissement des invertébrés terrestres de la Colombie Britannique (C.-B.) a pour objectif de prévenir la disparition de la Limace sauteuse dromadaire, de l’hespérie rurale (population de l’Ouest), de l’escargot forestier de Townsend, de l’escargot du Puget, de la noctuelle de l’abronie, de la limace sauteuse glanduleuse et de la physe d’eau chaude pour rétablir éventuellement ces espèces et ainsi les retirer de la liste des espèces menacées ou en péril. La désignation des zones d’habitat faunique faite dans le cadre du Programme de gestion des espèces sauvages désignées du ministère de l’Environnement de la Colombie Britannique constitue un outil puissant pour la protection de l’habitat de ces invertébrés terrestres en péril vivant sur les terres publiques. Résumé des activités de recherche et de suivi Des relevés ont été effectués dans des conditions optimales en vue de localiser et d’inventorier la limace sauteuse dromadaire et la limace sauteuse glanduleuse dans les zones vitales de leur habitat. D’importantes caractéristiques de leur habitat (l’élévation, la classification des écosystèmes biogéoclimatiques, le type et l’âge de la forêt et le terrain) sont consignées au cours du relevé et les mesures recommandées pour assurer la sécurité de l’habitat sont prises en considération. En avril 2005, on a recueilli de l’information afin de mieux comprendre l’habitat de reproduction et de nidification de l’escargot forestier de Townsend. Dans les zones où l’on trouve les escargots et leur nid, de l’information de nature biologique et environnementale a été recueillie. Tout au long de l’année 2005, d’autres activités de suivi ont été documentées, dont celles concernant les habitats juvéniles, la migration et la dispersion saisonnières (à l’aide du système mondial de localisation (GPS) et des systèmes d’information géographiques) ainsi que l’interaction des prédateurs avec les escargots. Des étudiants participent aux travaux de recherche sur l’escargot forestier de Townsend depuis 2002. Ils ont évalué la population à l’aide d’études de marquage et de reprise et ont enquêté sur les préférences des escargots quant à la végétation. Actuellement, une étude sur l’habitat d’hibernation et la dynamique des populations à long terme est en cours. En 2000, la population de physes d’eau chaude a fait l’objet d’un relevé, et des questions de gestion potentielle et des recommandations ont été formulées. Résumé des activités de rétablissement Des programmes de sensibilisation et d’intendance font mieux connaître tous les invertébrés terrestres de la C.B. et leur habitat au public. Un programme d’éducation du public contribuera à mieux faire connaître ces espèces en péril. La Trinity Western University présente une histoire et une photo d’escargot dans son magazine des anciens élèves et des amis de l’université et dans son site Web. Liens Trinity Western University (en anglais) :http://www.twu.ca/news/view-specific.aspx?newsID=424 Évaluation et Rapport de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sur l’escargot forestier de Townsend :http://www.sararegistry.gc. ca/virtual_sara/files/cosewic/sr_oregan_forestsnail_f.pdf Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la limace sauteuse dromadaire :http://www.sararegistry.gc.ca/virt ual_sara/files/cosewic/sr_dromedary_jumping slug_f.pdf

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la limace-sauteuse dromadaire (Hemphillia dromedarius) au Canada (2014)

    Les limaces-sauteuses (genre Hemphillia) sont un petit groupe de limaces de la famille des Arionidés endémiques à l'Ouest de l'Amérique du Nord (Gastéropodes : Stylommatophores : Arionidés). Des sept espèces reconnues, trois sont présentes au Canada : la limace-sauteuse dromadaire (H. dromedarius), la limace-sauteuse glanduleuse (H. glandulosa) et la limace-sauteuse pâle (H. camelus). La limace-sauteuse dromadaire est une limace relativement grosse (environ 60 mm de longueur) et d'apparence particulière : la masse viscérale forme une saillie prononcée et une partie de la coquille, en forme de plaque et recouverte par le manteau, est visible par une fente présente dans ce dernier. La queue, comprimée latéralement et carénée, se termine par une protubérance en forme de corne (corne caudale). Sa couleur prédominante est le gris, avec des taches sombres; la sole du pied est souvent de couleur jaune vif ou orange.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Limace-sauteuse dromadaire (2015)

    Cette limace relativement grosse est membre d’un petit groupe de limaces qui, à l’échelle mondiale, ne se trouvent que dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, malgré de nombreuses recherches, l’espèce n’est retrouvée que dans moins de 20 sites dans le sud de l’île de Vancouver, où elle est restreinte aux forêts humides et plus vieilles (>80 ans). Les populations sont invariablement petites et sont fragmentées par des zones d’exploitation forestière et par la faible capacité de dispersion de l’espèce. Les menaces incluent une perte et une fragmentation accrues causées par l’exploitation forestière ainsi qu’une augmentation de la fréquence et de la gravité des périodes de sécheresse dues aux changements climatiques.
  • Énoncés de réaction - Limace-sauteuse dromadaire (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la limace-sauteuse dromadaire (Hemphillia dromedarius) au Canada (2017)

    La limace-sauteuse dromadaire (Hemphillia dromedarius) est une limace des forêts anciennes de conifères qui est endémique au sud de la Colombie-Britannique et à l'ouest de l'État de Washington, outre quelques mentions non confirmées pour le nord de l'Oregon. L'espèce atteint au sud-ouest de la Colombie-Britannique la limite nord de son aire de répartition. La portion canadienne de cette aire, d'une superficie d'environ 4 000 km2, est confinée au sud de l'île de Vancouver. La présence de la limace-sauteuse dromadaire n'est confirmée au Canada que depuis 1999. En date de 2008, l'espèce a été trouvée à 15 emplacementsNote de bas de page1 dans l'île de Vancouver, dont 8 se trouvent dans des zones protégées. On peut espérer la trouver un jour dans d'autres localités, mais il est peu probable que son aire de répartition s'élargisse de façon appréciable. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné la limace-sauteuse dromadaire à titre d'espèce menacée en 2003, en raison de la fragmentation des forêts de conifères qui lui servent d'habitat et des menaces, surtout attribuables à l'exploitation forestière, qui pèsent sur les parcelles d'habitat restantes.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national Pacific Rim (2016)

    Adossée aux monts insulaires de l'île de Vancouver et faisant face à l'océan Pacifique, la réserve de parc national Pacific Rim (RPN Pacific Rim) protège et présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte Ouest du Canada. La RPN Pacific Rim se compose de trois secteurs géographiques distincts, soit les secteurs de la plage Long, de l'archipel Broken Group et du sentier de la Côte-Ouest, chacun d'eux offrant une gamme unique d'expériences aux visiteurs. D'une superficie totale de 51 216 hectares, la réserve de parc abrite d'importantes zones de forêt humide tempérée mature, de systèmes de dunes côtières, de zones humides, de zones intertidales et d'habitats marins, ce qui lui permet de démontrer l'interdépendance qui existe entre la terre, la mer et les humains. Ces merveilles de la nature sont intimement liées à la culture des Premières nations Nuu-chah-nulth (passée et présente) et à celle des explorateurs et colons européens.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril
  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.