Profil d'espèce

Jonc de Kellogg

Nom scientifique : Juncus kelloggii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2003
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Jonc de Kellogg

Jonc de Kellogg Photo 1

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Description

Le jonc de Kellogg est une plante herbacée annuelle peu voyante qui, depuis une courte racine fibreuse, atteint de 0,4 à 4 cm de haut. Ses feuilles étroites, fines et raides comme des soi de sanglier, naissent à la base de la plante. Les fleurs brun rougeâtre, le plus souvent isolées ou en groupe de deux, apparaissent à l’extrémité d’une tige nue. Les graines en forme de tonnelets mesurent 0,4 mm de longueur.

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Répartition et population

Aux États-Unis, le jonc de Kellogg pousse de façon sporadique en Californie, en Oregon et dans l’État de Washington. La seule occurrence canadienne connue est une population isolée dans le sud-est de l’île de Vancouver (Colombie-Britannique). D’après des observations effectuées en 2001, la population totale à la seule station connue au Canada compterait moins de 600 individus, et occupe une superficie de moins de 25 m2. Cette population, restée relativement stable depuis sa découverte il y a 15 ans, subit des fluctuations annuelles extrêmes qui dépendent des précipitations saisonnières.

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Habitat

Le jonc de Kellogg a besoin de dépressions humides et de flaques temporaires dans des milieux humides à mouillés en hiver et au printemps, et secs en été. Les conditions favorables se rencontrent en général dans les baissières des champs et des prés se trouvant dans l’écosystème du chêne de Garry.

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Biologie

La capacité du jonc de Kellogg de survivre dans un habitat très mouillé au printemps et qui s’assèche ensuite complètement en été réduit peut-être la compétition d’autres espèces. Le jonc de Kellogg est en général autofertile, et chaque capsule renferme une cinquantaine de graines. D’après des expériences de germination effectuées sur une espèce étroitement apparentée, les graines ne germent pas toutes la même année, ce qui donne à penser que les graines du jonc de Kellogg peuvent survivre à des années défavorables. On sait aussi que ces graines peuvent résister à des périodes de sécheresse.

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Menaces

Toute activité qui modifie le niveau de l’eau du site peut menacer cette espèce. La seule population connue pousse dans une zone ouverte, dans un habitat du chêne de Garry, un écosystème rare à l’échelle nationale, qui se trouve dans un parc municipal très fréquenté par les randonneurs et les cyclistes; cette population est par conséquent menacée par le piétinement et le développement du parc. La municipalité n’a pas de plan de gestion pour le jonc de Kellogg dans le parc et a effectué sur le site et aux alentours des activités qui, si elles augmentaient, pourraient menacer la population.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Jonc de Kellogg est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement multi-espèces visant les plantes en péril des mares printanières et autres milieux humides saisonniers associés aux chênaies de Garry au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Jonc de Kellogg (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.