Profil d'espèce

Érythrophylle du Columbia

Nom scientifique : Bryoerythrophyllum columbianum
Taxonomie : Mousses
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2014
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Érythrophylle du Columbia

Description

L’érythrophylle du Columbia croît en petits bouquets ou en gazons denses; ses tiges se ramifient à la base et mesurent de 2 à 6 mm de haut. Les feuilles, d’environ 1 mm de long, sont raides et pointues, et portent une nervure médiane nettement apparente. Elles sont en général sèches et de couleur brun-rouge foncé, mais peuvent être vertes lorsqu’elles sont mouillées. Les organes mâles et femelles se trouvent sur des tiges séparées.

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Répartition et population

L’érythrophylle du Columbia pousse en Colombie-Britannique, au Canada. Aux États-Unis, elle pousse dans l’État de Washington, en Oregon et en Californie. Les populations canadiennes sont concentrées dans le sud de la vallée de l’Okanagan et près de Kamloops. Toutefois, sa présence a aussi été constatée près de Spences Bridge et à un endroit le long du fleuve Fraser, dans la région de Caribou. Il y a à l’heure actuelle 11 populations connues d’érythrophylles du Columbia en Colombie-Britannique. Les populations semblent stables à neuf endroits, tandis qu’à deux d’entre-eux, elles sont possiblement en déclin, mais les tendances à long terme ne sont pas connues.

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Habitat

L’érythrophylle du Columbia pousse dans des zones de terres herbeuses et de steppes arbustives semi-arides, caractérisées par des étés chauds et secs et par des hivers frais ou froids, modérément humides. En Colombie-Britannique, elle pousse dans la zone bioclimatique de la graminée cespiteuse, tant sur des sols de limon compact que sur du loam sableux. Bien que petit, le rôle que joue cette espèce, ainsi que d’autres espèces de lichens et de mousses, est important dans la formation de la couche de sol organique.

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Biologie

Les spores de l’érythrophylle du Columbia n’ont été signalées qu’une seule fois au Canada, peut-être parce que les organes reproducteurs mâles et femelles se trouvent sur des plantes séparées et que la probabilité de fertilisation est faible. Le milieu sec joue peut-être aussi un rôle dans la fréquence de la production de spores. Cette mousse se propage vraisemblablement surtout par la fragmentation de l’extrémité de ses feuilles.

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Menaces

Les menaces les plus importantes qui pèsent sur l’érythrophylle du Columbia sont la transformation de l’habitat des steppes arbustives en vignobles et la perturbation de l’habitat par des animaux domestiques. Dans une moindre mesure, l’expansion urbaine, la construction de routes et l’érosion constituent d’autres facteurs.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

11 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’érythrophylle du Columbia (Bryoerythrophyllum columbianum) au Canada (2004)

    Le Bryoerythrophyllum columbianum, ou érythrophylle du Columbia, est une des quatre espèces que compte le genre Bryoerythrophyllum en Amérique du Nord. C'est une petite mousse, souvent de couleur brun-rouge, qui pousse en petites touffes ou en gazons denses. L'espèce peut former des colonies pures ou être mélangée à d'autres mousses et à des lichens. Elle se distingue principalement par ses feuilles ovées-lancéolées à pointe aiguë et à nervure large et plutôt ornementée. L'espèce est dioïque : les organes mâles et femelles sont produits par des tiges différentes.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - l'érythrophylle du Columbia (2004)

    Espèce désignée « préoccupante » en mai 2004. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.
  • Sommaire du statut de l'espèce du COSEPAC sur l'érythrophylle du Columbia (Bryoerythrophyllum columbianum) au Canada (2015)

    Cette petite mousse vivace est endémique à l'ouest de l'Amérique du nord. Au Canada, elle a une répartition limitée dans les steppes arbustives des régions semi-arides de l'intérieur sud de la Colombie-Britannique. Les relevés ont confirmé sa présence dans 22 sites. L'espèce n'est jamais abondante dans les endroits où elle se trouve et de récents relevés ont relevé peu de nouvelles localités. La répartition de l'espèce est éparse et sa densité est faible. On croit qu'au moins une population serait disparue en raison du développement de vignobles. Les menaces incluent l'agriculture, l'empiètement par la forêt par suite de la suppression des incendies, les répercussions du broutage des animaux, le développement urbain, l'amélioration des routes, et les incidences des activités récréatives.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Érythrophylle du Columbia (2004)

    Il s'agit d'une petite espèce vivace endémique de l'ouest de l'Amérique du Nord et dont la répartition au Canada est restreinte dans les steppes arbustives des régions semi-arides de la Colombie-Britannique, où de récentes études ont confirmé sa présence à 11 sites. L'espèce n'est jamais abondante dans les sites où elle se trouve, et des recensements exhaustifs ont relevé très peu de nouveaux emplacements. On croit que la culture (vignobles) ou des phénomènes stochastiques ont causé la disparition d'au moins une population. L'espèce est menacée par, entre autres, l'agriculture (surtout les vignobles), les répercussions du broutage des animaux, le développement urbain, l'amélioration des routes et les incidences des loisirs humains. Selon les occurrences connues, l'espèce semble avoir une distribution très limitée. Cependant, la répartition de l'espèce est éparse, et sa densité est faible dans de grands habitats qui n'ont pas tous fait l'objet d'un recensement.
  • Énoncé de réaction - Érythrophylle du Columbia (2015)

    Cette petite mousse vivace est endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, elle a une répartition limitée dans les steppes arbustives des régions semi-arides de l’intérieur sud de la Colombie-Britannique. Les relevés ont confirmé sa présence dans 22 sites. L’espèce n’est jamais abondante dans les endroits où elle se trouve et de récents relevés ont relevé peu de nouvelles localités. La répartition de l’espèce est éparse et sa densité est faible. On croit qu’au moins une population serait disparue en raison du développement de vignobles. Les menaces incluent l’agriculture, l’empiètement par la forêt par suite de la suppression des incendies, les répercussions du broutage des animaux, le développement urbain, l’amélioration des routes, et les incidences des activités récréatives.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l’érythrophylle du Columbia (Bryoerythrophyllum columbianum) au Canada (2012)

    Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné l’érythrophylle du Columbia (Bryoerythrophyllum columbianum) comme espèce préoccupante en mai 2004. L’espèce a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale en 2005. À l’échelle de la Colombie–Britannique, le Centre des données de conservation a attribué la cote S2S3 (en péril à vulnérable) à l’érythrophylle du Columbia. À l’échelle mondiale, NatureServe lui a attribué la cote G3G4 (vulnérable à apparemment non en péril). Dans le cadre du Conservation Framework, on a attribué à l’érythrophylle du Columbia une priorité 3 aux fins du but no 1 (contribuer aux efforts mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes) et une priorité 2 aux fins du but no 3 (maintenir la diversité des espèces et écosystèmes indigènes).

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
  • Rapport annuel du COSEPAC - 2014-2015 (2015)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la présente année de déclaration (d’octobre 2014 à septembre 2015), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première, du 23 au 28 novembre 2014, et la deuxième, du 27 avril au 1er mai 2015. Pendant cette période, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 1 En voie de disparition : 21 Menacées : 11 Préoccupantes : 21 Données insuffisantes : 1 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 24 de ces espèces a confirmé la même situation de risque que l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.